Un premier marathon à 80 ans

  • À 80 ans, Yvette Drapeau était la doyenne des coureurs qui ont pris part au marathon. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    À 80 ans, Yvette Drapeau était la doyenne des coureurs qui ont pris part au marathon.

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  • Cette coureuse était bien fière de la participation de sa soeur. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Cette coureuse était bien fière de la participation de sa soeur.

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  • Andrée Paquet, de Sainte-Julie, est arrivée première chez les femmes au marathon (42,2km), et septième au total, avec un temps de 02:50:41.7. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Andrée Paquet, de Sainte-Julie, est arrivée première chez les femmes au marathon (42,2km), et septième au total, avec un temps de 02:50:41.7.

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  • Ebisa Ejigu, de Toronto, a fait le tems le plus rapide au marathon (42,2 km), en bouclant l'épreuve en 02:30:40.8. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Ebisa Ejigu, de Toronto, a fait le tems le plus rapide au marathon (42,2 km), en bouclant l'épreuve en 02:30:40.8.

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  • Cette marathonienne a eu droit à de la belle compagnie pour franchir le fil d'arrivée. (Le Soleil, Yan Doublet)

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  • Anthony Larouche, de Québec, a terminé premier au demi-marathon (21,1 km) avec un temps de 01:07:50.9. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Anthony Larouche, de Québec, a terminé premier au demi-marathon (21,1 km) avec un temps de 01:07:50.9.

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  • Jane Murage, de Surrey en Colombie-Britannique, a été la première femme à boucler le parcours de 21,1 km en 01:20:47.9 (18e rang au total). (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Jane Murage, de Surrey en Colombie-Britannique, a été la première femme à boucler le parcours de 21,1 km en 01:20:47.9 (18e rang au total).

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  • Ces participants prouvent qu'il n'y a pas d'âge pour courir un marathon! (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Ces participants prouvent qu'il n'y a pas d'âge pour courir un marathon!

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  • Des points d'eau sont installés le long du parcours pour permettre aux coureurs de se rafraîchir. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Des points d'eau sont installés le long du parcours pour permettre aux coureurs de se rafraîchir.

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  • Cette participante semblait presque voler vers la ligne d'arrivée sous les encouragements de la foule. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Cette participante semblait presque voler vers la ligne d'arrivée sous les encouragements de la foule.

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  • Un premier demi-marathon, ça se souligne! (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Un premier demi-marathon, ça se souligne!

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  • Pour certains coureurs, l'événement était une affaire de famille! (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Pour certains coureurs, l'événement était une affaire de famille!

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  • Marie-Ève Bergeron, qui pesait 320 livres il y a cinq ans, était très émue d'avoir accompli son premier marathon, ce qu'elle n'aurait jamais cru possible il n'y a pas si longtemps. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Marie-Ève Bergeron, qui pesait 320 livres il y a cinq ans, était très émue d'avoir accompli son premier marathon, ce qu'elle n'aurait jamais cru possible il n'y a pas si longtemps.

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(Québec) À 80 ans, Yvette Drapeau était la doyenne des 8000 sportifs qui ont pris part au 19e Marathon SSQ Lévis-Québec.

La dame de Charlesbourg, visiblement en très grande forme, a réalisé tout un exploit. Il s'agissait de son premier 42,2 km à vie. «C'était un rêve de faire un marathon, lance celle qui assure ne pas être fatiguée au terme du parcours réalisé en 5 heures, 54 minutes, 46 secondes. Je me sens comme à 50 ans. Je suis prête à recommencer», ajoute-t-elle, un rire dans la voix.

Le temps réalisé est en deçà de la prévision de départ. Accompagnée de ses deux enfants, elle était partie plus tôt, peu avant 6h, pour arriver à l'intérieur du temps limite accordé aux coureurs. Une précaution qui s'est avérée inutile.

Tout au long de la course, elle ne s'est jamais découragée, assurée d'avoir la capacité de franchir la ligne d'arrivée. «Elle a tellement un mental fort. Si c'est nuageux, elle voit du soleil», lance son fils, André. «Ça fait sept ans qu'elle court. Avec ma soeur, Brigitte, on a commencé à s'entraîner ensemble, raconte-t-il. On a fait des 5 et des 10 km et des demi-marathons.»

Le fait de partir plus tôt que les autres participants a donné lieu à des moments cocasses. «Les premiers coureurs nous ont rattrapés seulement au 21e kilomètre. On disait aux gens le long du parcours qu'on était les meneurs. C'était vraiment drôle.»

Moment incroyable en famille

M. Drapeau dit avoir vécu un moment incroyable en famille. Sa soeur et lui suivaient leur mère et l'aidaient à «gérer sa course». «Il fallait la ralentir parfois parce qu'elle a tendance à courir vite. On a aussi marché un peu pour ménager les efforts. Je lui répétais que c'était long, 42 km.»

L'octogénaire est tout un exemple à suivre pour les personnes de son âge comme pour les plus jeunes. D'ailleurs, elle courait au profit de la Fondation des centres jeunesse de la Montérégie où travaille sa fille.

«Ma mère, elle a toujours été active. Elle ne se sent pas vieille. C'est souvent dans la tête que ça se passe», conclut le fils.

Chaque coureur porte en lui sa propre histoire. Celle de Mme Drapeau est hors du commun. Mais elle n'est pas unique.

Reprendre sa vie en main

Sur la ligne de départ, dimanche, prenait aussi place Marie-Ève Bergeron, une dame qui pesait 320 livres il y a cinq ans. Celle qui se décrit comme une ancienne obèse morbide a alors décidé de reprendre sa vie en main. «Je suis partie de très loin. J'étais alors très peu active», écrit-elle par courriel. Elle a terminé la course en 5 h 13 min 48 s. 

Une saine alimentation et de l'activité physique pratiquée de façon régulière lui ont permis de perdre la moitié de son poids. Dimanche, elle a réalisé ce que jamais elle n'aurait cru pouvoir faire il y a cinq ans.

La dernière course de Denis Therrien

«Le gars qui était gros, qui a maigri et qui a parti un marathon» quitte la barre de l'événement le coeur léger et la tête remplie de souvenirs.

«Je me suis arrêté tantôt pour prendre un jus. Ça faisait un drôle de feeling de savoir que c'est la dernière fois. Que l'an prochain, je serai avec eux [les coureurs] dans le peloton en train de franchir la ligne d'arrivée.»

Denis Therrien a vécu avec beaucoup d'émotions la dernière fin de semaine au cours de laquelle 8000 coureurs de tous âges ont franchi les distances de 5, 10, 21 ou 42,2 kilomètres au programme. En regardant le chemin parcouru au cours des 19 dernières années, le père du Marathon SSQ Lévis-Québec est visiblement fier des résultats.

«On avait un rêve de dépasser les 10 000 coureurs. On l'a fait à trois ou quatre reprises. On a atteint notre rêve. Mais on voulait le porter encore plus loin. Chaque fois qu'on me demande si je suis satisfait des inscriptions, ma réponse est toujours que j'aurais aimé ça en avoir un peu plus. Je pense que Gestev - à qui il passe le flambeau - est capable de l'amener à 20 000 avec des activités encore plus folles. Il y a de la place pour grossir ça.»

Denis Therrien, président et directeur général de Courir... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 5.0

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Denis Therrien, président et directeur général de Courir à Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Québec «sur la map»

Pour M. Therrien, la popularité de l'événement et ses effets bénéfiques ne sont plus à prouver.

«Ma plus grande satisfaction est de voir le sourire des coureurs qui traversent le fil d'arrivée et de savoir qu'il y a des gens qui viennent d'aussi loin que l'Australie ou la Chine. L'événement a mis Québec sur la map», lance-t-il, un brin d'orgueil dans la voix.

«Il n'y a aucun doute que des événements comme celui-ci ont amené des gens à courir, enchaîne-t-il. Combien de fois j'ai entendu des spectateurs qui regardaient les coureurs arrivés l'autre côté de la clôture: "L'an prochain, je vais m'inscrire et faire un 5 km." L'important, c'est que les gens se sont mis à participer, à être actifs. C'est bon pour leur santé.»

Influence positive

C'est cette préoccupation pour sa propre santé qui l'avait motivé au départ à créer le marathon. Encore aujourd'hui, un de ses plus beaux souvenirs est lié à l'influence positive qu'il a eue sur des milliers de personnes, ici comme ailleurs.

«J'étais en France au moment où un article venait de paraître sur le gars qui était gros, qui a maigri et qui a parti un marathon, raconte-t-il à propos de lui-même. J'ai rencontré un homme qui m'a reconnu. Il m'a dit: "J'ai lu l'article sur vous et demain, je fais mon premier marathon à cause de vous". C'est un homme qui avait perdu énormément de poids et repris sa santé en main. Voir que l'événement que l'on crée ici change la vie d'une personne à l'autre bout de la planète, c'est gratifiant», conclut-il.

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