Une vie à dos de cheval

Billie Derouet compétitionne depuis l'âge de huit ans.... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Billie Derouet compétitionne depuis l'âge de huit ans. Cavalière professionnelle, elle vit des bourses qu'elle remporte et enseigne également son art aux plus jeunes. Elle fait partie des quelque 200 participants du Concours hippique de Lévis, qui se déroule d'aujourd'hui à dimanche.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Billie Derouet a sept ans quand ses parents lui offrent son premier cheval. Depuis, la femme de 23 ans dit avoir monté «tous les jours de sa vie». Une passion qui l'a conduite de la Floride à l'Europe et qui, espère-t-elle, la mènera aux Jeux olympiques.

La cavalière professionnelle fait partie des quelque 200 participants du Concours hippique de Lévis qui se déroule d'aujourd'hui à dimanche. La compétition se déroule pour la 37e année aux Écuries de la Chaudière, à Breakeyville (voir l'encadré).

Derouet commence à faire des compétitions à l'âge de huit ans, dans son Bromont natal. Toute la famille s'initie d'un coup à l'équitation. «Mes parents venaient me chercher à l'école quand j'étais au primaire et je mangeais mon sandwich sur le dos de mon cheval à l'heure du midi», a-t-elle raconté mercredi.

Très tôt, elle se découvre un talent certain. En 2005 et en 2007, Canada hippique la nomme meilleure cavalière junior. En 2011, ses succès la conduisent en Europe, où elle s'entraîne avec le champion du monde de sauts d'obstacles de l'époque, le Belge Philippe Lejeune. Elle visite alors la France, la Hollande, la Suisse et bien sûr la Belgique. Tous les hivers, elle se rend en Floride pour faire le circuit de compétitions d'hiver.

Elle vit désormais de sa passion. En plus des bourses de plus en plus généreuses qu'elle remporte, elle enseigne son art à des plus jeunes.

Ses succès se multiplient grâce à son cheval, Bonaparte, qu'elle entraîne et développe elle-même depuis quatre ans. «Sa progression est fulgurante», constate Derouet. «Il ose me donner espoir de rêver à beaucoup plus. Je sais pas ce qui va l'arrêter. Peut-être qu'un jour il va se rendre jusqu'aux Olympiques.»

Les victoires, les bourses et les médailles, c'est bien. Mais le lien étroit qui se développe avec le cheval, c'est encore mieux, ajoute la cavalière. «Je fais vraiment ça pour la passion du contact avec l'animal. La connexion qu'on peut avoir, c'est inimaginable. Ce n'est pas mécanique, ce n'est pas une voiture. Le feeling qu'on a quand on est dans les airs, au-dessus de l'obstacle, c'est incroyable.»

La promesse de maman Lafontaine

Billie Derouet est deuxième au classement de la Tournée équestre provinciale du Québec, un circuit de sauts d'obstacles. Elle se battra, aujourd'hui et dimanche, pour conserver son rang. La recrue Olivia D'Errico (Blainville), 20 ans, lui souffle dans le dos. Devant elles, Bianca Lafontaine (Montréal) est assurée de remporter l'or. Deux autres passionnées.

Lafontaine a d'ailleurs raconté au Soleil, mercredi, ce moment qui a fait basculer sa vie alors qu'elle n'avait que sept ans. «J'étais en auto avec mes parents. On est passé devant une écurie. On s'est arrêtés. Ma mère ne voulait pas me laisser embarquer sur le cheval. Elle m'a dit : "Si tu me rappelles, le premier jour de l'automne, que tu veux encore monter à cheval, je te laisse monter".»

La jeune Bianca n'a pas oublié. Dès les premières heures de l'automne suivant, elle rappelle à sa mère qu'elle lui a fait une promesse. «Elle n'a pas eu le choix d'accepter», rigole aujourd'hui la cavalière, qui a participé à des compétitions internationales cette année et qui rêve, elle aussi, aux Jeux olympiques.

Rendez-vous incontournable

Le Concours hippique de Lévis est né en 1979, une idée de Nicole et Langis Lapierre, propriétaires des Écuries de la Chaudière. D'un simple concours régional, ce rendez-vous est devenu au fil du temps un incontournable pour les meilleurs cavaliers de la province. «Si on compare avec ce que c'était quand ç'a commencé, c'est vraiment le jour et la nuit», dit Langis Lapierre. «Le site s'est amélioré, on a ajouté beaucoup d'installations permanentes. C'est très différent.»

La compétition se déroulera sur les terrains des Écuries de la Chaudière, l'ancienne ferme agricole du père de Lapierre. Il s'agit du dernier concours hippique de la saison québécoise. Environ 5000 spectateurs sont attendus. Il fera beau pendant toute la fin de semaine, prédit-on. Pour les détails concernant les épreuves et les horaires : www.ecuriesdelachaudiere.com

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