Chandra Crawford veut donner confiance en soi aux jeunes sportives

La nageuse synchronisée Élise Marcotte, la nageuse Audrey... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La nageuse synchronisée Élise Marcotte, la nageuse Audrey Lacroix et les fondeuses Chandra Crawford et Kikkan Randal sont venues parler à 40 sportives, lors d'une séance de Rapides et Radieuses, la fondation de Crawford consacrée à l'«autonomisation des jeunes filles par le sport».

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Chandra Crawford n'a pas partagé que son amour du ski de fond avec les milliers de spectateurs venus assister au Sprint Québec, cette fin de semaine. Elle a aussi semé estime et confiance en soi auprès de 40 jeunes filles, dimanche matin, sur les plaines d'Abraham.

«Aujourd'hui, on allume le feu pour réaliser vos rêves!» a lancé Crawford, avec son enthousiasme habituel, à un auditoire d'adolescentes réunies sous la tente. Elle a tenté de les convaincre que «tu contrôles le volume des petites voix dans ta tête», positives ou négatives.

L'Albertaine de 29 ans rappelait son propre triomphe olympique au sprint de Turin, en 2006. Sur la ligne de départ de la finale, elle côtoyait les «très sérieuses» Allemande Claudia Künzel et Russe Alena Sidko. En plus de sa compatriote et championne olympique en titre, Beckie Scott.

Et cette petite voix intérieure qui lui disait : «Qu'est-ce que tu fais là? Tu viens d'un petit village, tu n'as pas ta place avec les plus grandes.» Voix qu'elle est parvenue à faire taire durant deux minutes et 12,3 secondes, jusqu'au fil d'arrivée.

Pour cette séance de Rapides et Radieuses (Fast and Female), sa fondation consacrée à l'«autonomisation des jeunes filles par le sport», Crawford était entourée de sept autres championnes. Ensemble, elles revendiquent 10 présences olympiques ou paralympiques.

Les fondeuses Crawford et Kikkan Randal, gagnante des deux épreuves de sprint à Québec, la nageuse de papillon Audrey Lacroix, la nageuse synchronisée Élise Marcotte, la paracycliste Marie-Ève Croteau, les cyclistes de montagne Andréanne Pichette et Andréane Lanthier-Nadeau, ainsi que la volleyeuse de plage Kristina Valjas, grande soeur (6'2'') du fondeur Len Valjas étaient présentes.

«Quand j'étais jeune, le sport n'était pas vraiment quelque chose de cool pour les filles à l'école», se remémore Lacroix, 29 ans, native de Pont-Rouge. «On est ici pour leur donner la piqûre, qu'elles aient le goût d'être actives tous les jours.»

Le bonheur est dans le sport

Marcotte parle de «leur mettre l'étoile dans les yeux, peu importe le sport». «Et on n'est pas née avec l'étampe dans le front "Je vais aller aux Jeux olympiques". C'est de la passion et du travail», fait valoir la retraitée de 24 ans, qui vient de L'Ancienne-Lorette.

À une table, cinq fondeuses de 10 à 12 ans du club La Balade de Saint-Jean-Chrysostome. Alice Tremblay, Chloé Landry, Alycia Boucher, Anaïs Lefebvre et Gabrielle Laquerre allaient ensuite tester le parcours des pros devant le parlement. Pour elles, le bonheur est dans le sport. Pas loin, Joëlle Turcotte, 14 ans, et Kimberley Paul-Boulanger, 12, deux nageuses de Sorel-Tracy venues pour rencontrer Lacroix en personne.

Pour 25 $ chacune, elles ont eu droit à des discours de motivation, des discussions avec leurs idoles, des autographes, une séance d'échauffement et un petit goûter. Les filles décrochent six fois plus du sport que les garçons. L'estime de soi des adolescentes est à son plus haut niveau à l'âge de 11 ans, à son plus bas à 14.

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