La descente de ski est là pour rester aux Olympiques

Gian Franco Kasper... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Gian Franco Kasper

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

SOLDEN - La descente des JO d'hiver de Pékin de 2022 n'est en rien menacée de disparition, malgré des rumeurs qui l'avaient laissé craindre, a assuré Gian Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski (FIS), vendredi en Autriche, à la veille de l'ouverture de la Coupe du monde de ski alpin.

En fait, le président de la FIS avait été un brin provocateur lors d'une récente réunion technique, évoquant les épreuves menacées aux JO d'hiver, notamment celles qui n'entrent pas dans le format télévisé par leur durée, comme le 50 km de ski de fond, ou coûtent cher, tels le bobsleigh et, justement, la descente. Omnipotent président de la Fédération autrichienne de ski (OeSV), Peter Schröcksnadel avait relayé les craintes il y a quelques jours, s'inquiétant du «risque bien réel» de voir la discipline reine disparaître prochainement du programme olympique. Il avait aussi insisté sur la nécessité de rendre plus attrayante la descente.

Q La descente va-t-elle disparaître des JO?

R Ne vous inquiétez pas, la descente aura bien lieu. Il faut se méfier des rumeurs. On n'a pas parlé de ça au CIO. La descente est la reine des épreuves alpines. Si elle est dehors, c'est tout le ski alpin qui est dehors. J'ai vu M. Bach [Thomas, le président du CIO] il y a trois jours. Il m'a dit : "Mais tu es fou, tu veux couper la descente!" Ce sont plutôt les bureaucrates, dès lors que le CIO a décidé de couper dans les coûts, qui ont essayé de regarder ce qui coûtait le plus cher : le bob, la descente, la luge, les tremplins.

Q Mais la Chine, sans tradition dans la discipline, peut-elle s'intéresser à la descente?

R Ils vont tout faire pour avoir des descendeurs. Dans une autre nation, on choisirait un groupe de cinq-six jeunes. Les Chinois en prennent 50 000! Je suis sûr qu'on va voir des champions chinois dans toutes les disciplines en 2022, avec les moyens qu'ils ont. Regardez, dans le freestyle et le snowboard, ils n'étaient pas présents. Et maintenant, ils sont parmi les meilleurs.

Q Économiquement, le marché asiatique des sports d'hiver existe-t-il?

R Le marché asiatique, on ne l'a pas vraiment eu encore dans les sports d'hiver. Avec la Corée en 2018 et la Chine derrière, ça nous aidera pour le développement. Actuellement, on a un peu près 200 stations de ski en Chine, dans quelques années elles seront 500.

Q Et la réduction des épreuves prônée par le CIO?

R Ce n'est pas la réalité. Pour les JO d'hiver, on avait décidé 100 événements, pas plus. Pour la Corée du Sud [Pyeongchang, en 2018], on est déjà à 102. Pour les JO d'été de Tokyo [2020], on a cinq nouveaux sports qui pourraient être ajoutés.

Q Quelles solutions alors pour freiner le gigantisme et les surcoûts?

R Utiliser les stades, les structures existant à proximité, même dans des pays limitrophes. Et puis après le choc de Sotchi [budget de 51 milliards $], des sept candidats au départ pour les JO de 2022, il n'en est resté que deux, dont Pékin. La solution, c'est aussi de faire voter les gens pour savoir s'ils veulent ou non les Jeux. 

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer