Le stade municipal devient le Stade Canac

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(Québec) Le Stade municipal de Québec s'appellera dorénavant le stade Canac. Avec ce changement d'appellation viennent plusieurs autres nouveautés, dont l'aménagement d'une surface de jeu synthétique et d'un dôme protecteur pour l'hiver, ce qui devrait faire passer le taux d'occupation du stade de 25 % à 70 %.

Le projet est celui du Complexe de baseball Victoria (CBV), un organisme à but non lucratif nouvellement constitué à qui la Ville de Québec vient de confier la gestion, l'exploitation, l'entretien et l'administration du Stade municipal. La Ville en demeure toutefois propriétaire. L'entente avec le CBV, d'une durée de 10 ans, sera effective à compter du 1er janvier 2017.

«Ce projet a pris naissance dans la tête de quelques amateurs de baseball désireux d'optimiser l'utilisation du Stade municipal», raconte Michel Salvas, président du CBV. «Le Complexe de baseball Victoria représente un projet d'économie sociale au bénéfice des citoyens, qui donnera désormais la chance à toute la communauté de pouvoir profiter de cet emplacement magnifique.»

Concrètement, l'aménagement d'une surface de jeu synthétique permettra d'augmenter la quantité de parties jouées sur le terrain du domicile des Capitales de Québec (Ligue Can-Am de baseball indépendant). «Et les clôtures amovibles qui seront installées permettront de subdiviser le terrain en deux ou en trois selon les besoins», explique Steeve Verret, membre du comité exécutif et responsable des sports, des loisirs et de la vie communautaire à la Ville de Québec. Pourront ainsi fouler le célèbre terrain des jeunes joueurs de baseball de niveaux pee-wee et moustique.

Le Complexe de baseball Victoria compte par ailleurs «augmenter substantiellement» le nombre d'heures de terrain disponibles pour la communauté de Québec. Le tout afin de «démocratiser le Stade municipal», selon les termes employés par le maire Régis Labeaume.

L'installation d'un dôme au-dessus du terrain durant la période hivernale permettra quant à elle aux joueurs d'équipes professionnelles et amateurs de s'y entraîner 12 mois par année.

Les travaux d'infrastructure débuteront dans quelques jours afin de pouvoir en profiter dès la fin du mois de mai prochain.

Canac comme partenaire

Ce projet de 3,3 millions $ sera financé en totalité par le Complexe de baseball Victoria, en partenariat avec le Groupe Laberge, propriétaire des quincailleries Canac. «Cette compagnie a décidé de nous soutenir par une contribution de plus d'un million de dollars au cours de la prochaine décennie, en plus de nous offrir un nombre important de services connexes», explique Michel Salvas. Le partenariat entre le CBV et Groupe Laberge prévoit que le bâtiment portera désormais le nom de stade Canac.

La Ville de Québec versera une contribution financière annuelle de 250 000 $, indexée chaque année, au Complexe de baseball Victoria, et continuera d'assumer les coûts énergétiques du stade, estimés à 80 000 $. Elle réalisera ainsi des économies de l'ordre de 70 000 $ par année, car, sans entente, le coût net du Stade municipal pour la Ville est de plus de 400 000 $ annuellement.

Les Capitales dans la Ligue Atlantique? Non, mais...

L'idée de voir les Capitales évoluer au sein d'un circuit de calibre supérieur revient de façon cyclique dans les discussions de gérants d'estrade au Stade municipal. Même que dès l'automne 2002, les équipes de l'association Est de la Ligue Northern, dont faisaient partie les Capitales, avaient jasé fusion avec la Ligue Atlantique, en vain. À Québec, l'état du terrain, à cause du climat, survient toujours comme obstacle infranchissable pour allonger la saison.

Maintenant, avec le nouveau terrain synthétique? «La Ligue Can-Am va mieux, mais ça vient nous sécuriser quand même», admet Michel Laplante, président des Capitales et l'un des administrateurs du Complexe de baseball Victoria. La fragilité de la ligue «était un problème il y a trois ou quatre ans et si ça redevenait le cas ou si on veut prolonger la saison, on est bien placés», affirme celui qui n'aura plus à dérouler la toile protectrice avec son équipe en cas de pluie. Une grande joie pour eux.

«Les équipes [de la Can-Am] sont plus solides et avec la possibilité d'avoir des équipes internationales [Cuba et Japon] qui viennent jouer ici, on a la tête sortie de l'eau. Mais on ne l'a jamais complètement et on ne sait jamais ce qui peut arriver avec la situation économique», analyse-t-il, reconnaissant qu'il n'en faut pas beaucoup pour ébranler une ligue à six équipes. Le propriétaire majoritaire des Capitales, Jean Tremblay, vient de se porter acquéreur des Aigles de Trois-Rivières. Les deux clubs québécois ont donc tout intérêt, sur les plans financier et rivalité, à continuer de s'affronter.

La Ligue Can-Am dispute une saison de 100 matchs réguliers pour 19 semaines d'activité du camp d'entraînement à la série de championnat. Dans l'Atlantique, c'est 140 matchs réguliers pour 25 semaines, de la mi-avril à la fin septembre. Les deux circuits sont indépendants des organisations du baseball majeur.  Olivier Bossé

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