Alex Harvey: un tour du chapeau en tête

Alex Harvey amorce sa saison aujourd'hui avec une... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Alex Harvey amorce sa saison aujourd'hui avec une course de 15 km à Gallivare, en Suède. Il sera à Québec les 7 et 8 décembre à l'occasion d'une étape de la Coupe du monde.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Pour les trois prochains hivers, le classement cumulatif de la Coupe du monde ne sera pas la priorité d'Alex Harvey. Des rendez-vous plus symboliques, comme les Mondiaux (2013 et 2015) et les Jeux olympiques (2014), logeront dans la liste des rendez-vous à ne pas manquer du fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges, l'un des piliers du carré d'as canadien de la discipline.

La saison 2012-2013 se met en branle ce matin à Gallivare, en Suède, avec une course de 15 km en style libre qui sera suivie, le lendemain, d'une épreuve à relais. Avant de culminer avec les Championnats du monde dans la station italienne de Val di Fiemme, son agenda comprendra aussi des arrêts très importants pour lui à Québec (7 et 8 décembre) et à Canmore.

Il ne faut cependant pas croire que son désir de vaincre sera amoindri malgré le fait que toute la préparation sera faite en fonction des Mondiaux.

«Ça va affecter un peu mes résultats en Coupe du monde, mais je vais toujours approcher chaque compétition avec l'intention de performer au maximum avec les armes que j'ai à ce moment, mais je donne quand même tout, quitte à me battre pour une 29e place. Bien sûr, avec les années, je pense être capable de bien performer, même quand je ne suis pas à 100 % physiquement», expliquait Harvey en prévision du début de la saison.

Selon le plan de match établi avec son entraîneur, Louis Bouchard, il entend conserver une bonne charge d'entraînement jusqu'à deux semaines avant les Mondiaux, prévus du 20 février au 3 mars. «Ça va faire en sorte que j'aurai toujours une petite fatigue résiduelle jusque-là, mais ça va donner une belle surcompensation pour peaker aux Mondiaux. Le cumulatif n'est pas vraiment une priorité pour moi cette année, pour les trois prochaines saisons, en fait», indiquait-il.

Champion du monde au sprint par équipe en 2011 avec Devon Kershaw, Harvey n'hésite pas à dévoiler ses ambitions aux prochains Mondiaux. Une médaille individuelle, une défense du titre au sprint par équipe et un podium au relais, voilà le tour du chapeau qui le comblerait pour la présente saison.

Prétendants au podium

Harvey et Kershaw font partie de l'élite de la discipline dominée par le Norvégien Petter Northug fils et le Suisse Dario Cologna, deux phénomènes à ses yeux. On pourrait aussi glisser le nom du Suédois Marcus Hellner dans ce groupe sélect, lui qui fut double médaillé d'or olympique à Vancouver en 2010.

Selon Harvey, Northug voudra remporter le Tour, ce qu'il n'a jamais fait, et Cologna visera une toute première médaille aux Mondiaux, seule conquête lui ayant échappé à ce jour. «Il y a toujours Northug et Cologna qui partent favoris à chaque course et les yeux sont surtout fixés sur eux. Je sais que les autres compétiteurs nous considèrent, Devon et moi, comme des prétendants au podium dans à peu près chaque épreuve, mais dans l'ensemble, nous sommes une quinzaine à pouvoir gagner à tous les jours.»

Le Québécois a grimpé quatre fois sur le podium la saison dernière, effectuant sa première présence en solitaire sur la plus haute marche de la tribune d'honneur au sprint de 3,3 km de Falun lors des finales de la Coupe du monde. Un rappel de la première victoire de son père, Pierre Harvey, 25 ans plus tôt au même endroit.

L'Alpe Cermis de côté

Dernière épreuve du Tour de ski, l'Alpe Cermis devient peu à peu l'épreuve mythique de cette compétition par étapes servant à populariser le ski de fond. On y couronne le meilleur fondeur dans une piste... de ski alpin. Un spectacle pour les amateurs entassés dans la montagne italienne, mais un véritable calvaire pour les athlètes. À ce jour, Alex Harvey ne croit pas y prendre le départ, le 6 janvier. «Présentement, je ne fais pas la dernière montée. Un problème d'irrigation sanguine me restreint dans cette épreuve, où il n'y a pas de phase de glisse. Tu ne fais que soulever une jambe après l'autre», explique Harvey, 40e à cette étape, en 2012 (12e au cumulatif du dernier Tour de ski), qui ne veut pas nuire à la poursuite de son entraînement à la conclusion du Tour.

Une équipe tissée serré

Ils partagent tout: l'entraînement, la compétition, l'avion, l'hôtel et la route. Alex Harvey et Devon Kershaw possèdent un solide lien d'amitié et parviennent toujours à pousser l'autre au-delà de ses limites.

«Selon moi, Devon est le meilleur skieur au monde lorsque le 1er mai arrive. Je ne sais pas comment il fait, mais il se pointe à l'entraînement après le mois de repos d'avril et il fonctionne comme un avion. Ivan [Babikov] et moi, on le suit», confie Harvey sur les secrets de la préparation en équipe.

Quand l'automne change les couleurs des feuilles, le populaire fondeur québécois parvient à donner un peu de misère à son coéquipier. Mais au bout du compte, rien ne brise l'esprit de camaraderie qui règne dans l'équipe canadienne, complétée par Lenny Valjas, un grand Ontarien développé au Centre national d'entraînement Pierre-Harvey.

«Nous avons tous les quatre un bon sens de l'humour et on ne prend pas les choses de façon trop personnelle. Comme Devon, Lenny et Ivan sont des gars vraiment tripants eux aussi, et avec qui je peux partager pas mal tout. Ça facilite donc le temps passé sur la route.»

Un séjour à la maison

Contrairement à l'an passé, Harvey ne séjournera pas pendant cinq mois en Europe sans revenir à la maison. L'obtention par le Canada de deux étapes de la Coupe du monde, à Québec et à Canmore, l'obligera à interrompre sa vie à l'européenne.

«L'expérience avait été bonne, l'an passé, j'avais beaucoup appris sur moi et à quel point les petits détails du quotidien font une grosse différence, en fin de compte. Il est important de faire les petites choses qui nous rendent heureux au jour le jour pour avoir encore du plaisir à se promener d'un hôtel à l'autre jusqu'en mars.»

Après son retour au pays, en décembre, il s'envolera à nouveau pour le Vieux Continent, qu'il foulera jusqu'à la fin de la saison. Il ne s'y sentira pas fin seul, cependant, puisque sa copine le visitera deux fois, tout comme son père, qui assistera aux Mondiaux avec quelques amis. Sa mère, la Dre Mireille Belzile, sera aussi de la partie, puisqu'elle devrait occuper la fonction de médecin de l'équipe canadienne pour la durée des Championnats du monde.

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