La F1 loin de régner aux É.-U.

Romain Grosjean durant la session d'entraînement de vendredi... (AFP, Mark Thompson)

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Romain Grosjean durant la session d'entraînement de vendredi sur le circuit du Grand Prix d'Austin. Le Français sera au volant dimanche de l'une des deux voitures de l'écurie américaine Haas-Ferrari.

AFP, Mark Thompson

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Agence France-Presse
AUSTIN

Dimanche, pour la première fois depuis 30 ans, deux F1 américaines vont prendre le départ d'un Grand Prix des États-Unis, dans un pays où la discipline reine du sport automobile a toujours eu du mal à s'imposer.

Haas effectue sa première saison en F1 et a engrangé des points dès ses deux premières courses grâce au Français Romain Grosjean. Ironie du sort, c'est aussi un pilote français, Patrick Tambay, qui avait marqué des points pour l'écurie américaine Lola-Haas en 1986. Les deux Haas n'ont cependant rien à voir l'un avec l'autre. Carl Haas, longtemps associé à l'acteur Paul Newman dans une écurie de course, est aujourd'hui décédé, alors que Gene Haas a fait fortune dans la machine-outil.

Mais Gene Haas prêche un peu dans le désert. Il faut remonter à 1978 pour retrouver un champion du monde de F1 américain avec Mario Andretti qui avait succédé à Phil Hill, couronné en 1961. Plusieurs autres écuries américaines ont disputé le championnat du monde de F1 depuis sa création en 1950 (Shadow, Parnelli, Penske...), mais une seule est parvenue à remporter un Grand Prix : All American Racers en 1967, avec Dan Gurney, un Américain qui avait construit lui-même son bolide victorieux.

Pour un pays où le sport est roi, le palmarès est plutôt maigre et ne contribue pas à accroître la popularité d'un sport qui reste relativement confidentiel.

Gene Haas n'est pas le seul Américain à vouloir donner à la F1 des lettres de noblesse aux États-Unis. À commencer par les organisateurs du Grand Prix d'Austin, dont la cinquième édition aura lieu dimanche. Las Vegas, Phoenix et Indianapolis ont essayé de capitaliser sur le succès mondial de la F1, sans y parvenir.

Circuit spectaculaire

À Austin, la sauce semble toutefois prendre grâce à un circuit spectaculaire et à une ville prête à jouer le jeu dans l'État le plus américain qui soit : le Texas. «Nous suivons la F1 depuis qu'elle est arrivée à Austin», confient ainsi Barry et Mary, un couple de sexagénaires locaux venus dans le centre d'Austin participer aux festivités qui entourent le Grand Prix.

Ils sont ravis de se faire expliquer les détails d'une exposition murale de photos qui retracent 50 ans de F1 et confient ne pas s'intéresser aux autres disciplines du sport automobile aux États-Unis. «Nous n'avons le temps de n'en suivre qu'une seule et c'est la F1, car c'est beaucoup plus intéressant.»

Austin reste cependant loin de soulever la même passion que des courses aussi célèbres que les 500 Milles d'Indianapolis (IndyCar) ou de Daytona (NASCAR), faute sans doute d'un pilote américain susceptible d'attirer les fans. Le dernier en date, Alexander Rossi, n'a disputé que cinq Grands Prix l'an dernier, en fin de saison, dans la modeste écurie Manor (ex-Marussia), avant de plier bagage et d'aller remporter aussi sec les 500 Milles d'Indianapolis, à sa première participation.

Gene Haas n'envisage pas pour le moment aligner un pilote américain dans son écurie, car aucun n'a pour lui l'expérience nécessaire. Mais le rachat récent de la F1 par le magnat des médias américain John Malone et son groupe Liberty Media pourrait bien changer la donne. Les nouveaux propriétaires de la discipline parlent déjà d'organiser d'autres GP aux États-Unis et d'y développer la renommée de la F1 par le biais des réseaux sociaux et des plateformes numériques et virtuelles.

58e pole pour Hamilton

Lewis Hamilton partira en pole position du Grand Prix des États-Unis, dimanche, après avoir devancé en qualifications son coéquipier et rival allemand Nico Rosberg grâce au tour le plus rapide (1:34.999)  jamais réalisé sur ce Circuit des Amériques, qui accueille le GP depuis 2012. C'est la 58e pole position - et la 9e de la saison - pour le pilote de Mercedes, qui accuse 33 points de retard sur Rosberg. «C'est ma première pole ici, j'entendais le public crier quand j'ai passé la ligne. Je vais me préparer le mieux possible pour la course et je sais que je peux compter sur beaucoup de soutien ici», a dit Hamilton, qui a déjà gagné trois fois à Austin en prenant le départ du deuxième rang.  Rosberg tente de devenir le quatrième pilote de l'histoire avec 10 victoires dans une saison.  AFP et AP

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