La fin du lock-out n'accélérera pas nécessairement le retour des Nordiques

Les observateurs interrogés par Le Soleil ont souligné... (Archives La Presse Canadienne)

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Les observateurs interrogés par Le Soleil ont souligné que la nouvelle entente sera bonne pour les équipes évoluant dans de petits marchés. Il faudra cependant attendre encore quelques années avant de revoir les Nordiques dans la capitale. Sur cette photo du 6 avril 1995, le joueur des Nordiques Owen Nolan met en échec Mark Recchi du Canadien.

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) Selon plusieurs observateurs consultés par Le Soleil, la fin du lock-out dans la Ligue nationale de hockey (LNH) n'accélérera pas nécessairement le retour d'une équipe à Québec, mais certains éléments du nouveau contrat de travail pourraient avoir un effet bénéfique quant à la rentabilité à long terme d'une équipe à Québec.

«C'est sûr que c'est une bonne chose. Pour ramener une équipe à Québec, il faut que l'industrie soit en santé et maintenant, la LNH va être capable de travailler en faisant une planification sur 10 ans», explique M­e Marcel Aubut, ex-président des Nordiques et président du Comité olympique canadien.

«Auparavant, dès qu'on réglait une convention, il fallait penser à l'autre négociation tout de suite après en raison de la durée plus courte et des révisions après quatre ans», enchaîne Me Aubut.

Norm O'Reilly, professeur agrégé en gestion du sport à l'Université d'Ottawa, croit aussi que le nouveau contrat de travail pourrait aider au retour d'une équipe à Québec. «De ce que je connais de la nouvelle convention, c'est très bon pour toutes les équipes dans de petits marchés, comme par exemple une équipe qui s'installerait à Québec. Les conditions financières sont meilleures pour la survie de ces équipes», indique-t-il en mettant toutefois un bémol.

«C'est à la fois un avantage et un désavantage, car le nouveau contrat est aussi très bon pour des marchés comme Phoenix et la Floride, qui avaient des problèmes et ont maintenant de meilleures chances de demeurer en place. La possibilité de voir une équipe existante déménager à Québec est donc moins grande», signale M. O'Reilly.

Quant à Jonathon Gatehouse, journaliste au magazine Maclean's et auteur du livre The Instigator : How Gary Bettman Remade the NHL and Changed the Game Forever, il ne voit pas la grande ligue de retour dans la capitale avant deux ou trois ans.

«La situation des Coyotes de Phoenix semble réglée et on voit que les choses bougent aussi du côté des Devils du New Jersey, qui ont trouvé un arrangement financier avec la LNH et les banques pour éviter la faillite. Ces équipes ne risquent donc pas de déménager et, selon moi, il faudra attendre quelques années avant de voir une expansion», analyse-t-il.

«La LNH voudra s'assurer de voir une hausse constante de ses revenus avant de penser installer des équipes dans de nouveaux marchés. Il faudra voir aussi si des équipes ont encore des problèmes financiers même avec la nouvelle entente», indique M. Gatehouse.

Quand la LNH le voudra!

André Richelieu, professeur titulaire en marketing du sport à l'Université Laval, ne voit pas non plus la LNH revenir rapidement à Québec. «Il y aura une équipe à Québec le jour où la direction de la LNH voudra une équipe à Québec! Dernièrement, la LNH s'est plutôt acharnée à sauver des équipes à l'ombre des cactus ou des palmiers plutôt que de se recentrer sur le Canada.»

M. Richelieu croit cependant que le lock-out qui vient de prendre fin pourrait avoir du bon pour un retour des Nordiques s'il amène un changement de garde dans la LNH. «Après la saison annulée en 2004-2005, Gary Bettman avait dit qu'il n'y aurait plus jamais de conflit. Il n'a pas tenu promesse et en plus, il a très mal géré l'opération de relations publiques avec les partisans durant le lock-out.»

Selon lui, cette situation pourrait déboucher sur un changement de garde au cours de la prochaine année. «Avec ce lock-out, la LNH s'est aliénée les amateurs, mais aussi les commanditaires et les diffuseurs. Pour rebâtir le lien de confiance, un changement de garde est nécessaire et plus ou moins inévitable», croit-il.

Ce n'est toutefois pas l'avis de Jonathon Gatehouse, qui estime que la plupart des propriétaires d'équipe sont satisfaits du travail de Bettman. «Il leur avait promis un partage des revenus à 50-50 entre les propriétaires et les joueurs et c'est ce qu'il a livré. Gary Bettman était fort et il demeure très fort», conclut le journaliste et écrivain.

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