L'hypothèse d'un retour des Nordiques dans l'Ouest est positive, selon un spécialiste

Dans une entrevue accordée au Boston Globe, Gary... (Photo John Locher, AP)

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Dans une entrevue accordée au Boston Globe, Gary Bettman a évoqué la possibilité qu'une future équipe de hockey établie à Québec se joigne à l'Association de l'Ouest.

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(Québec) Le simple fait de s'interroger sur l'association dans laquelle évolueraient les Nordiques s'ils revenaient dans la Ligue nationale de hockey (LNH) est en soit un signe positif sur un possible retour, selon Frank Pons, professeur à l'Université Laval, spécialiste en marketing sportif.

C'est ce qui le «frappe le plus» à la lecture de l'entrevue de Gary Bettman parue dans le Boston Globe, dimanche. «On est même prêts à penser à les voir dans l'Ouest», et ce, même si ce n'est pas le scénario idéal, a-t-il souligné lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.

Dans le format actuel de la LNH, chaque équipe joue davantage de matchs contre ses rivaux de division, qui sont incluses dans les associations. Si Québec devait se retrouver dans l'Ouest, il y aura nécessairement des conséquences, à commencer par les coûts de déplacement, croit M. Pons. «Ensuite, il y a moins de rivalités [puisque les rivaux de division sont géographiquement éloignés]. Il y a un manque à gagner certain aux guichets. Ça a un impact financier évident», a-t-il expliqué.

Importante rivalité

Pour les amateurs de hockey de la province - et même d'ailleurs au Canada et aux États-Unis-, la défunte rivalité Montréal-Québec est un argument de poids pour justifier un retour des Bleus dans la capitale. Ironiquement, s'ils jouaient dans l'Ouest, les Nordiques croiseraient moins souvent le fer avec le Canadien.

Selon Frank Pons, Québecor ne souffrirait peut-être pas trop à court terme de détenir une équipe évoluant dans l'association de l'Ouest, séparée de sa rivale naturelle qu'est Montréal. L'effet de nouveauté, à lui seul, garderait l'intérêt des fans et assurerait de faire salle comble au moins «dans les deux ou trois premières années», avance-t-il.

C'est davantage sur le long terme que le fait de jouer contre des équipes à l'autre bout de l'Amérique du Nord risque de devenir un caillou dans le soulier des propriétaires.

M. Pons n'a pu s'empêcher de dire que cette analyse est purement hypothétique et conditionnelle à une expansion. À ce sujet, il demeure méfiant par rapport aux déclarations de Gary Bettman, voulant que Québec et Las Vegas soient prioritaires.

«J'ai un peu plus peur que la lenteur du processus autorise peut-être d'autres équipes à rentrer plus tard [même si Gary Bettman dit qu'il est trop tard]. Si le processus est si long que ça, rien n'empêche Seattle de se mettre d'accord sur un aréna [et de demander une franchise]», a-t-il fait valoir.

Le plan de la LNH, sur deux ans, prévoit l'arrivée des équipes d'expansion en 2017-2018. Mais rien n'est certain avec la LNH, croit M. Pons. «La LNH se laisse toutes les portes ouvertes.»

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