JO: la chasse aux tricheurs se poursuit

Le CIO a annoncé 23 cas de dopage... (Archives AP, Mark Schiefelbein)

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Le CIO a annoncé 23 cas de dopage à Londres en 2012; ces cas s'ajoutent aux 32 résultats anormaux des JO de Pékin de 2008, dont celui de la Russe Anna Chicherova. La sauteuse en hauteur (ici aux Championnats du monde de 2015) est médaillée de bronze à Pékin et d'or à Londres.

Archives AP, Mark Schiefelbein

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Agence France-Presse
Lausanne, Suisse

Les tricheurs ne passeront pas. À trois mois des JO de Rio, l'opération nettoyage se poursuit avec l'annonce vendredi par le Comité international olympique (CIO) de 23 cas de dopage à Londres en 2012, issus de réanalyses.

Cette nouvelle rafle fait écho aux 31 résultats anormaux des Jeux de Pékin de 2008 révélés la semaine dernière par le CIO, qui a même fait mention d'un 32e vendredi. Dans les deux cas, les sportifs ciblés sont susceptibles de participer aux Jeux de Rio (5-21 août). On ne sait pas, en revanche, si certains cas détectés sont communs aux deux JO réanalysés.

En procédant à ces réanalyses, le CIO souhaite très clairement écarter tout scandale futur en essayant d'éviter en amont la présence des tricheurs avérés. «Nous souhaitons écarter les tricheurs des Jeux olympiques de Rio de Janeiro. C'est pourquoi nous agissons rapidement. J'ai d'ores et déjà convoqué une commission disciplinaire, laquelle a tout pouvoir pour prendre toutes les décisions au nom du CIO», souligne ainsi le président Thomas Bach dans un communiqué.

Fenêtre de détection agrandie

Ces nouvelles analyses font suite au travail débuté en août 2015 de concert avec l'Agence mondiale antidopage (AMA) et les fédérations internationales.

«L'essentiel de l'amélioration dans les techniques, c'est l'immense augmentation de la sensibilité des technologies qu'on utilise», a expliqué Martial Saugy, le directeur du laboratoire antidopage de Lausanne qui a effectué une partie des nouveaux tests sur les échantillons de 2008. «Cela signifie que la fenêtre de détection qui était de 6 jours passe à 20, voire à 30 jours sur un ensemble de produits qui sont plutôt des stéroïdes anabolisants.»

Concrètement, des échantillons A de 23 athlètes dans cinq sports et représentant six comités nationaux olympiques présentaient des résultats anormaux aux JO de Londres. Au total, 265 échantillons ont été réanalysés. La semaine passée, c'étaient 454 échantillons de Pékin qui, repassés au peigne fin des nouvelles connaissances, avaient permis de mettre au jour 31 cas positifs (venant de 12 pays et de 6 disciplines). Le Comité olympique russe a confirmé que 14 d'entre eux étaient russes.

Pour le moment, aucune identité relevant de Londres-2012 n'a été rendue publique, procédure légale en cours oblige. Ces sportifs, comme ceux déclarés positifs à Pékin peuvent, ou non, demander la réanalyse de leur échantillon B.

Concernant Pékin 2008, certains noms ont toutefois commencé à fuiter, avec en particulier la sauteuse en hauteur russe Anna Chicherova, médaillée de bronze en 2008... avant d'être sacrée championne olympique en 2012. «Pour moi, c'est un choc total», a-t-elle écrit dans un courriel. Je ne peux pas expliquer comment c'est arrivé [...] J'ai toujours fait confiance à ceux qui étaient à mes côtés. J'ai toujours été ouverte vis-à-vis de l'Agence mondiale antidopage», a ajouté celle qui espère pouvoir laver son nom.

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