F1: halo ou pare-brise, les têtes balancent

Après le halo en carbone testé par Ferrari... (AP, Pavel Golovkin)

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Après le halo en carbone testé par Ferrari il y a quelques semaines, c'était au tour de Red Bull et de son pilote Daniel Ricciardo de mettre à l'épreuve vendredi, le temps d'un tour, un système pour protéger la tête des pilotes.

AP, Pavel Golovkin

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Agence France-Presse
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La tête des pilotes de F1 doit être protégée, mais comment? Après Ferrari, c'est Red Bull qui a présenté vendredi au début des essais libres du Grand Prix de Russie sa proposition... très diversement appréciée par les principaux intéressés.

«S'ils font ça, qu'ils aillent au bout de leur connerie» et qu'ils ferment le cockpit comme sur un avion de chasse, s'est enflammé Lewis Hamilton au sujet de «l'aéroscreen», pare-brise assez haut, mais ouvert sur le dessus monté sur la Red Bull de Daniel Ricciardo pour un petit tour seulement, donc non chronométré.

«On a cette F1 cool, élégante, futuriste, et on y pose dessus un bouclier antiémeute», se révolte le triple champion du monde, qui redoute que la F1 s'aseptise petit à petit et perde son aspect esthétique.

Car l'autre système, proposé par Ferrari, ne satisfait pas Hamilton non plus. L'arceau en carbone baptisé halo et qui ressemble à une auréole est fixé à la carrosserie derrière le volant et de part et d'autre du casque du pilote. «C'est une bonne idée sur le papier, mais Fernando [Alonso] n'aurait peut-être pas pu s'extraire de la voiture lors de son crash à Melbourne.»

«Ni l'une ni l'autre des solutions n'est jolie, mais le principal est que celle qui sera choisie fonctionne», observe Sebastian Vettel (Ferrari). 

Les pilotes sont très largement favorables à l'introduction d'un système protégeant leur tête, même si Hamilton rappelle que historiquement la F1 est un sport dangereux. Et que lui est «prêt à prendre des risques».

Après l'accident mortel d'Ayrton Senna en 1994 à Imola, les montants du cockpit des F1 avaient été surélevés. La FIA les a encore relevés cette année à la suite de l'accident mortel de Jules Bianchi au Japon en 2014.

Aérodynamisme modifié

Romain Grosjean, lui, a annoncé sa préférence. «Je suis plus en faveur du halo, car le casque se refroidit» avec l'air, a expliqué le pilote français, dont la Haas est motorisée par Ferrari.

Contrairement au halo, la canopée dévie le flux d'air par-dessus la tête du pilote. «C'est une sacrée structure qui va modifier l'aérodynamique», confirme Ricciardo.

Un des problèmes soulevés par «l'aéroscreen» est son impact sur la visibilité des pilotes, en particulier en cas de pluie.

Plusieurs solutions à court terme ont été avancées par Ricciardo. Un système de couches que l'on peut enlever une à une comme sur les visières des casques - elles seraient retirées lors des passages au stand - ou encore des enduits qui «disperseraient rapidement les huiles et les liquides». Pour le spectateur, le casque du pilote sera plus difficile à voir, reconnaît-il.

Même très court, le test a été satisfaisant, selon le patron de l'écurie Red Bull Christian Horner. «Il n'y a pas eu de problème. Le son était un peu différent par rapport à lorsqu'il y a de l'air, mais la visibilité était bonne selon Daniel. Ce dernier test est donc validé.»

Sur l'aspect esthétique, Ricciardo rappelle que les règlements techniques introduits pour la saison 2009 avaient abouti à des monoplaces souvent jugées hideuses, «mais on s'y est habitués». Le dernier mot reviendra à la FIA, qui souhaite introduire un de ces systèmes dès 2017.

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