F1: le format des qualifs... un flop!

Les membres de l'écurie Ferrari poussent la voiture... (AFP, Saeed Khan)

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Les membres de l'écurie Ferrari poussent la voiture de Kimi Raikkonen dans son garage lors des qualifications du GP d'Australie. Le nouveau format pour déterminer la pole position est fortement contesté par les pilotes.

AFP, Saeed Khan

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Agence France-Presse
Melbourne

Adopté dans l'urgence pour tenter de relancer l'intérêt envers la Formule 1, le nouveau format de qualifications utilisé dès le premier Grand Prix de la saison en Australie a été un flop, samedi.

Le nouveau format des qualifications était censé pimenter le spectacle à la veille d'un GP. Les qualifications sont divisées en plusieurs portions (Q1, Q2, Q3). Dans chacune, un chrono se déclenche au bout d'un certain temps, éliminant le pilote le plus lent toutes les 90 secondes, comme un couperet.

Cette réforme a toutefois eu un effet inverse à celui prévu par ses inventeurs : la plupart des pilotes n'ont pas joué le jeu. Lors de la Q3, qui sert à déterminer l'ordre des pilotes en tête de peloton en prévision de la course, la plupart d'entre eux ont choisi de ne pas quitter les puits afin de préserver leurs pneus pour l'épreuve du lendemain.

À quatre minutes de la fin, Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen sont carrément sortis de leur Ferrari et sont allés se faire peser, devant les caméras de télévision. D'autres têtes d'affiche ont quitté l'habitacle de leur bolide, poussant du même coup des milliers de spectateurs amers vers la sortie.

Question frissons, la F1 pouvait rêver mieux. «Nous avons peut-être fait un pas dans la mauvaise direction, mais je ne crois pas que devrions retourner au vieux format comme c'était le cas au cours des dernières années», a reconnu Lewis Hamilton, qui s'élançait en tête du GP d'Australie, cette nuit (1h, heure du Québec) grâce à sa 50e pole en carrière. «Reculons d'un pas et tentons de trouver une nouvelle manière de faire les choses.»

«Le nouveau format est pourri»

«La F1 va devoir présenter ses excuses aux fans», est allé jusqu'à dire Christian Horner, le patron de l'écurie Red Bull Racing. «Le nouveau format est pourri», a ajouté son homologue de Mercedes, Toto Wolff. Tous deux sont des membres influents du groupe stratégique de la F1, qui a décidé dans l'urgence, en février, de modifier un format de «qualifs» que personne ne remettait en question. Depuis plusieurs mois, les critiques sur la F1 portaient plutôt sur son mode de gouvernance et la répartition inégale de ses revenus commerciaux.

«Je ne vois pas pourquoi tout le monde est surpris. On a tous dit que ça allait arriver. C'est arrivé», a réagi le pilote Ferrari Sebastian Vettel.

«Il ne faut pas faire l'autruche et en tirer des leçons. Le spectacle n'était pas bon», a souligné Horner, en utilisant une métaphore très australienne. Wolf a admis qu'une révision immédiate était nécessaire.

«Tout le monde fait de son mieux pour améliorer la qualité du spectacle, mais quand tu réalises qu'en fait tu l'as rendu encore pire, tu dois t'asseoir et trouver des solutions, savoir comment rebondir, et cette discussion doit avoir lieu.»

Horner a appuyé cette suggestion. «Nous devons régler cet enjeu immédiatement. Ce que nous avons vu aujourd'hui est néfaste pour la Formule 1.» Quelques heures plus tard, les bonzes de la F1 décidaient de revenir au format de qualifications de 2015. Avec AP

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