Celle qui ne monte à cheval que depuis deux ans prend part à la Chasse poney. «C'est ma tante Nicole qui m'a initiée et Isabelle est devenue mon entraîneuse», a timidement expliqué Charlie-Anne. Isabelle Lapierre se trouve actuellement aux États-Unis pour un prestigieux concours où la bourse finale est d'un million de dollars.
Le concours de Lévis est le dernier rassemblement d'envergure de la saison. Pour certains, c'est la chance de mettre la main sur l'un des rares laissez-passer pour le Royal Winter Fair de Toronto, la plus haute compétition canadienne. Plus ou moins 200 cavaliers de partout au Québec tenteront de clôturer leur saison avec le sourire.
Pour Loreleï Meunier, «c'est tout ce qui compte. Je tâche toujours de garder en tête le plaisir que j'ai d'être à cheval. C'est un cadeau de pouvoir faire ce sport». Déménagée de la France au Québec il y a quelques années, la cavalière de 22 ans affirme qu'il ne faut pas se fier aux apparences. «Il est facile de rester humble dans ce monde parce que les chevaux nous ramènent vite à la réalité. On a des hauts et des bas, tout comme le cheval que l'on monte.»
Meunier perçoit une vive différence dans la perception de son sport des deux côtés de l'Atlantique. «En France, l'équitation est ancrée dans les moeurs. Lorsque je parle de ça ici, les gens ne comprennent pas trop bien ce que je fais de mes journées», a précisé celle qui a pris soin d'amener sa jument, Intrépide II, dans ses valises lors de son déménagement. Les spectateurs les verront à l'oeuvre dans l'épreuve du parcours aux obstacles juchés à 1,20 m.
Sport féminin
Selon Laure Chazerand, coordonnatrice des communications à la Fédération équestre du Québec, «l'équitation est un sport féminin, 78 % de nos membres à la Fédération sont des femmes. En fait, nous sommes le seul sport où les femmes et les hommes s'affrontent dans les mêmes épreuves.»
«Si par le passé on montait à cheval de génération en génération, ce n'est plus nécessairement le cas aujourd'hui. Les camps de jour et les différents camps d'entraînement sont d'excellents leviers qui permettent à tous de tomber en amour avec le sport», a-t-elle ajouté.
Stéphanie Dubeau, de Sillery, 25 ans, en représente l'exemple parfait. «Mes parents ne montaient pas. Je suis venue essayer une journée quand je n'avais que huit ans et j'ai eu le coup de foudre.»