Louis Bouchard espère que la FIS viendra plus souvent en Amérique

Pour une première Coupe du monde à Québec,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Pour une première Coupe du monde à Québec, plusieurs entraîneurs européens s'informent auprès des Canadiens pour savoir ce qui les attend ici, notamment sur les conditions de neige et l'équipement de base.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'opération charme est en marche. En plus de couronner les plus rapides sprinteurs du moment, le Sprint Québec de ski de fond qui se tiendra autour de la fontaine de Tourny, vendredi et samedi, possède un autre enjeu. «L'objectif est aussi de séduire la FIS», admet Louis Bouchard, l'entraîneur-chef du Centre national d'entraînement Pierre-Harvey.

Il rentre dans la capitale, lundi, en compagnie de la tête d'affiche de l'événement, Alex Harvey. Mais depuis déjà plusieurs semaines, celui qui accompagne le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges dans sa conquête du monde sait à quel point les rendez-vous de Québec et de Canmore (du 13 au 16) sont importants.

«J'ai vraiment hâte, ça fait longtemps qu'on en parle, et j'espère que ce sera un gros succès. Derrière tout ça, le but est de convaincre la Fédération internationale de ski [FIS] de tenir des coupes du monde à Québec et Canmore tous les deux ans», note l'entraîneur aussi affecté auprès de l'équipe nationale.

Selon lui, la présentation régulière d'étapes de la Coupe du monde au Canada - et pourquoi pas aux États-Unis - remettrait les pendules à l'heure. À tout le moins, cela amènerait une sorte d'équité entre les fondeurs, car pour l'instant, les calendriers sont toujours à l'avantage des athlètes européens en raison de la présentation de la totalité - ou presque - des courses sur le Vieux Continent.

«Qu'on le veuille ou non, les Canadiens et les Américains sont désavantagés chaque année. On doit s'adapter au décalage horaire, vivre dans les hôtels pendant plusieurs mois, s'organiser avec l'équipement et le transport. Nous avons développé une expertise avec le temps, on se débrouille très bien, mais ce sera plaisant de pouvoir skier chez nous plus souvent.»

Au cours des deux premiers arrêts de la Coupe du monde Viessmann à Gällivare, en Suède, et Kuusamo, en Finlande, plusieurs entraîneurs européens ont approché Bouchard et ses collègues canadiens pour s'informer de ce qui les attendait, notamment à Québec.

«Ils me questionnent sur le décalage horaire, les conditions de neige, l'équipement de base, les tables de travail, les petites cabanes de fartage. On ne peut pas tout faire pour eux, mon matériel roule, il se trouve en Colombie-Britannique pour une compétition nationale. Il s'agit d'une première expérience, ils seront bien reçus, mais si ça fonctionne et qu'on apparaît de façon régulière dans les calendriers à l'avenir, ils devront s'organiser comme nous l'avons fait en Europe.»

Fort calibre

Sur la piste, Bouchard s'attend à du fort calibre malgré l'absence du Norvégien Petter Northug Jr, du Suisse Dario Cologna et du Suédois Marcus Hellner, trois grosses pointures du ski de fond. En ce début de saison, il n'est cependant pas dit que ceux-ci auraient pris le plancher.

«Les meilleurs sprinteurs seront présents, autant chez les hommes que les femmes, bien que je n'aie pas vu la liste finale. Il faut savoir que les gars de distance [comme les trois mentionnés ci-dessus] ne se classent pas toujours dans les sprints. Leur force, c'est de réussir à épuiser les sprinteurs et plus la saison progresse, plus ils rivalisent dans cette discipline.»

Ceux-ci restent donc dans leur fuseau horaire, contrairement à Harvey et Devon Kershaw, des skieurs polyvalents.

«Si Alex et Devon étaient d'une nation européenne, ils ne seraient probablement pas venus à Québec et Canmore, comme ils ne sont pas toujours allés au sprint de Dusseldorf», indiquait-il à propos de la course qui fut attribuée à Québec dans le calendrier 2012-2013 de la FIS.

ALEX HARVEY IMPATIENT DE SKIER À LA MAISON

«J'y pense depuis qu'on sait que l'on va recevoir une épreuve à Québec», avouait Alex Harvey, dimanche, quelques minutes avant d'emprunter le chemin inverse qu'il fait à l'habitude pour participer à une Coupe du monde. Le stress du début de saison ne lui a pas permis d'échanger beaucoup sur le sujet avec ses rivaux, mais il s'attend à un produit de qualité pour le sprint par équipe de vendredi et celui individuel de samedi, les deux courses en milieu urbain qui seront présentées devant le Parlement de Québec.

Parmi les favoris, il nomme le champion sprint de la saison dernière, le Suédois Teodore Peterson et son compatriote Emil Joensson, les Norvégiens Oeystein Pettersen et Eirik Brandsdal, le Russe Alexey Petukhov. «Toute l'équipe norvégienne de sprint sera là et n'importe quel de ces gars-là peut gagner. Et c'est la même chose avec l'équipe russe. Moi, j'ai hâte d'avoir la chance de compétitionner à la maison, de voir ma blonde, ma famille et mes amis, c'est sûr, mais il ne faut pas penser que je meurs d'ennui quand je suis en Europe parce que je suis aussi confortable sur la route», précisait celui qui sera à l'avant-plan du Sprint Québec.

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