Boston renonce à la course aux JO de 2024 faute de soutien populaire

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Le maire de Boston Marty Walsh

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Agence France-Presse
New York

La ville de Boston a renoncé à sa candidature aux Jeux olympiques d'été de 2024, faute d'adhésion de la population, et le comité olympique se donne maintenant jusqu'en août pour trouver un éventuel remplaçant.

«Nous n'avons pas été en mesure d'obtenir le soutien d'une majorité des citoyens de Boston pour accueillir les Jeux olympiques de 2024 et les Jeux paralympiques», a constaté Scott Blackmun, le patron du Comité olympique des États-Unis (USOC), dans un communiqué.

«Par conséquent, l'USOC ne pense pas que Boston, avec le niveau de soutien actuel, serait en mesure de l'emporter face aux superbes candidatures de Paris, Rome, Hambourg, Budapest ou Toronto», a-t-il ajouté.

Cette annonce n'est pas vraiment une surprise, le manque d'enthousiasme des Bostoniens pour le projet, reflété dans tous les sondages, avait très tôt inquiété le comité.

En janvier, le Comité avait préféré Boston à Washington, Los Angeles ou encore San Francisco.

Plus tôt dans la journée de lundi, le maire de Boston, Marty Walsh, avait fait part de ses très fortes réticences à l'organisation de l'événement en raison de ses craintes pour les finances de la ville en cas de dépassement des coûts.

Il refuse de signer un document demandé aux villes hôtesses, a-t-il expliqué: «c'est un engagement que je ne peux pas prendre sans l'assurance que Boston et ses résidents seront protégés».

«Je refuse d'engager la responsabilité de Boston pour des dépassements, et je refuse de signer une garantie qui utilise l'argent des contribuables pour payer pour les jeux Olympiques», a-t-il ajouté.

Date butoir: 15 septembre

Pourtant, le projet olympique de la métropole du Massachusetts, réputée pour ses universités et laboratoires de recherches de renommée mondiale, se veut peu dispendieux (4,7 milliards $US) et en adéquation avec l'Agenda-2020 du CIO avec une candidature à taille humaine et utilisant des infrastructures existantes ou temporaires.

Mais pour les édiles et la population, le risque était encore trop grand de devoir mettre la main à la poche d'autant que les budgets présentés par les villes candidates sont très rarement tenus.

L'USOC a indiqué qu'il se donnait jusqu'en août pour éventuellement désigner une autre ville américaine, qui pourrait se porter candidate.

Le temps presse, les villes candidates devant soumettre avant le 15 septembre leur candidature par lettre au Comité international olympique (CIO), qui annoncera en 2017 à Lima, après l'examen des dossiers de candidature, la ville hôte des JO 2024.

Les États-Unis n'ont pas accueilli les Jeux d'été depuis ceux d'Atlanta en 1996 et ceux d'hiver depuis Salt Lake City en 2002.

Une tentative de New York d'organiser les Jeux de 2012 avait été coulée par des problèmes liés au site de construction du principal stade du projet. Chicago -- candidat pour 2016 -- avait été éliminé par le Comité international olympique (CIO).

«L'USOC aimerait beaucoup voir une ville américaine accueillir les Jeux olympiques et paralympiques en 2024», a souligné M. Blackmun.

«Nous allons immédiatement commencer à explorer comment cela est possible tout en respectant les principes, auxquels nous sommes fermement attachés».

«Nous comprenons bien la réalité du calendrier qui se présente à nous», a-t-il dit.

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