Antoine Valois-Fortier couronné lors d'un gala tout en sobriété

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Le judoka Antoine Valois-Fortier est nommé l'athlète de l'année à Québec pour une deuxième fois.

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(Québec) Les galas se suivent et ne se ressemblent pas, mais certains visages restent quand même familiers.

Pour la deuxième fois en cinq ans, le judoka Antoine Valois-Fortier a été consacré l'athlète de l'année de Québec, jeudi au Complexe Capitale Hélicoptère, lors d'une soirée où la sobriété avait remplacé la grandiloquence de la plus récente présentation de cet événement redevenu annuel.

Après avoir été couronné en 2012, l'athlète de Beauport a succédé au fondeur Alex Harvey grâce à son troisième rang au classement mondial des moins de 81 kg, sa victoire au Grand Prix de Mongolie, sa deuxième position au Grand Chelem de Russie et sa troisième place au Championnat du monde, au Kazakhstan.

Le sportif de 26 ans devenait ainsi le 10e membre d'un groupe sélect d'athlètes de Québec ayant réussi un doublé, les autres étant Gaétan Boucher (2), Pierre Harvey (3), Sylvie Bernier (2), Myriam Bédard (3), Caroline Brunet (6), Mélanie Turgeon (2), Marie-Hélène Prémont (2), Kalyna Roberge (2) et Alex Harvey (4).

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Le Soleil

«La région de Québec compte de très bons athlètes, ça rend cette nomination encore plus flatteuse. D'être nommé une fois, et là une deuxième, j'en suis très heureux», confiait le lauréat en conférence téléphonique. Il a aussi été nommé au titre d'athlète individuel international devant Alex Harvey (ski de fond) et Marie-Michèle Gagnon (ski alpin). L'athlète par excellence était ensuite choisi parmi les gagnants des catégories individuelles.

Valois-Fortier était représenté par ses parents puisqu'il était retenu à un camp d'entraînement, à Montréal. Il s'envole pour la Turquie, dimanche, afin d'aller y peaufiner sa préparation pour les Jeux olympiques de Rio. Il s'offrira deux compétitions avant le rendez-vous brésilien, l'une au Mexique et l'autre en Slovénie. Mais avant de parler de l'avenir, il revenait sur les derniers mois.

«J'ai connu une bonne année, particulièrement un bon été [2015]. J'étais déjà très content d'être capable de monter sur le podium et ce prix vient couronner ma saison, c'est la cerise sur le sundae», convenait le protégé double médaillé olympique Nicolas Gill au sein de l'équipe canadienne en précisant que ses deux sacres au Gala de l'athlète de Québec étaient ses plus importants mérites sportifs... à l'extérieur de ses exploits sur le tatami.

Une soirée plus sobre

Cette soirée était à l'opposé du faste spectacle de 2014, où artistes, politiciens et athlètes de l'extérieur de la région avaient été mis à l'avant-scène. Le Gala reprenait aussi vie après l'annulation médiatisée et judiciarisée du Gala Triomphe 2015, organisé par Me Marcel Aubut, qui devait avoir lieu au Colisée Pepsi. Environ 325 personnes étaient présentes.

«Je suis très heureux, ça s'est passé comme on le voulait. On tenait à faire cela dans la simplicité, et c'est ce qu'on veut faire pour les prochaines années. Le gala revenait aux sources, il était fait pour les athlètes, qui étaient invités gratuitement, comme leurs accompagnateurs. Ça n'a pas été facile, mais quand j'ai entendu Denis Servais dire qu'il était content que ça revienne, il m'a tiré une larme», avouait Denis Fortin, le président du comité organisateur, du conseil d'administration et du comité de sélection du Gala de l'athlète qui a remis 35 000 $ (offerts par la Fondation Nordiques) en bourses partagées entre les gagnants et les finalistes.

Karen Paquin crédite son équipe

Suzanne Maltais a accepté le trophée au nom... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 4.0

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Suzanne Maltais a accepté le trophée au nom de sa fille Karen Paquin, qui était retenue en Colombie-Britannique avec l'équipe canadienne de rugby. 

Le Soleil, Yan Doublet

Au lieu de promener son trophée au Complexe Capitale Hélicoptère de Québec, jeudi, Karen Paquin promenait son chien dans les rues de Victoria. Mais la joueuse de rugby n'en était pas moins heureuse d'avoir été nommée coéquipière internationale par excellence de la région au Gala de l'athlète.

«Ça fait super plaisir, surtout d'être reconnue par les gens de chez nous», a d'abord commenté la joueuse par excellence en rugby à sept au Canada en 2015, jointe au téléphone. «Mais si j'ai connu une aussi belle saison, c'est parce qu'il y a du monde au milieu du terrain qui a pris des plaqués pour moi. J'ai la chance d'avoir un rôle plus visible, d'avoir mon nom à l'écran et de marquer des points», a-t-elle dit, insistant sur le mérite d'équipe.

Exilée en Colombie-Britannique depuis plus de trois ans pour se consacrer entièrement à son sport au sein de la sélection canadienne, Paquin et ses coéquipières sont justement en pleine préparation pour les Jeux olympiques, en août, où le rugby à sept fera son entrée.

L'athlète originaire du quartier Orsainville, à Charlesbourg, a en outre participé à la conquête de l'or panaméricain l'été dernier, à Toronto, et au deuxième rang des Séries mondiales de rugby à sept de 2015. À 28 ans, elle constitue maintenant l'une des pierres d'assise de la formation unifoliée dirigée par John Tait jusqu'à Rio.

«On commence à trouver la chimie nécessaire au sein de l'équipe», assure celle qui est sur le point de partir pour un tournoi à Londres. Avant la cinquième et dernière manche des Séries mondiales de 2016, à Clermont-Ferrand, en France, fin mai. Les Canadiennes se classent quatrièmes après quatre tranches. L'escale française servira de «grande répétition avant les Jeux», résume Paquin.

Elle profitera de sa présence dans l'Hexagone pour embrasser sa belle-famille, sans oublier de faire un dernier arrêt préolympique à Québec au retour d'Europe. Des matchs préparatoires sont ensuite prévus contre Américaines et Japonaises, au demeurant pas tout à fait des puissances contrairement aux Australiennes, Néo-Zélandaises et Britanniques.

Bolduc meilleur coéquipier national

Coiffée au poteau par le judoka Antoine Valois-Fortier pour le prix ultime de la soirée, Paquin a quand même devancé dans sa catégorie la nageuse Katerine Savard de Pont-Rouge et le joueur de balle-molle Mathieu Roy, de Saint-Gervais de Bellechasse.

«J'avais déjà été découverte de l'année et athlète nationale, mais le calibre est extrêmement fort», a reconnu Savard, rentrée cette fois bredouille. Elle aussi se prépare pour Rio, où elle nagera le relais quatre fois 200 mètres style libre. Quant à Roy, il part bientôt pour les États-Unis rejoindre son équipe professionnelle, les Gremlins de New York.

Sur la scène nationale, le trophée du meilleur coéquipier est revenu au joueur de water-polo Benjamin Bolduc, membre de l'équipe canadienne championne du monde junior.

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