Geneviève Thibault dans un bob historique

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Geneviève Thibault (en rose) et ses coéquipières à l'entraînement à Calgary la semaine dernière. Elles s'élanceront samedi à Lake Placid dans une épreuve de bobsleigh à quatre, une première dans l'histoire de la Coupe du monde.

La Presse canadienne, Jeff McIntosh

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(Québec) Quatre femmes s'élanceront à bord d'un même bobsleigh pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, samedi. Geneviève Thibault, de Québec, fait partie de cet équipage de pionnières.

«C'est un moyen de dire que nous, on est prêtes. Et on commence tout de suite», a affirmé Thibault, vendredi matin, quand Le Soleil l'a jointe à Lake Placid. Comme un bobsleigh en descente, chaque seconde de son temps était comptée. Neuf minutes avant de quitter l'hôtel pour la piste où elle marquera l'histoire du sport avec Kallie Humphries, Melissa Lotholz et Cynthia Appiah.

Pilote double championne olympique en titre du bobsleigh féminin à deux, Humphries se bat pour faire admettre le bob féminin à quatre comme nouvelle discipline en Coupe du monde, et éventuellement aux Jeux olympiques.

En décembre 2014, Humphries et l'Américaine Elena Meyers Taylor avaient fracassé les barrières sportives en concourant dans une épreuve de Coupe du monde à quatre, chacune aux commandes d'une équipe complétée par trois hommes.

Après avoir été privée de course à quatre par la fédération canadienne à l'automne, Humphries franchit un pas de plus, dans le nord de l'État de New York. L'Albertaine de 30 ans pilotera Canada-3, deux quatuors canadiens 100 % masculins prenant aussi le départ.

«On a fait juste une descente d'entraînement à quatre», rapporte Thibault. «Quand ç'a été notre tour, le monde est venu autour pour voir comment on allait se débrouiller. Et ç'a bien été! Pas parfait, mais on a réussi à toutes embarquer et on est bien descendues.»

Car il y a un monde entre le bob à deux et à quatre. Le triple médaillé olympique Steven Holcomb avait comparé le pilotage d'un bob à deux à celui d'une voiture de course et d'un bob à quatre à celui d'un autobus scolaire.

Samedi dernier, les filles se sont exercées dans la Maison de glace du Parc olympique de Calgary, installation d'entraînement pour les départs. «On est deux à embarquer par le côté, ce qui est très différent que d'embarquer par l'arrière [comme à deux]. Il faut vraiment être synchronisées. Tout en courant vite, tu t'accotes sur le bunk et tu sautes par-dessus, de côté. Ce n'est pas naturel! Au début, on avait de la misère», convient Thibault, qui s'installe au troisième rang, deuxième pousseuse.

L'autoroute du diable

La piste de Lake Placid est considérée parmi les plus techniques au monde, au long de ses 20 virages. Une section est même baptisée l'autoroute du diable. En plus du manque d'expérience, Thibault et ses acolytes souffrent d'un sérieux déficit de poids de quelque 100 kilos sur les équipes masculines.

«Si on bat une équipe de gars, ça va être bon», glisse celle qui espère la naissance d'un circuit féminin à quatre pour la saison prochaine. Une épreuve de démonstration toute féminine se tiendra le 21 février à Igls, en Autriche, en marge des Championnats du monde.

Les Canadiennes compétionneront dans les autres épreuves masculines de Coupe du monde d'ici la fin de la saison, sauf celle de Whistler, en Colombie-Britannique, jugée trop rapide.

Thibault, 29 ans, de Val-Bélair, a été sprinteuse et joueuse de rugby. À la fin de l'été dernier, elle a abandonné un emploi d'ingénieur à Parcs Canada pour tenter sa chance en bobsleigh et s'installer à Calgary, où son frère Adam joue dans la LCF avec les Stampeders. Elle est aussi réserviste pour Humphries et Lotholz en bob à deux.

Les rondes de descente à quatre commencent à 9h et à 10h30. Le receveur de passes des Alouettes de Montréal Samuel Giguère sera à bord de Canada-2, de retour sur la glace après trois ans d'absence.

La piste de Lake Placid est considérée parmi... (La Presse Canadienne, Jeff McIntosh) - image 2.0

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La piste de Lake Placid est considérée parmi les plus techniques au monde, au long de ses 20 virages. «Si on bat une équipe de gars, ça va être bon», dit Geneviève Thibault.

La Presse Canadienne, Jeff McIntosh

Monter le bob

Si elle a sa place dans l'équipe à quatre, Geneviève Thibault sert de réserviste aux épreuves à deux. Roue de rechange pour Kallie Humphries et Melissa Lotholz. «Je m'occupe du bobsleigh : le monter en haut, mettre les patins... Et je m'échauffe toujours comme si j'allais courir. Entre les deux descentes, je m'assure que les vêtements chauds sont rendus en bas pour que les filles s'habillent. Je m'occupe que tout se passe comme il faut», résume-t-elle. Vendredi, à Lake Placid, le duo Humphries-Lotholz a fini deuxième avec un cumulatif de 1 min 53,91 s, à 43 centièmes des Américaines Jamie Greubel Poser et Cherelle Garrett (1:53,48). Après quatre des huit tranches de Coupe du monde, Humphries et Greubel Poser revendiquent chacune deux victoires et quatre podiums. Thibault vise la place derrière Humphries d'ici la fin de la saison. «J'ai demandé jeudi à l'entraîneur-chef si j'allais encore avoir la chance de compétitionner avec l'autre freineuse à l'entraînement, mais il m'a dit qu'il ne le savait pas encore.»

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