Purge à la haute direction du Comité olympique canadien

La firme Rubin-Thomlinson, mandatée après la démission de... (Photothèque Le Soleil)

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La firme Rubin-Thomlinson, mandatée après la démission de Marcel Aubut, a indiqué dans son rapport que des dirigeants ont admis se trouver en possession d'informations qui suggèrent que des membres du personnel ont été victimes de harcèlement.

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Donna Spencer
La Presse Canadienne

Deux dirigeants et un gestionnaire du Comité olympique canadien (COC) ont été congédiés quelques jours après la parution d'un rapport accablant sur la façon dont l'organisme a géré les allégations de harcèlement sexuel à l'endroit de son ex-président Marcel Aubut.

Deux sources ont confirmé, mardi, que la chef du sport Caroline Assalian, la directrice exécutive des opérations Judy Crute, ainsi que le gestionnaire des ressources humaines Robert Cousin ne sont plus avec l'organisation. Un porte-parole du COC a déclaré que l'organisme ne ferait aucun commentaire sur des sujets personnels.

Aubut a démissionné de son poste en octobre dernier après que des femmes l'eurent accusé de harcèlement sexuel. L'avocat de 68 ans n'a toutefois pas été accusé de quoi que ce soit. Au moment de remettre sa démission, il a demandé pardon «à tous ceux et celles qui auraient pu être offensés par mon comportement».

Le COC a par la suite mandaté la firme indépendante Rubin-Thomlinson pour réviser les politiques et les pratiques de l'organisation.

Plus d'une centaine d'entrevues ont été menées auprès d'employés et d'ex-employés. L'une des conclusions de ce rapport est que la «majorité des gens interviewés ont été témoins ou victimes de harcèlement [autant sexuel que psychologique] pendant le mandat de l'ex-président, que ce soit aux bureaux du COC ou à l'extérieur de ceux-ci».

Le rapport indique également que «certains dirigeants ont admis se trouver en possession d'informations qui suggèrent que des membres du personnel ont été victimes de harcèlement».

Le COC, dont les quartiers généraux sont à Montréal mais qui compte également des bureaux à Toronto, s'est engagé à adopter les huit recommandations soumises dans le rapport.

Vingt ans au comité

Assalian a travaillé 20 ans pour le COC et occupait son poste depuis 2011. Elle a aussi travaillé au sein de la Commission d'évaluation 2022 du Comité international olympique à titre de conseillère. L'ex-vedette des Stingers de l'Université Concordia au basketball a fait partie des 20 femmes les plus influentes du sport selon l'Association canadienne pour l'avancement des femmes, de sport et de l'activité physique en 2008, 2011 et 2013.

Quand le rapport a été rendu public le 13 janvier, la nouvelle présidente, Tricia Smith, a indiqué qu'un nouveau dirigeant en ressources humaines ainsi qu'une secrétaire corporative seraient embauchés pour améliorer la gouvernance au sein de l'organisme.

Smith a aussi précisé que le conseil d'administration du COC a voté pour le maintien en poste du chef de la direction Chris Overholt, tout en promettant que «ce ne serait plus comme avant, que tout le monde, y compris Chris et [moi], devra assumer ses responsabilités».

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