Gala de l'athlète: «une tape dans le dos» pour le coach Jelonek

Le patineur longue piste Christophe Fiola a été... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le patineur longue piste Christophe Fiola a été élu meilleur athlète individuel sur la scène nationale, tandis que son coach Gregor Jelonek a été nommé entraîneur par excellence.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Après 22 ans de travail et une dizaine de nominations, Gregor Jelonek est enfin monté sur la scène du Gala de l'athlète pour cueillir le trophée d'entraîneur international par excellence. Année faste pour le patinage de vitesse longue piste puisque deux de ses protégés ont aussi été récompensés.

«Je le prends comme une tape dans le dos pour nous dire qu'on a eu une bonne année. Mais que tu aies une bonne ou une mauvaise année, comme entraîneur, tu travailles aussi fort. Même que tu travailles probablement encore plus fort une mauvaise année pour essayer de sortir ton athlète de là!» a fait valoir le pilote du groupe de l'Est au sein de l'équipe canadienne de longue piste.

Aux commandes du centre d'entraînement à l'anneau Gaétan-Boucher de Sainte-Foy et de ses patineurs, Jelonek a connu beaucoup de succès avec trois médaillés en Coupe du monde cet hiver en Alexandre St-Jean, Laurent Dubreuil et Alex Boisvert-Lacroix. En plus de deux multiples médaillés aux Championnats du monde juniors, Christopher Fiola et Béatrice Lamarche.

Alors que Fiola a été nommé meilleur athlète individuel sur la scène nationale, St-Jean a été primé pour ses succès autant sur la patinoire qu'en classe. Étudiant en médecine dentaire à l'Université Laval, il est revenu de sa saison de Coupe du monde avec quatre médailles au cou, dont deux individuelles.

À cause de la gardienne

Venue récupérer le trophée de fiston, Luce Bourdages a expliqué comment le mariage entre une discipline de fer et le soutien à la fois de son coach, Jelonek, et de ses professeurs lui permettent de concilier deux passions aussi prenantes.

Mais ni patineur ni dentiste chez les parents. «On a initié nos trois enfants au patinage de vitesse parce que leur gardienne de l'époque était entraîneure», a révélé la maman. Alexandre St-Jean vient tout juste d'avoir 23 ans.

Du côté de Fiola, cette reconnaissance revêt un caractère spécial puisqu'il vient de Montréal et a commencé en courte piste. Avant de se casser les deux jambes la même année, il y a quatre ans. Jelonek l'a alors attiré vers le patinage longue piste et l'anneau de Sainte-Foy. Il a aussi fait sa marque en patin à roulettes.

Fiola se prépare maintenant pour sa première campagne dans les rangs seniors. L'équipe canadienne le voit sur le circuit de la Coupe du monde l'hiver prochain dans les épreuves de départ de masse et espère y poursuivre sa route jusqu'aux Jeux olympiques d'hiver de 2018.

Quant à Jelonek, il devient le troisième de la famille à rapporter un tel trophée à la maison. Sa tendre moitié, la volleyeuse Guylaine Dumont, avait été nommée meilleure coéquipière internationale en 2004, tandis que leur fille, Gabrielle Jelonek, patineuse de vitesse longue et courte piste, était la découverte de l'année en titre avant la soirée de jeudi.

Denis Servais émotif

Denis Servais a longtemps été membre du comité de sélection du Gala de l'athlète, qu'il a présidé durant trois ans. Mais voilà que celui qui compile une quarantaine d'années comme bénévole dans le milieu du sport, surtout le baseball, a été honoré comme bénévole de l'année. «Je ne pensais pas être aussi émotif», a reconnu cet ancien fonctionnaire aux loisirs de Charlesbourg. Il termine cinq années de présidence à la tête de Sports Québec et s'implique toujours auprès de l'Institut national du sport du Québec. Chez les officiels, c'est 35 ans de carrière qu'on a récompensés avec Lucie Guillemette, arbitre de volleyball, dont 19 ans à l'international en volleyball de plage. Employée du Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, elle couronnera sa carrière sportive avec une participation au tournoi olympique de volleyball de plage. La femme de 53 ans n'a plus que deux ans au compteur, car l'âge maximal d'un arbitre de volley international est de 55 ans.  Olivier Bossé

Une découverte ambitieuse

Nommée découverte féminine de l'année, Salomé Boissonneault n'a peut-être même pas encore réalisé son gros coup sportif. «Ma compétition la plus importante s'en vient, je veux me classer dans l'équipe canadienne des 13-15 ans», disait l'athlète de 15 ans, qui pratique la nage synchronisée. Médaillée d'or en figures et en équipe dans une compétition en Argentine, la membre du club Québec Excellence habite dans la capitale depuis un an, après un court détour vers Montréal à son départ de Drummondville, d'où elle est originaire. Du côté masculin, Charles-Éric Bélanger doit notamment son titre à sa nomination de golfeur junior de l'année au Québec comme au Canada. Des participations aux championnats canadiens, junior et amateur, sont à son calendrier, cet été.  Carl Tardif

L'élan des Élans

Avec un deuxième titre consécutif de championnes canadiennes et un 13e d'affilée sur la scène collégiale provinciale, la formation féminine de soccer des Élans du Cégep Garneau a été élue équipe de l'année. Le fait de gagner entre autres aux dépens de leurs grandes soeurs du Rouge et Or de l'Université Laval ajoute une touche particulière, plusieurs porte-couleurs des Élans poursuivant leur cheminement sportif et scolaire de l'autre côté du chemin Sainte-Foy, chez le Rouge et Or.  Olivier Bossé

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Luc Grenier

Le Soleil, Yan Doublet

Un entraîneur comblé

Finaliste à quelques reprises, Luc Grenier a finalement mis la main sur le trophée remis à l'entraîneur national. Il s'inscrit dans la lignée des nombreux représentants - anciens et présents - et club de canoë-kayak de Lac-Beauport, dont il est l'entraîneur-chef. Il n'a jamais regretté sa décision de quitter sa position de bio-formaticien à l'Université de Sherbrooke, il y a cinq ans, pour faire carrière dans le coaching. «J'ai tout lâché pour devenir entraîneur, il s'agit d'un bel honneur que je reçois, on dirait que c'est l'accomplissement qui aboutit», disait celui qui a accompagné quelques-uns de ses protégés au Championnat mondial junior, au Portugal, et aux Jeux Panaméricains, à Toronto.  Carl Tardif

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