Jean-Philippe LeGuellec optimiste pour sa saison de biathlon

Remis des effets de la mononucléose, Jean Philippe... (Photothèque Le Soleil)

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Remis des effets de la mononucléose, Jean Philippe LeGuellec a pu se préparer adéquatement en vue de la saison de la Coupe du monde, qui s'amorce demain.

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(Québec) Jean-Philippe LeGuellec se dit maintenant sorti du bois. Les effets de la mononucléose dont il a souffert pendant la saison 2010-2011 sont disparus, ce qui lui a permis de se préparer adéquatement pour son avant-dernier tour de piste. «Ça fait du bien de pouvoir vraiment, et enfin, tourner la page.»

L'adepte du biathlon de Val-Bélair prendra le départ d'une première épreuve individuelle en Coupe du monde, demain à Ostersund, après s'être imprégné de l'hiver suédois, dimanche, à l'occasion d'un relais mixte en prologue.

Mais contrairement à la même période, l'an passé, aucun doute n'est présent dans son esprit. Au sommet de sa forme, l'athlète de 27 ans est même curieux de voir comment la prochaine saison va se dérouler.

«La différence majeure ressentie a été ma capacité de prendre une plus grande charge de travail. J'ai été en mesure de compléter près de 100 % de l'ensemble de l'entraînement de toute l'année dernière, ce qui est énorme. La charge représente pas mal l'équivalent du travail accompli pendant l'année des Jeux olympiques, en 2010. Il est donc possible d'assumer que je suis définitivement de retour, reste à voir à quel niveau», précise l'articulé sportif.

En 2011-2012, il ne s'attendait pas à s'imposer dans les sentiers et les  champs de tir européens. Malgré les pépins reliés à sa maladie, il a tout de même terminé huitième à la poursuite d'Hochfilzen (Autriche) et au sprint de Khanty-Mansiysk (Russie). La cible à atteindre, l'hiver dernier, était celle de la santé.

«La physiologiste avec qui nous travaillons à l'Université de Calgary nous avait averti avant le début de la dernière saison que des effets [de la mononucléose] pourraient se faire sentir dans le système jusqu'à 18 mois après le virus. L'objectif était donc de retrouver une certaine constance, ce qui a légèrement été atteint et amélioré vers la fin de l'hiver. Oui, j'étais somme toute satisfait [de mes résultats], mais visiblement, je n'étais pas tout à fait sorti du bois», avouait-il dans une entrevue accordée à partir de la Suède.

Des correctifs à apporter

Pour devenir plus rapide et plus précis, LeGuellec a apporté des correctifs aux deux volets de sa profession, le ski et le tir. Au cours de l'été, l'équipe canadienne a eu droit à l'enseignement d'un spécialiste suédois, ex-sprinteur de la sélection nationale de ski de fond de son pays. Une nouvelle technique plus en puissance devrait lui permettre de monter le rythme. Au tir, il a effectué un retour aux sources.

«J'ai expérimenté beaucoup avec le poids et ma carabine, ces deux dernières années, et ce, plus à mes dépens qu'à mes gains. J'ai changé ma crosse de fabrication norvégienne pour une slovaque pour l'ajuster selon les mesures et sensations que j'utilisais avant et pendant les Jeux de Vancouver. Déjà, les résultats se sont manifestés à l'entraînement», expliquait celui qui avait épaté la galerie avec une sixième place au sprint olympique de 2010.

Le protégé de Jean Paquet est optimiste pour la saison qui se met en branle cette semaine. «Mes buts sont de skier et tirer comme je le faisais pendant l'année des Jeux, mais aussi de garder la tête sur les épaules pendant l'effort, rechercher une bonne constance dans la performance, ne pas m'ajouter de pression inutile et m'amuser avec mon retour en forme. Si je parviens à faire tout cela, je n'ai pas de doute que les résultats vont suivre.»

D'autres athlètes de Québec tenteront de le rejoindre en Coupe du monde selon les résultats que Marc-André Bédard, Yolaine Oddou et Audrey Vaillancourt obtiendront en Coupe IBU.

Une promesse à tenir

«Ma femme sera heureuse de lire ça», rigolait Jean-Philippe LeGuellec en confirmant à nouveau que la retraite suivrait sa troisième participation aux Jeux olympiques, à Sotchi, en 2014. «Je ne compte pas faire un retour après», promet celui qui aimerait bien garder un pied dans le biathlon une fois son dossard remisé au placard.

Mais d'ici là, plusieurs étapes de la Coupe du monde figurent à son agenda, sans oublier les Championnats du monde de Nove Mesto, en République tchèque, en février. «Selon le déroulement des trois premières étapes [de la Coupe du monde], je pourrais faire l'impasse sur la quatrième tout juste après les Fêtes. La dernière est conditionnelle à mes performances au cours de la saison, alors si je suis du départ à Khanty-Mansiysk, c'est qu'il y a de bonnes chances que j'ai atteint mes objectifs.»

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