«Je ne suis pas un grand croyant à la méthode d'expansion», a-t-il précisé lors d'une distribution de bourses du Comité olympique canadien (COC), jeudi au Centre de foires de Québec. «C'est une opinion personnelle, mais je pense que si Québec a une équipe un jour, ça ne se fera pas de cette manière.
«Je crois que Québec aura plus de chances d'avoir une équipe via l'achat d'une franchise déjà existante lorsque l'opportunité se présentera», a ajouté le président du COC. «Pour moi, ça serait plus logique. Mais c'est mon idée personnelle. Et je le répète, c'est patience et silence, sinon Québec n'aura jamais d'équipe.»
Questionné pour savoir si, au moment de faire leur entrée dans la Ligue nationale en 1979, avec les balises qu'on leur avait imposées, les Nordiques auraient pu être considérés comme une équipe de l'expansion, Me Aubut a lancé : «Je pense que nous étions dans une situation encore pire. Nous n'avions même pas de droits de radio et de télévision.»
Parlant des avantages dont pouvaient maintenant profiter les équipes faisant leur entrée dans la Ligue nationale, Me Aubut a expliqué que ceux-ci pouvaient leur permettre de progresser plus rapidement. «Le système est vraiment différent. Pour de bons opérateurs, il y a moyen de connaître du succès plus vite qu'avant. Mais ça prend les meilleurs opérateurs pour le faire.»
Par ailleurs, à la lumière des négociations des derniers jours, Me Aubut a révélé qu'il n'avait jamais été aussi persuadé de voir l'Association des joueurs et la Ligue nationale en arriver à une entente qui mettrait fin au lock-out qui dure depuis le mois de septembre et qui permettrait de sauver une partie de la saison 2012-2013.