Le biathlonien Marc-André Bédard ne sera pas de la prochaine Coupe du monde

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Après avoir participé à une étape de la Coupe du Monde, en fin de semaine en Allemagne, Marc-André Bédard devra maintenant se contenter de jouer les hommes à tout faire auprès des autres membres de l'équipe canadienne.

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(Québec) Marc-André Bédard est coincé en Allemagne. Pris. Le biathlonien de Valcartier ne peut pas concourir à la Coupe du monde de Ruhpolding, qui commencera jeudi. Il ne peut pas non plus se rendre à Ostrov, en Russie, pour la cinquième tranche du circuit européen. Il ne peut même pas rentrer à la maison!

Bédard a fini 37e sur 59 à la poursuite de 12,5 km, dimanche, en Allemagne, à l'étape de Coupe du monde d'Oberhof. Ce qui en faisait seulement le troisième Canadien à inscrire des points (top 40) en Coupe du monde cette saison, après Jean-Philippe Le Guellec et Scott Perras.

Samedi, au sprint de 10 km, il avait terminé 57e sur 98.

Mais contrairement à ce qu'il avait compris avant son départ pour l'Europe, ces résultats ne suffisent pas à la fédération canadienne pour l'inscrire à Ruhpolding. Déjà que Bédard a dû tordre le bras aux dirigeants de Biathlon Canada pour se rendre à Oberhof, à ses frais, en l'absence d'autres concurrents canadiens.

Avec seulement trois places au départ des Coupes du monde cet hiver, la fédé aurait dû tasser un membre en règle de l'équipe canadienne pour faire une place pour Bédard à Ruhpolding. «On m'a clairement laissé entendre qu'avec de gros résultats, j'aurais normalement ma place sur le tour [de la Coupe du monde].

«Mais les choses étant toutes politiques et compliquées, personne ne voulait se salir les mains, j'imagine, en me rapportant devant un autre», a-t-il expliqué, lundi, dans un échange de textes par Skype.

Soit. Déçu, mais réaliste, Bédard était prêt à retourner sur la Coupe IBU, circuit européen qu'il parcourt depuis plusieurs années, à travers une vingtaine de départs en Coupe du monde en carrière.

«Mon voyage était organisé pour que je me rende en Russie. Je suis allé à Montréal dans le temps des Fêtes pour faire préparer mon visa en accéléré, ce qui a été très compliqué ! Mais j'ai appris que ç'a été mal réservé et que je ne pouvais plus y aller parce que le délai est trop court...», a poursuivi l'athlète de 26 ans.

Homme à tout faire

Ce n'est pas tout. «Et il n'y a pas de vol qui retourne au Canada en classe économique avant le 12», soit samedi. «Je vais donc agir comme homme à tout faire ici», à Ruhpolding, avec les autres membres de l'équipe canadienne, «et tenter de me faire aider un peu pour payer une partie de mes dépenses».

«S'entraîner quand tu n'es pas coureur officiel, c'est compliqué. Alors, le meilleur moyen, c'est de tester des skis ! Je peux faire sept, huit heures de ski par jour, comme ça. Mais je n'en ferai pas autant. Je ne suis pas ici pour les remplacer, mais pour les aider.»

Il a payé son voyage Québec-Oberhof et ce détour par nulle part lui coûte encore de l'argent. En plus des bourses qu'il ne peut pas gagner en Coupe IBU. Il devrait rentrer au bercail lundi prochain.

Sa prochaine compétition aura lieu à Québec, une étape du circuit nord-américain, dans deux semaines. Ensuite, le Nouveau-Brunswick, l'Italie (Coupe IBU) et peut-être une participation aux Championnats du monde, en République tchèque, en février.

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