L'avenir des Coyotes entre les mains de la Ville de Glendale

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Le conseiller municipal de Glendale Gary Sherwood croit que la vente des Coyotes n'a jamais été aussi près de se concrétiser que maintenant.

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(Québec) Le sort des Coyotes de Phoenix est plus que jamais entre les mains de la Ville de Glendale, selon le conseiller municipal Gary Sherwood. Si la LNH a trouvé son acheteur avec le groupe Renaissance Sports & Entertainment (RSE), il reste encore à convaincre les élus de l'importance de conserver l'équipe en Arizona, ce qui n'est pas gagné d'avance.

Selon ce que rapportaient plusieurs médias vendredi, dont Associated Press et Fox Sports Arizona, la LNH aurait accepté l'offre d'achat de RSE en vue d'obtenir la franchise des Coyotes de Phoenix.

Impliqué dans le dossier depuis son entrée en poste comme conseiller municipal de Glendale en janvier et partisan du maintien de l'équipe dans le désert, Gary Sherwood croit que la vente de l'organisation n'a jamais été aussi près de se concrétiser que maintenant. De toute façon, «c'est la dernière chance», tranche-t-il en entrevue au Soleil. «Si nous n'avons pas réglé d'ici le 30 juin, ils [les Coyotes] sont partis.»

Mais pour que la transaction soit conclue, RSE et la LNH doivent trouver un terrain d'entente avec les élus de Glendale concernant le contrat de gestion du Jobing.com arena, domicile des Coyotes appartenant à la municipalité.

M. Sherwood dit avoir discuté avec Anthony LeBlanc et ses associés de RSE le 7 mai dernier. «Anthony est à la recherche d'une entente similaire à celle de Greg Jamison», affirme-t-il, précisant que le groupe est à la recherche d'un pacte à long terme.

En novembre, le précédent conseil municipal de Glendale avait consenti à verser 15 millions $ par année à M. Jamison pendant 20 ans pour l'exploitation et l'entretien de l'aréna.

Mais le contexte a changé depuis. Trois nouveaux conseillers ont fait leur entrée à l'hôtel de ville, et un nouveau maire a été élu en Jerry Weiers.

Qui plus est, la Ville s'est aperçue au début du mois de mai que le coût réel d'exploitation du Jobing.com arena était de l'ordre de 5,1 à 5,5 millions $ par année, plutôt qu'entre 10 et 20 millions $.

Glendale a donc changé son fusil d'épaule et a revu à 6 millions $ annuellement la somme maximum qu'elle était prête à verser au prochain propriétaire des Coyotes qui voudrait gérer l'édifice. RSE réclamerait entre 13 et 15 millions $ par année.

Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, et son bras droit, Bill Daly, seront à Glendale mardi matin pour y rencontrer les élus. Les principaux représentants de RSE seront aussi sur place.

Selon M. Sherwood, pas de doute qu'une partie des discussions tourneront autour de ce litige. «Il y aura beaucoup de négociations.» La LNH ne tentera pas d'imposer une voie à suivre aux élus, prévoit-il. Elle devrait plutôt présenter son échéancier.

La LNH prévoit une heure avec le maire, une heure avec le directeur général de la ville et deux heures avec les conseillers, a fait savoir M. Sherwood.

La ligue fera part des avancements avec les membres du groupe RSE. Une conférence de presse est ensuite prévue en après-midi.

Selon le conseiller municipal, le groupe RSE «est ouvert», mais chacune des parties devra concéder du terrain.

M. Sherwood sait qu'il sera difficile de convaincre certains élus. Le nouveau maire, Jerry Weiers, s'est toujours montré réticent à investir des fonds publics pour le maintien de l'équipe en Arizona. Il a déjà déclaré à Gary Bettman que Glendale n'était pas la «caisse enregistreuse» de la LNH. «Nous avons besoin d'un autre vote», admet-il.

Le conseil de ville de Glendale comptent sept élus et M. Sherwood croit que trois d'entre eux y compris lui-même voteront en faveur d'une entente. Cela signifie qu'un conseiller ou même le maire aura la balance du pouvoir.

Selon M. Sherwood, si la rencontre de mardi est productive, un premier débat entre élus pourrait avoir lieu le 4 juin prochain. Si tout se passe bien, un vote serait tenu le 11 juin. «Mais ce ne sont que des spéculations.»

M. Sherwood rappellera à ses collègues l'importance de conserver l'équipe dans la région. Il estime à 10 millions $ les pertes de revenu dès la première année, advenant un déménagement.

M. Sherwood croit que Glendale pourrait devenir «une ville fantôme». Il fait notamment allusion à la ville de Hartford au Connecticut, qui a perdu ses Whalers en 1997. «Même McDonald's ne faisait plus d'affaires là-bas», illustre-t-il.

Les conséquences du départ de l'équipe pourraient être «dévastatrices», conclut-il.

Le capitaine des Coyotes, Shane Doan, saluant la... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Le capitaine des Coyotes, Shane Doan, saluant la foule lors du dernier match à domicile des Coyotes le 26 avril.

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Anthony Leblanc, à l'arraché

L'homme d'affaires Anthony LeBlanc, natif de Thunder Bay, est dans la course pour l'acquisition des Coyotes de Phoenix depuis 2009. Il est le président et chef de la direction de Lakehead Sports and Holdings. Il fut également vice-président des ventes chez Research in Motion de 2000 à 2008. Dès l'annonce de faillite par Jerry Moyes en mai 2009, M. LeBlanc était dans les rangs avec son groupe, Ice Edge Holdings. L'un de ses associés de l'époque, l'Américain Daryl Jones, diplômé de l'Université Yale, est toujours à ses côtés en 2013. De toute évidence, LeBlanc et Jones cherchaient des poches profondes pour les aider à acquérir l'équipe. Quand l'homme d'affaires de Chicago Matthew Hulsizer s'est intéressé aux Coyotes de Phoenix en 2011, LeBlanc aurait tâté le terrain. Hulsizer s'est toutefois retiré. Les deux hommes ont refait surface côte à côte en février 2013, mais rien n'a abouti. C'est à ce moment qu'Anthony LeBlanc a déniché un compatriote canadien, le banquier de Calgary George Gosbee. M. Gosbee est président et chef de la direction d'AltaCorp Inc., une banque d'investissements spécialisée dans le domaine de l'énergie - et du pétrole - en Alberta. Il serait l'un des hommes d'affaires les plus influents de la province. Selon certains médias, Gosbee et le groupe dirigé par LeBlanc tenaient des discussions formelles et informelles depuis près de trois ans. Avec ESPN

CHRONOLOGIE

Mai 2009

Le propriétaire des Coyotes de Phoenix, Jerry Moyes, déclare faillite. Il tente sans succès de vendre l'équipe à Jim Balsillie.

Novembre 2009

La LNH rachète les Coyotes pour 140 millions $. Un mois plus tard, la Ligue annonce qu'elle négocie avec Ice Edge Holdings.

Mars 2010

La Ville de Glendale rencontre un nouveau groupe dirigé par le propriétaire des Bulls (NBA) et des White Sox (MLB) de Chicago, Jerry Reinsdorf.

Juin 2010

Jerry Reinsdorf se retire et la vente des Coyotes échoue de nouveau.

Automne 2010

Matthew Hulsizer entame des négociations avec la LNH et Glendale.

Mai 2011

Greg Jamison entre dans le portrait et négocie avec Glendale pour faire l'acquisition des Coyotes.

Juin 2011

Hulsizer se retire puisque Glendale a entamé des négociations avec de nouveaux groupes, dont celui de Jamison.

Janvier 2013

L'entente entre Glendale et Greg Jamison échoue, tout comme la vente de l'équipe. La LNH repart à zéro.

Avril 2013

Darin Pastor fait son entrée en scène. Son offre est toutefois rapidement rejetée par la LNH un peu plus tard en mai.

Sources : The Arizona Republic, La Presse Canadienne, Phoenix Business Journal

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