Les Coyotes plus payants en lock-out que sur la glace

Greg Jamison, le futur acquéreur des Coyotes de... (Photo: Reuters)

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Greg Jamison, le futur acquéreur des Coyotes de Phoenix.

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David Rémillard
Le Soleil

(Québec) L'organisation des Coyotes de Phoenix pourrait faire des profits cette année grâce au lock-out et à la possible vente du club à l'homme d'affaires Greg Jamison. Les profits, s'il y en a, atteindraient entre quatre et cinq millions de dollars.

La démonstration vient du Phoenix Business Journal, dans sa parution de mercredi.

Greg Jamison, potentiel acheteur de l'équipe, qui appartient présentement à la Ligue nationale de hockey (LNH), recevra en moyenne 16 millions $ de la Ville de Glendale pour les 20 prochaines années grâce à une entente de gestion du Jobbing.com Arena paraphée à la fin novembre. L'entente a été signée cette semaine, a confirmé une porte-parole de la Ville de Glendale. Jamison a jusqu'au 31 janvier pour s'entendre avec la Ligue pour le rachat des Coyotes.

S'il acquiert l'équipe cet hiver, il aura accès aux sommes versées par Glendale dès 2013. En cas de lock-out prolongé, il économisera également 50 millions $ en masse salariale, les joueurs n'enfilant pas leurs patins.

Résultat? Possiblement le meilleur bilan financier des dernières années. L'organisation pourrait dégager quelques profits en 2012-2013, de l'ordre de quatre à cinq millions de dollars, toujours selon le Phoenix Business Journal. En 2011-2012, alors que du hockey se jouait encore et que les Coyotes atteignaient pour la première fois de leur histoire la finale de l'association de l'Ouest, le magazine Forbes évaluait les pertes de l'équipe à 21 millions $.

Cas «extrême»

Cette situation financière favorable pour Greg Jamison laisse entrevoir qu'il fera partie des propriétaires qui ne sont pas pressés de régler si le lock-out devait se prolonger, selon Marc Lavoie, professeur spécialisé en économie du sport à l'Université d'Ottawa. «C'est un des problèmes avec le lock-out, beaucoup d'équipes font des pertes financières. Une année où on ne joue pas, ça ne les dérange pas», affirme-t-il. Le cas des Coyotes est toutefois «extrême», juge-t-il, puisque «même la Ville leur donne de l'argent».

Vu sa position, Jamison devrait rejoindre les propriétaires demandant le plus de concessions, ajoute l'expert. «C'est ça la situation, il y a quelques équipes qui font beaucoup d'argent, il y en a un certain nombre qui en font un peu, et il y en a près de la moitié qui ont des pertes. Je crois que c'est ce qui explique en partie la longueur du conflit.»

Grâce à la péréquation, les équipes les mieux nanties transfèrent des sommes aux plus pauvres. «Ce que je ne comprends pas très bien, c'est l'attitude des propriétaires des équipes comme Montréal, Toronto, Vancouver. Ils sont silencieux.»

Aucune rencontre n'est prévue entre les propriétaires et l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey dans les prochains jours.

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