Québec garde son «aura» de sports d'hiver, croit Patrice Drouin

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Malgré l'abandon fracassant de Québec de son projet olympique, le président de Gestev, Patrice Drouin, affirme que la réputation de la ville à l'échelle internationale n'en souffrira pas.

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(Québec) Patrice Drouin, président de Gestev, ne veut pas se mêler du différend entre le maire de Québec et le président de la Fédération internationale de ski (FIS), Gian Franco Kasper, au sujet de l'abandon par la capitale de son aventure olympique pour 2026. Il demeure malgré tout confiant que Québec conservera son aura de ville de sports hivernaux à l'international.

M. Drouin participera à un congrès de la FIS prévu dans un mois à Cancún. «Ça fait une douzaine d'années que je vais au congrès d'automne et au congrès du printemps. J'ai des rencontres prévues avec plusieurs comités et plusieurs personnes», a-t-il indiqué en entrevue au Soleil samedi. Un tête-à-tête avec Gian Franco Kasper est notamment au menu.

S'il est un habitué, M. Drouin se retrouvera dans une position particulière cette année. D'un côté, il a conseillé Régis Labeaume avant, pendant et après sa rencontre du 11 avril avec le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach. De l'autre, à titre de patron de Gestev, il entretient des liens avec la FIS depuis 17 ans pour la tenue de divers événements sportifs, dont des épreuves de coupe du monde de Big Air et de ski de fond.

Voilà que MM. Labeaume et Kasper ne sont visiblement pas sur la même longueur d'onde au sujet du processus de candidature olympique. Pour expliquer la fin de l'aventure de Québec, jeudi, le maire a évoqué la présence du président de la FIS et celle de son compatriote suisse René Fasel - président de la Fédération internationale de hockey sur glace -, au sein d'une task force en vue d'une éventuelle candidature de la Suisse pour les Jeux olympiques de 2026. «Comment voulez-vous que j'aille négocier la solution technique avec la Fédération internationale de ski alors que son président appuie la Suisse?» a demandé le maire, qui a souligné que les deux hommes étaient des membres du CIO.

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada vendredi, M. Kasper a répliqué qu'il ne voulait pas servir de «bouc émissaire». «C'est inacceptable que je sois présenté comme la raison, l'excuse pour sortir de la candidature.»

Patrice Drouin s'attend à ce que la FIS lui réclame des explications à Cancún. «C'est certain que je vais être interpellé, mais je reste à l'extérieur. Je ne veux pas entretenir ça. J'ai trop de trucs en marche avec la FIS», a-t-il insisté.

Situation compréhensible

Sans prendre position, M. Drouin a dit comprendre les perceptions des deux parties. «Les présidents de fédérations internationales, ils sont sollicités [par leur pays]. Ce n'est pas tout à fait anormal. Ces gens-là sont des experts et ils ont investi dans un sport. Mais ça ne veut pas dire que vous allez nécessairement mener à terme une candidature olympique.»

Du point de vue du maire de Québec, il admet que la présence de deux ténors comme Fasel et Kasper peut être intimidante. «Selon l'analyse de M. Labeaume, c'est inacceptable. C'est compréhensible, c'est intimidant.» Il croit qu'il faudrait effectivement, au CIO, éclaircir certaines interrogations soulevées par M. Labeaume. «C'est embêtant, cette situation-là. [...] La ligne est mince entre ce qui est correct et ce qui ne l'est pas. Ça soulève un point important dont le CIO doit tenir compte. Est-ce que Régis Labeaume est un cas d'exception? Je ne pense pas.»

Malgré l'imbroglio entre M. Labeaume et M. Kasper, Patrice Drouin demeure convaincu que Québec a une forte réputation auprès des fédérations internationales. «On regarde Québec dans un contexte global, elle fait partie des villes à potentiel pour les olympiades d'hiver. On a monté au fil des années des événements importants et ça, c'est reconnu.»

Le rôle de M. Drouin comme conseiller auprès de la Ville de Québec est terminé depuis une semaine. Il se concentre désormais sur les activités de Gestev.

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