Québec en lice pour le congrès SportAccord 2016

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Le pdg du Centre des congrès de Québec, Pierre-Michel Bouchard, n'est pas prêt à tout pour accueillir l'élite mondiale des fédérations sportives.

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(Québec) Après le succès de 2012, le Centre des congrès de Québec veut récidiver et tenir un autre congrès SportAccord en 2016. On souhaite positionner encore davantage la capitale comme ville pouvant accueillir de grands événements sportifs.

Pierre-Michel Bouchard, pdg du Centre des congrès de Québec, a reçu «des tonnes de documents», jeudi matin, afin de préparer le dossier de la ville de Québec pour obtenir ce congrès, explique-t-il au Soleil.

Les négociations avec l'organisation internationale sportive étaient déjà enclenchées depuis quelques mois, mais Québec vient officiellement d'être invitée à soumissionner. Deux autres villes, Dubaï et Singapour, sont aussi dans la course, indique M. Bouchard.

Bien sûr, le pdg du Centre des congrès veut être «responsable» et n'est pas prêt à tout pour accueillir l'élite mondiale des fédérations sportives. Lors du dernier congrès, à Sotchi, en Russie, en avril dernier, «ils les ont gâtés un peu. Ils leur ont donné 1000 voyages en première classe, tandis que nous, c'était 75 en 2012», décrit par exemple M. Bouchard.

Si les dirigeants de SportAccord sont prêts à se déplacer à Québec selon les mêmes critères qu'en 2012, ce que ses «sources européennes» laissent entendre, M. Bouchard est tout à fait prêt à les accueillir.

Il y a trois ans, la tenue du congrès SportAccord a coûté 2,5 millions $ en fonds publics, mais les retombées économiques ont été au rendez-vous. Il y en a eu pour 6 millions $ seulement pour les six jours de l'événement, soutient M. Bouchard. Plus de 1800 délégués et 200 journalistes étaient sur place, dont Jacques Rogge, alors président du CIO.

C'est sans compter les autres événements que Québec a pu organiser et qui ont découlé de cette rencontre, comme les Jeux mondiaux des maîtres, l'hiver dernier, cite M. Bouchard.

Pour Patrice Drouin, président de Gestev, cette candidature de Québec est une très bonne nouvelle et la tenue d'un deuxième congrès SportAccord en quatre ans est très «plausible». Celui qui a assisté à tous les congrès SportAccord depuis 2012 soutient que c'est l'endroit idéal pour nouer des liens avec les hauts dirigeants des fédérations sportives. «À chaque année, j'entends toujours parler très, très positivement de Québec. C'est gravé dans la mémoire des gens que Québec est une belle ville et qu'on sait bien organiser les choses», dit-il.

Bien que les événements de Gestev (Coupe du monde de ski de fond, Red Bull Crashed Ice, Vélirium au Mont-Sainte-Anne) ne découlent pas directement de la tenue du congrès SportAccord, M. Drouin soutient que ça reste une vitrine «incroyable».

Rêve olympique?

Intimement lié au Comité international olympique (CIO), un congrès SportAccord raviverait-il l'espoir qu'un jour la capitale accueille des Jeux olympiques d'hiver? Il n'a pas été possible de s'entretenir avec Marcel Aubut, président du Comité olympique canadien à ce sujet, jeudi. M. Aubut prépare actuellement la candidature de Toronto pour les Jeux olympiques d'été de 2024.

Pierre-Michel Bouchard dit avoir eu la bénédiction de la mairie de Québec pour étudier la possibilité de tenir un congrès SportAccord en 2016, mais le maire Régis Labeaume est loin de rêver des Jeux en ce moment. M. Labeaume a dénoncé une fois de plus la semaine dernière le gigantisme des récents JO, qui mènent souvent à des «désastres financiers». Il a même suggéré au maire de Toronto d'y penser à deux fois avant de dire oui au Comité olympique canadien pour 2024, tout en félicitant le maire de Boston d'avoir su résister aux «sirènes du comité olympique».

Une organisation en crise

Impossible pour le moment de prédire dans quel état d'esprit seront les membres de l'organisation SportAccord lors du prochain congrès, les derniers mois ayant été pour le moins tumultueux.

Des dissensions se sont fait sentir au congrès d'avril, à Sotchi, entre SportAccord et le Comité international olympique (CIO). Le président de SportAccord, Marius Vizer, a dit que le CIO pourrait «courir à sa perte» s'il n'accordait pas plus de pouvoirs aux fédérations, qualifiant l'organisation de «dépassée, injuste, fausse et pas du tout transparente».

Quelques semaines plus tard, M. Vizer a démissionné et a été remplacé de façon temporaire par le suisse Gian-Franco Kasper, un membre du CIO, jusqu'à l'élection d'un nouveau président. Celui-ci a aussi demandé une réorganisation complète de l'organisme, que plusieurs fédérations internationales sportives ont déjà abandonné.

«un endroit neutre»

Alors que le congrès SportAccord devait se tenir pour les quatre prochaines années à Sotchi, l'organisation a changé son fusil d'épaule et cherche maintenant une autre ville pour l'an prochain. «Pour toutes sortes de raisons politiques qu'on devine, ils ne veulent plus aller là», indique Pierre-Michel Bouchard, pdg du Centre des congrès de Québec.

Selon lui, la ville de Québec a l'avantage d'être un «endroit neutre», qui se tient loin des «controverses», ce qui serait l'idéal pour que l'organisation en crise puisse se rebâtir.

Signe que les choses semblent évoluer positivement, M. Bouchard a eu l'assurance jeudi matin que le CIO serait présent au congrès SportAccord 2016. Patricia Cloutier avec AP

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