Panam: tremplin idéal pour les Olympiques à Toronto

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Le président du Comité olympique canadien (COC) Marcel Aubut

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Toronto

Pour Marcel Aubut, les Jeux panaméricains ont placé Toronto en tête de lice pour l'obtention des Jeux olympiques d'été de 2024. Mais il y a un os.

Les élus municipaux de Toronto sont particulièrement préoccupés par la possibilité des dépassements de coûts, comme ce fut le cas aux Jeux de Sotchi en 2014 (50 milliards $US) et de Pékin en 2008 (43 milliards $).

De plus, la perspective que le Comité international olympique (CIO) demande la construction d'un "éléphant blanc" comme le Stade olympique, qui est encore payé par les Montréalais près de 40 ans après les Jeux d'été de 1976, ne les entiche pas particulièrement. Le conseil municipal de Toronto a d'ailleurs déjà voté contre une éventuelle proposition d'appui à la candidature de la Ville reine pour l'obtention des JO.

Aubut, le président du Comité olympique canadien (COC), assure cependant qu'aucune de ces craintes ne se concrétisera, car, dit-il, l'arrivée en poste du nouveau président du CIO Thomas Bach il y a un an et demi a complètement changé les façons de faire de l'organisation. Il a souligné à cet effet qu'il avait siégé sur un comité qui avait veillé à la réforme du processus d'octroi des Jeux olympiques.

«Les gens ont peur et c'est compréhensible parce que c'est nouveau, a-t-il admis. Je vous le dis, nous entrons dans une nouvelle ère, avec un nouveau modèle d'affaires pour l'octroi des JO. Ce ne sont pas des blagues. Cette réforme est basée sur la flexibilité, l'accessibilité et la réduction des coûts.

«Nous avons un avantage incroyable ici à Toronto parce que la plupart des infrastructures ont déjà été construites pour les Panam - c'est là généralement qu'il y a des dérapages dans les coûts -, alors où est le risque? Où est le grand danger?, a-t-il questionné. Le fiasco à Pékin, ou encore celui en Russie, ça ne se reproduira plus. Donc, l'objectif, c'est de convaincre les gens, un par un s'il le faut, que les chances d'avoir une 'badluck' comme ça sont presque nulles.»

Le temps presse

Selon l'ex-propriétaire et président-directeur général des Nordiques de Québec, Toronto constituerait la meilleure candidature puisqu'elle a démontré, en organisant les Jeux panaméricains, qu'elle était capable de soutenir un événement de cette envergure. Il a rappelé en ce sens que Rio avait organisé les Jeux panaméricains de 2007, avant d'obtenir les Jeux olympiques de 2016.

Toronto a échoué à ses quatre tentatives précédentes pour organiser des Jeux d'été - en 1960 (Rome), en 1964 (Tokyo), en 1996 (Atlanta) et en 2008 (Pékin). Jusqu'ici, cinq villes ont fait part de leur intérêt pour déposer leur candidature pour l'obtention des JO de 2024 : Rome, Paris, Boston, Budapest et Hambourg.

Le problème pour que Toronto rejoigne ce groupe, c'est que le temps presse. Les villes qui souhaitent organiser les JO de 2024 ont jusqu'au 15 septembre pour présenter leur candidature au CIO et lui verser 50 millions $ pour signifier le sérieux de leurs démarches. Lorsqu'on lui a demandé s'il était confiant de pouvoir en arriver à une entente avec M. Tory, on a senti qu'il marchait sus des ?ufs.

«(M. Tory) est un leader fantastique, a-t-il dit. Je ne lui dirai pas comment faire son travail, et il n'a pas besoin d'aide pour réaliser de grandes choses pour cette ville. Il a toute ma confiance et fera ce qui est préférable pour les Torontois. S'il opte pour appuyer la candidature, alors il fera tout ce qui est nécessaire pour que ça se concrétise, mais je respecterai son choix, et toutes les étapes qu'il doit franchir avant de prendre sa décision.»

Dans l'espoir d'obtenir la faveur populaire, Aubut a entamé sa campagne de charme en faisant miroiter la possibilité que les Jeux olympiques puissent accélérer la réalisation de nombreux projets municipaux, notamment dans le transport - la principale source de mécontentement des Torontois associée aux Jeux panaméricains.

«Ce pourrait être une occasion en or pour les citoyens de cette ville, car des projets qui n'aboutissent pas depuis une trentaine d'année - comme un système de trains légers ou de nouvelles autoroutes - pourraient enfin se concrétiser», a-t-il expliqué.

Les succès remportés par les athlètes canadiens - ils étaient deuxièmes au classement des médailles à l'aube de la dernière journée de compétitions, avec 214 médailles, dont 77 d'or - et le fait que près d'un million de billets se soient écoulés lors des jeux ont aussi apporté de l'eau au moulin d'Aubut.

En conséquence, l'avocat de formation a répété lors d'une conférence de presse du COC à quelques heures de la cérémonie de clôture des Jeux panaméricains dimanche soir qu'il fera «tout en son pouvoir afin que Toronto devienne la ville organisatrice des Jeux olympiques d'été de 2024.»

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