Des sportifs déçus par la victoire de Trump

Kevin Love a présenté un gilet des Cavaliers... (AP, Pablo Martinez Monsivais)

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Kevin Love a présenté un gilet des Cavaliers de Cleveland au président Barack Obama, qui a reçu jeudi les champions de la NBA à la Maison-Blanche.

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Agence France-Presse
Los Angeles

La mégastar de la NBA LeBron James en tête, beaucoup de sportifs américains ont affiché durant la campagne leur soutien à Hillary Clinton, battue par Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche, et appellent désormais leurs compatriotes à ne pas perdre espoir.

«King James» n'a pas porté chance à Clinton dans l'Ohio, un de ces États pivots où la candidate démocrate a mordu la poussière face à son adversaire républicain. Il n'avait pourtant pas ménagé ses efforts. Dimanche, il avait participé avec son coéquipier J.R. Smith à l'un des derniers rassemblements électoraux de la candidate démocrate.

Au lendemain de l'élection de Trump, le triple champion de la NBA a exhorté ses compatriotes, notamment les femmes et les minorités, à «ne pas perdre la foi». «Ce n'est pas la fin, il y a juste devant nous un obstacle très difficile que nous devons franchir», a-t-il insisté. Ironiquement, James et les Cavaliers ont été reçus jeudi à la Maison-Blanche par Barack Obama peu de temps après que le président sortant eût rencontré Trump dans le Bureau ovale...

La légende des Lakers Kareem Abdul-Jabbar, nommé par Hillary Clinton en 2012 ambassadeur culturel auprès de Barack Obama, espère, lui, une réaction. «Ce que les partisans de Trump craignent plus que tout, c'est la couleur de peau des États-Unis qui change. [...] Il est impératif que nous formions une coalition avec les autres groupes pris pour cible par Trump, comme les femmes, les Latinos, les immigrants et la communauté LGBT», a-t-il écrit dans une tribune dans le Washington Post.

Les réactions les plus virulentes à l'élection de Trump sont venues de la NBA, où les Noirs constituent 75 % des joueurs. Ainsi, Stan Van Gundy estime  que les États-Unis «ont jeté une bonne partie de notre population aux lions. On leur a dit qu'on les considérait comme des citoyens de seconde zone», a regretté l'entraîneur-chef des Pistons de Detroit.

Steve Kerr, son homologue de Golden State, a révélé que son équipe, sacrée championne en 2015 et finaliste malheureuse en 2016, avait éprouvé besoin de discuter de la victoire surprise de Trump. «La plupart de mes joueurs se sont sentis directement insultés, c'est tout ce qu'il s'est passé durant la campagne qui nous a dégoûtés et déçus, je crois que nous valons mieux que cela», a insisté l'entraîneur-chef des Warriors, qui a comparé la campagne électorale au Jerry Springer Show, célèbre et controversée émission de la télévision américaine.

Doc Rivers, un des rares entraîneurs noirs de la NBA, a pris le contrepied de ses collègues. «L'élection ne s'est pas terminée comme je l'espérais, mais je connais personnellement Donald Trump. Laissons-lui sa chance et voyons ce qu'il peut faire», a insisté le coach des Clippers de Los Angeles.

... mais pas tous

Tous les sportifs n'avaient pas misé sur Hillary Clinton et certains n'ont pas manqué de célébrer le succès de Trump. Le golfeur John Daly a ainsi félicité «son grand ami Donald Trump». «Refais des États-Unis un grand pays, je sais que tu le peux, merci de placer les Américains en premier», a-t-il écrit sur Twitter.

Vainqueur de la Série mondiale de baseball avec les Cubs de Chicago, le lanceur Jake Arrieta s'en est pris à tous ceux qui, à Hollywood notamment, ont soutenu Clinton : «L'heure est venue de payer et de passer la frontière, je peux vous aider à faire vos valises», a-t-il lâché.

Perez largue un commanditaire pour une blague douteuse

Le pilote mexicain de F1 Sergio Perez... (AP) - image 3.0

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Le pilote mexicain de F1 Sergio Perez

AP

Le pilote mexicain de F1 Sergio Perez a largué un commanditaire qui a ri de son pays après l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Le lunettier Hawkers a écrit sur Twitter que les Mexicains devraient porter «des lunettes afin qu'on ne puisse voir leurs larmes» si un mur est érigé entre le Mexique et les États-Unis. «Ce n'était pas drôle du tout», a dit le pilote de Force India. «Ça n'a rien à voir avec la marque. Malheureusement, j'ai décidé de rompre mon contrat avec eux à cause de ce commentaire. Je ne laisserai jamais personne rire de mon pays». Hawkers a depuis effacé ce gazouillis.

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