D'autres preuves de dopage contre la Russie

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En conférence de presse, l'enquêteur de l'AMA a ajouté que plus d'un millier d'athlètes russes étaient associés au dopage, soit par conspiration ou par manipulation d'échantillons.

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Associated Press
Londres

L'Agence mondiale antidopage (AMA) signale l'existence de preuves démontrant qu'il y a eu tricherie dans 12 dossiers de médaillés de la Russie aux Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, en 2014.

Dans le deuxième volet de son rapport sur le dopage en Russie dévoilé vendredi à Londres, le juriste canadien Richard McLaren précise que quatre de ces athlètes russes ont gagné une médaille d'or.

En conférence de presse, l'enquêteur de l'AMA a ajouté que plus d'un millier d'athlètes russes étaient associés au dopage, soit par conspiration ou par manipulation d'échantillons.

En juillet dernier, quelques jours avant l'ouverture des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, le premier rapport de l'enquêteur McLaren révélait une récurrence et du systématisme des tricheries russes.

L'AMA avait alors proposé l'exclusion de la Russie des Jeux de Rio, ce qu'avait refusé le Comité international olympique (CIO) qui avait préféré que les différentes fédérations sportives décident de la participation des athlètes russes.

Du sel et du Nescafé pour fausser les résultats

LONDRES - Le rapport McLaren, sur le système de dopage institutionnalisé en Russie, met en lumière une méthode artisanale, à base de sel et de Nescafé pour fausser les résultats des contrôles effectués en amont des JO de Londres en 2012.

Cette manipulation originale concerne les échantillons prélevés avant les JO-2012 et ensuite conservés, en vue d'une éventuelle réanalyse, par le laboratoire de Moscou, alors dirigé par le Dr. Rodtchenkov.

Le 27 septembre 2012, après la tenue des JO, M. Rodtchenkov reçoit l'ordre de l'AMA d'envoyer un certain nombre d'échantillons vers le Laboratoire de Lausanne (Suisse).

«Cela inquiétait M. Rodtchenkov car il savait qu'ils étaient sales et qu'ils se révèleraient positifs» alors que le laboratoire avait spécifié qu'ils étaient négatifs dans le système informatique ADAMS de l'Agence mondiale antidopage.

«Le Dr Rodtchenkov savait que 10 de ces échantillons étaient sales, mais quand le laboratoire (de Moscou) a voulu les remplacer (par des urines propres) ils se sont aperçus qu'ils ne disposaient d'urine propre que pour 8 de ces athlètes».

«Le Dr Rodchenkov a remplacé les urines sales de huit athlètes. Puis il a modifié les échantillons en les diluant avec de l'eau, en ajoutant du sel, du dépôt ou des granules de Nescafé si nécessaire pour retrouver la concentration et l'apparence de l'échantillon B», prélevé au moment du contrôle.

Ancien directeur du laboratoire de Moscou, le Dr Grigori Rodtchenkov a révélé en mai au New York Times l'implication des services secrets russes dans la triche organisée aux JO de Sotchi, déclenchant l'enquête menée par Richard McLaren. Agence France-Presse

La Russie dément

«Le ministère des Sports de Russie dément tout programme de soutien du gouvernement pour le dopage et continuera à lutter contre le dopage en appliquant une tolérance zéro», a annoncé le ministère des Sports dans un communiqué.

Le communiqué précise toutefois que la Russie «étudiera soigneusement» les conclusions du rapport McLaren afin d'avoir une «position constructive».

«Les autorités russes compétentes mènent une enquête sur toutes les situations décrites dans la première partie du rapport McLaren» et feront de même quant à la seconde partie du rapport, poursuit le ministère des Sports, se disant prêt à collaborer avec les organisations internationales pour améliorer le programme antidopage russe.

Cité par les agences de presse russes, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part affirmé qu'il ne fallait pas «réagir dans l'émotion» à la publication du rapport.

Selon le rapport final de Richard McLaren, dévoilé vendredi à Londres, «de fortes preuves d'un dopage institutionnalisé entre 2011 et 2015» concernant plus de 1000 sportifs russes dans plus de 30 sports, ont été découvertes.

«Une conspiration institutionnelle a été mise en place pour les sports d'hiver et d'été avec la participation du ministère des Sports et de ses services comme l'agence russe antidopage [Rusada] [...], le laboratoire antidopage de Moscou, aux côtés du FSB [services secrets], afin de manipuler les contrôles antidopage», a expliqué Richard McLaren en conférence de presse.

Le premier volet du rapport, divulgué en juillet, avait mis au jour une tricherie spécifique pour les JO-2014 d'hiver, organisés à Sotchi en Russie.




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