Jean-Philippe Le Guellec de retour à Québec

Jean-Philippe Le Guellec était tout sourire, lundi, lors... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Jean-Philippe Le Guellec était tout sourire, lundi, lors de son arrivée à l'aéroport international Jean-Lesage.

Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Jean-Philippe Le Guellec a peut-être remporté sa première Coupe du monde de biathlon en carrière, mais il n'est pas encore prêt à crier victoire. «Le but est toujours de skier vite et d'être parfait au tir», admettait celui qui a eu droit à un comité d'accueil, lundi soir, à l'aéroport international Jean-Lesage, pour son retour à la maison.

Aucun athlète canadien masculin n'avait réussi à grimper sur un podium de cette discipline avant qu'il n'y parvienne, le 1er décembre, à Östersund, en Suède. Une semaine plus tard, il s'offrait une 10e place à Hochfilzen, en Autriche, pour faire la démonstration que son exploit n'était pas le fruit du hasard.

«Je la savoure pas mal plus maintenant. La première était inattendue et je restais concentré sur les trois autres [étapes] qui s'en venaient. Là, je vais pouvoir en profiter un peu, mais je la fêterai vraiment solidement à la fin de l'année», précisait-il en riant, entouré des jeunes du club La Poursuite de Lévis fondé par sa mère, Lise Dubé-Le Guellec.

Ses parents, son frère, son neveu de six mois et ses beaux-parents l'attendaient aussi à sa descente d'avion. En fin de semaine, il rejoindra sa femme à Bagotville, où elle est retenue par son travail.

Examens scolaires

Pour lui, le temps des Fêtes ne sera pas uniquement une occasion de réjouissance, car en plus du réveillon et du souper de Noël, il doit se farcir deux examens scolaires à Québec et à Montréal, cette semaine. Tout cela sans négliger l'entraînement, comme il souhaite ajuster son tir en position debout.

«Je fais un petit aller-retour pour me ressourcer et je repars le 2 [janvier]», a expliqué celui qui sera au départ du sprint de 10 km de la Coupe du monde d'Oberhof (Allemagne), trois jours plus tard.

Encore aujourd'hui, il ne s'emporte pas émotivement à l'idée d'avoir occupé la première marche de la tribune d'honneur. «La sensation avait été plus intense la première fois que j'avais gagné, en France [Championnat mondial junior en 2004]. Là, l'intensité a été diminuée par ce qui me restait à faire. Pendant les deux semaines suivantes, cela a grugé mon énergie et je m'en suis ressenti à la dernière Coupe du monde», a indiqué celui qui apprécie peut-être plus le fait que sa victoire ait un impact sur le biathlon canadien, soulignant au passage les récentes performances de l'équipe.

Il en va de même pour son entraîneur, Jean Paquet, qui a partagé le moment en sa compagnie, comme il l'avait fait à l'époque des médailles de Myriam Bédard dans les années 90.

«Ça fait 25 ans [comme athlète et entraîneur] que je suis dans le métier et six que je travaille avec Jean-Philippe, et j'avais vraiment hâte qu'il puisse avoir un podium. Il a fait la course parfaite, celle qu'on souhaite qui arrive aux Jeux en 2014», notait le coach qui retournera en Europe pour la Coupe du monde de Ruhpolding, qui suivra celle d'Oberhof.

Paquet se doutait bien que ce moment viendrait, puisque l'an passé, Jean-Philippe avait raté deux podiums de peu en raison d'un tir imprécis. La glace est brisée et il n'y a pas une roche qu'ils ne retourneront sur le sentier de l'entraînement pour trouver le moyen de répéter le coup.

Le biathlon étant une grande famille, l'entraîneur a apprécié la réaction de ses amis du circuit. «On a eu une grande reconnaissance, ça fait vraiment chaud au coeur.»

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