10 ans de Crashed Ice en 5 temps

Le Crashed Ice devait au départ se tenir... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le Crashed Ice devait au départ se tenir à Montréal. N'ayant pas trouvé d'emplacement satisfaisant dans la métropole, l'entreprise Red Bull s'est laissé charmer par le relief de Québec.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La ville de Québec reçoit le Red Bull Crashed Ice pour une 10e fois vendredi et samedi après avoir accueilli sa première épreuve en 2006. Le Soleil s'est entretenu avec ses artisans afin de déterminer les moments forts de cette histoire d'amour entre la capitale et le géant de la boisson énergisante.

Le Red Bull Crashed Ice... de Montréal?

Le premier Crashed Ice de Québec a été «l'événement le plus compliqué à mettre en place», se souvient Patrice Drouin, président de Gestev et promoteur responsable de la venue de Red Bull dans la capitale. Intéressé par ce qui se tramait en Europe depuis 2001, M. Drouin avait levé la main pour collaborer. «Red Bull m'a dit : "OK, mais il faudrait faire ça à Montréal par contre."» 

Après une semaine de reconnaissance dans la métropole en compagnie de représentants de l'entreprise autrichienne, le promoteur est «revenu bredouille», n'ayant trouvé aucun emplacement répondant aux critères de la discipline (espace, dénivelé). «Donnez-moi une semaine, et je vais trouver une place à Québec», leur a-t-il promis, en décembre 2005. «Tout de suite ça m'a flashé. "Le parlement et place D'Youville, on va commencer à travailler avec ça."» 

Ne possédant pas d'expérience pour construire les infrastructures et composant avec une équipe réduite, Gestev a réussi à livrer la marchandise en à peine «quelques semaines», l'épreuve étant prévue le 4 mars. Environ 35 000 curieux avaient été attirés par ce sport encore marginal à l'époque. Et on connaît la suite... 

Des tempêtes et des maux de tête

Martin Genois, directeur principal de la production chez Gestev, est le maître d'oeuvre de toutes les pistes de descente de patins à Québec. Si construire la rampe glacée de 460 mètres «est une autre journée au bureau» 10 ans plus tard, l'année 2007 restera gravée dans les mémoires. «Durant une semaine [de production], il y a eu des tempêtes de neige. Je pense qu'il y en a eu trois. La piste ne finissait plus de se remplir de neige. De nuit, tout le monde était avec leurs pelles à sortir la neige au fur et à mesure», raconte-t-il. 

Québec n'en est alors qu'à sa deuxième épreuve et le lieu, celui de la côte de la Montagne, est utilisé pour une première fois par Gestev. «Ça a été un enfer blanc. Tout arrêtait de fonctionner.» Dame Nature a finalement collaboré quelques heures avant la compétition. «À la dernière minute, le ciel s'est éclairci, et on a eu droit à un spectacle mémorable.» 

L'expérience acquise durant ces 10 années fait de l'équipe de Gestev l'une des références en la matière. «On est mieux préparé, on fait ça comme un show en tournée. On est rodé, les travailleurs sont expérimentés. Chaque geste qu'on pose est réfléchi et a un impact.»  

Le favori local

Christian Papillon, aujourd'hui directeur sportif de la série Red Bull Crashed Ice, était dans la foule lors de la première descente de patins extrême à Québec, en 2006. «Je me mordais les doigts de ne pas avoir été là [sur la piste]», se rappelle le natif de Québec. Après avoir terminé cinquième en 2007 devant ses partisans, il était devenu le favori local et un candidat au titre. Son plus «gros» souvenir remonte à 2009. «C'est un des trucs que je vais me rappeler toute ma vie. Je suis au départ, et là des centaines ou des milliers de personnes se mettent à scander mon nom et à taper sur les bandes. Je vois tout le monde et j'entends tout le monde... J'ai des frissons juste à le raconter.» 

Papillon est alors en demi-finale et affronte un redoutable patineur en Kyle Croxall, l'un des compétiteurs les plus titrés dans l'histoire de la discipline. «Pour moi, je m'en allais en finale ce soir-là, mais il est arrivé un truc avec Kyle Croxall. À l'époque, il était un peu plus pesant que moi et on s'était pris dans un coin, et il avait gagné la position.» 

Du rock à - 28 °C

Habitués à traîner leur caribou, les amateurs de icecross downhill en ont réellement eu besoin au Red Bull Crashed Ice de 2008, en pleine année du 400e de Québec. La course est présentée au mois de janvier et, pour couronner la soirée, les promoteurs organisent un spectacle du groupe Three Days Grace au parc de la Francophonie... sur une scène extérieure! «Il faisait - 28», grince encore Patrice Drouin. «Il y avait du monde en avant qui faisait du body surf. Les Européens se demandaient d'où on sortait», rigole-t-il. Près de 15 000 personnes avaient bravé le froid jusque dans la nuit. «Ça a démontré qu'à Québec, beau temps, mauvais temps, on fête!» 

Épreuve reine

La suite de l'histoire entre le Crashed Ice et Québec s'est concrétisée après la création du Championnat du monde en 2010. La capitale a eu l'occasion d'assister au couronnement du champion du monde durant cinq années de suite, de 2010 à 2014. Après une pause au profit d'Edmonton l'an dernier, Québec est cette année le théâtre de l'inauguration du championnat 2015-2016, et l'hôte de la première course du nouveau Championnat du monde féminin.

Aujourd'hui au Crashed Ice

  • 9h30 à 10h30 : Entraînements
  • 11h à 12h30 : Qualifications (hommes et femmes)
  • 18h30 : Ouverture du site*
  • 20h : Épreuve par équipe 
*Le site est accessible toute la journée, mais l'animation ne commencera qu'à 18h30

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