Le rêve possible de Marie-France Larouche

Marie-France Larouche, que l'on voit ici en 2012... (Photothèque Le Soleil)

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Marie-France Larouche, que l'on voit ici en 2012 au Championnat canadien, a remporté l'argent en 2004 et le bronze en 2009 à ce prestigieux tournoi de curling féminin.

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(Québec) Sous la rubrique «objectifs» de son site Web, l'équipe de Marie-France Larouche ne fait pas de détour : gagner le Championnat canadien des Coeurs Scotties, est-il écrit. Un but formulé au début de la saison, bien avant que le quatuor ne s'y qualifie, lors du championnat provincial de curling, en janvier.

«On a toujours des objectifs de rêve», affirme la capitaine de l'équipe qui représentera le Québec au prestigieux tournoi féminin, dès samedi, dans la ville albertaine de Grande Prairie. «Mais c'est possible», ajoute-t-elle.

D'ailleurs, ce même site Web fait la part belle à une citation du légendaire Michael Jordan : «Il faut se fixer des buts avant de pouvoir les atteindre.» 

Si Larouche, Brenda Nicholls, Annie Lemay et Julie Rainville l'emportent, il s'agirait d'un grand exploit. D'abord parce que le Québec n'a remporté cette compétition qu'une seule fois, en 1975, alors qu'il s'appelait le Championnat Macdonald Lassies. Mais surtout parce que ces quatre femmes ont toutes pris une pause de leur sport favori dans les dernières années.

Avant cette saison, la capitaine lévisienne n'avait presque pas joué pendant deux ans. Larouche a eu le temps d'avoir un deuxième enfant, de poursuivre sa carrière d'enseignante en éducation physique au primaire. Et aussi de retrouver le goût de la compétition.

Elle a pris cette pause, car la défaite lui faisait plus de mal que la victoire de bien. «Je trouvais que j'en mettais trop pour ce que ça donnait. J'avais un peu de misère avec mes priorités», raconte candidement la meilleure Québécoise en curling.

Deux ans plus tard, un retour à la compétition la «démangeait». Soutenue par sa famille, l'athlète de 35 ans s'est relancée dans l'aventure. Elle a réuni des filles qu'elle connaissait bien, des ex-coéquipières qui n'avaient jamais fait équipe toutes les quatre. Larouche est désormais capable de relativiser les échecs. «Peu importe ce qui arrive, je vais être encore vivante après!»

Neuvième participation

Larouche en sera à une neuvième participation au plus grand tournoi féminin de curling canadien. Ne manque qu'une victoire à son palmarès. Elle a remporté l'argent en 2004 et le bronze en 2009. À sa dernière présence, il y a quatre ans, elle a terminé au pied du podium.

À Grande Prairie, elle affontera les meilleures formations des autres provinces et territoires, ainsi que celle représentant le Canada. Championne olympique, l'équipe de Jennifer Jones part avec l'étiquette de favorite. Le quatuor albertain mené par Chelsea Carey possède aussi une petite avance sur les autres, croit Larouche. Pour le reste, «on est un peu toutes égales. C'est sûr que si on joue moyen, il n'y a aucune chance qu'on se qualifie» pour les éliminatoires. Larouche et Cie visent donc un top 4 en ronde préliminaire, après quoi «tout est possible».

Et si le possible survient, team Larouche fera d'une pierre deux coups. Car elle a un autre objectif, étroitement lié au premier : participer au Championnat du monde de Swift Current. L'équipe gagnante en Alberta obtiendra un laissez-passer pour ce tournoi qui aura lieu fin mars, en Saskatchewan.

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