Juan Pablo Montoya, infatigable caméléon

Champion en titre des 500 milles d'Indianapolis qui seront... (Archives AP, Michael Conroy)

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Champion en titre des 500 milles d'Indianapolis qui seront courus dimanche, Juan Pablo Montoya avait également remporté la course mythique à sa saison recrue en 2000.

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Thomas Bach
Agence France-Presse
INDIANAPOLIS

Quadragénaire depuis septembre, Juan Pablo Montoya a touché à quasiment tout ce qui peut se faire en matière de course automobile, mais a trouvé avec l'Indycar un véritable moteur à sa passion: le plaisir.

Dimanche, le Colombien s'élancera de la 17e place sur la grille de départ de la 100e édition des 500 milles d'Indianapolis, cette course mythique dont il est le tenant du titre.

Montoya, c'est l'un des rares pilotes à avoir touché à presque toutes les catégories du sport auto : Indycar, Nascar, Formule 1, endurance. Seul le rallye n'a pas été coché sur la liste par l'ex-pilote Williams et McLaren, dans les années 2000.

Où s'amuse-t-il le plus? «Ici!» répond-il du tac au tac, sans réfléchir, en montrant la piste de St. Petersburg en Floride, le circuit en ville qui a ouvert mi-mars la saison d'Indycar. «Toutes les voitures sont équivalentes. Donc, ce n'est pas si important de savoir dans quelle écurie on se retrouve. On a la garantie d'être compétitif», clame-t-il.

Facile à dire toutefois, lorsque l'on évolue dans la plus prestigieuse de toutes : Penske, qui fête ses 50 ans en Indycar cette année. «En Indycar, il y a beaucoup de paramètres qui entrent en considération, pas uniquement la vitesse de la voiture. Il y a beaucoup de stratégie à gérer dans la course pour le pilote», ajoute-t-il.

Montoya a disparu des radars européens focalisés sur la F1, l'endurance et les rallyes, mais il n'est pas pour autant un retraité du sport automobile, loin de là! S'il affirme trouver du plaisir en Indycar, il n'y est pas pour amuser la galerie, avec sa chevelure poivre et sel, signe des années qui passent, son teint hâlé de toujours et un embonpoint bien visible dans sa combinaison, chaque fois qu'il sort de sa Penske no 2.

Tête d'affiche de Penske à partir de 2014, il a aussitôt pris la quatrième place du championnat, avant de remporter l'année suivante les 500 milles pour la deuxième fois de sa carrière, 15 ans après son premier succès comme recrue. Une victoire qui lui a permis à l'époque de se faire un nom sur la piste et en dehors : il est devenu une vraie star en Colombie à la suite de ce succès en 2000.

La F1 trop politique

Son passage en F1 a été rapide (94 GP disputés entre 2001 et 2006, 7 victoires et 30 podiums), suffisant pour remporter le plus prestigieux des Grand Prix (Monaco en 2003). Mais pour ce père de famille de trois enfants, la vie de globe-trotter exigée par la F1 n'était pas idéale. Il a alors décidé de se concentrer sur le sport automobile en Amérique du Nord.

Nascar, endurance, avec au passage une victoire de prestige aux 24 heures de Daytona en 2008, puis finalement retour à l'Indycar, où il apprécie également la proximité avec les spectateurs. «Ici, c'est fait pour les fans. C'est du sport!»

Regrette-t-il la F1? Là encore la réponse fuse : «Non! Il y a trop de politique. Quand j'étais gamin, c'est ce que je rêvais de faire, j'y ai gagné des courses, mais c'est une honte, il y a tellement de politique. Vous ne pouvez pas détruire ce que représentait la F1 dans le passé.»

Les intéressés réunis à Monaco cette fin de semaine pour le GP de F1 le plus glamour et le plus suivi de la saison apprécieront le message...

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