Les dépisteurs de la LNH craquent pour Seth Jones

En vue du repêchage de la LNH, Seth... (La Presse Canadienne)

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En vue du repêchage de la LNH, Seth Jones (à droite) a été élu au sommet du classement des recrues devant le centre des Mooseheads de Halifax, Nathan MacKinnon (2e), et son coéquipier, l'ailier gauche Jonathan Drouin (3e).

La Presse Canadienne

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(Halifax) Philippe Boucher se doutait bien que Seth Jones, qui n'avait que 12 ou 13 ans à l'époque, deviendrait un premier de classe. Mardi, le défenseur des Winterhawks de Portland a été classé au premier rang des espoirs nord-américains par la Centrale de recrutement de la LNH devant le centre des Mooseheads de Halifax, Nathan MacKinnon.

Le hasard fait bien les choses puisque les meilleurs espoirs de la Ligue canadienne de hockey étaient réunis mardi au Metro Centre de l'endroit afin de se taper une série de tests devant des préparateurs physiques et de nombreux dépisteurs de la LNH.

La Centrale de recrutement plaçait donc Jones devant MacKinnon et Jonathan Drouin, l'autre espoir des Mooseheads, tandis que le top5 était complété par Sean Monahan (Ottawa) et Hunter Shinkaruk (Medecine Hat). On retrouve aussi cinq joueurs de la LHJMQ dans le top 10 en y ajoutant les noms de Frédérik Gauthier (7e, Rimouski), Valentin Zykov (8e, Baie-Comeau) et Anthony Mantha (10e, Val-d'Or).

«Je souhaite bonne chance à nos joueurs de la LHJMQ, mais je pense que Jones sera difficile à déloger du premier rang», a indiqué le directeur général de l'Océanic de Rimouski, qui avait de quoi se réjouir du bulletin de la mi-saison de la centrale puisqu'on y retrouvait plusieurs joueurs de son équipe.

Boucher ne parle pas à travers son chapeau à propos de l'arrière américain de six pieds trois pouces et demi qui fait déjà saliver plusieurs équipes de la LNH. Pendant son séjour avec les Stars de Dallas, son fils a joué avec le frère de Jones. «Je me souviens bien de Philippe [Boucher], je pense que son garçon et mon petit frère ont évolué deux ans ensemble», confiait Jones, mardi.

Seth Jones est le fils de Popeye Jones, un ancien joueur de basketball de la NBA. Lorsque Boucher jouait pour les Stars, Popeye était entraîneur avec les Mavericks (NBA) et il avait demandé au natif de Saint-Apollinaire de venir voir son fiston à l'oeuvre et de lui donner son avis.

Du basket au hockey

«Il était plus connaisseur dans le basketball et tenait à avoir mon opinion. Tu ne fais pas ça à n'importe qui, mais je lui ai dit qu'il jouerait dans la LNH. C'était clair après l'avoir vu pendant deux présences, et ce, même s'il n'était que pee-wee. Déjà, il était mature et possédait un coup de patin comme j'aurais aimé avoir. Seth a tout, son coffre à outils est complet», raconte Boucher, qui assistera au match des espoirs, aujourd'hui.

La mission de Boucher n'allait pas se limiter à cette analyse. Représenté par Pat Brisson, il a indiqué à celui-ci qu'une perle rare se trouvait à Dallas. «Popeye m'avait demandé qui était mon agent et si j'en étais satisfait. Il en avait rencontré plusieurs, sauf lui. Moi, j'ai juste dit à Pat qu'il y avait un excellent jeune joueur dans la région, ce que je pensais de lui et de s'informer à son sujet. Ça n'a pas été long qu'il a fait ses devoirs», ajoutait-il à propos de celui qui représente les deux joueurs installés au sommet de la liste, soit Jones et MacKinnon.

«Bien que leur père a joué au basketball, les trois fils Jones ont préféré le hockey. Incrédule et plus habitué au parquet qu'à la patinoire, Popeye Jones avait aussi demandé un conseil à Joe Sakic à l'époque où les deux hommes étaient associés aux Nuggets (NBA) et à l'Avalanche.

«Montre-leur à patiner», lui avait répondu l'ancien des Nordiques.

Des liens familiaux utiles

Seth Jones a l'avantage d'avoir grandi dans le sport professionnel, ce qui lui a permis de découvrir les deux côtés de la médaille, la pression comme la préparation physique et psychologique. Son père a connu une carrière d'une douzaine d'années dans la NBA, jouant pour Dallas, Toronto, Boston, Denver, Washington, Dallas et Golden State.

«Il y avait des équipes de la LNH où mon père se trouvait, mais j'ai surtout fréquenté les arénas de basketball. La carrière de mon père m'aide beaucoup, surtout cette saison. Il l'a vécu, ma mère aussi, on sait qu'il est important d'avoir un bon régime de vie pour passer à travers.

«J'ai vu comment les pros abordaient les matchs, se préparaient, se comportaient à l'extérieur. Ce n'était pas du hockey, mais ça se ressemblait», soulignait celui qui ne peut éviter les questions à propos de ses liens familiaux.

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