Biathlon: première victoire en Coupe du monde pour Le Guellec

Le sportif de 27 ans de Val-Bélair a... (AFP)

Agrandir

Le sportif de 27 ans de Val-Bélair a connu une course parfaite, autant dans la piste de ski de fond qu'au champ de tir, où il n'a raté aucune des dix cibles à faire tomber.

AFP

Partager

(Québec) Jean Philippe Le Guellec a écrit une page d'histoire, samedi matin en Suède, en remportant le sprint de 10 km de la Coupe du monde d'Östersund. Il devenait ainsi le premier Canadien à grimper sur la plus haute marche du podium de cette discipline dominée traditionnellement par des Européens, notamment les Scandinaves.

Le sportif de 27 ans de Val-Bélair a connu une course parfaite, notamment au champ de tir, où il n'a raté aucune des dix cibles à faire tomber malgré des conditions peu avantageuses. Son temps de 25:10,4 était plus rapide de 18 secondes sur le deuxième athlète à franchir le fil d'arrivée, le Français Alexis Boeuf. L'Autrichien Christoph Sumann a pris la troisième position.

Le Guellec grimpait sur le podium pour la première fois dans l'élite de la discipline, lui qui avait déjà été couronné champion mondial du sprint dans la catégorie benjamine en 2004. Depuis, il s'était glissé à maintes reprises dans le top 10, s'offrant une rutilante sixième place à cette même épreuve aux Jeux olympiques de Vancouver.

«Pour une surprise, c'en est toute une. Je ne m'attendais pas du tout à gagner. Il s'agit du résultat que j'avais en tête depuis les Jeux. En plus, j'ai fait d'une pierre trois coups, c'est une journée grandiose», avouait-il lorsque rejoint à son hôtel d'Östersund.

Il n'y était que de passage, puisqu'en début de soirée, il devait se pointer au centre-ville pour les cérémonies d'usage. À part Myriam Bédard, aucun athlète canadien n'avait eu la chance de s'y présenter; la meilleure performance masculine jusque-là ayant été une sixième position de Glen Rupertus en 1993.

«C'est mon premier podium, ma première victoire et je deviens le premier Canadien à l'emporter en Coupe du monde. Ça fait longtemps que j'y rêve et je savais que c'était possible, j'attendais juste le jour où ça arriverait. Disons que ça entame super bien la saison», confiait-il avec un brin de modestie dans la voix.

Les deux pieds sur terre

En Coupe du monde, Le Guellec avait déjà fini septième à Antholz (Italie) en 2009 et huitième à deux reprises en 2009 à Östersund et pas plus tard que l'hiver dernier à Hochfilzen (Autriche), chaque fois à la poursuite. Hier, on aurait pu le penser exubérant, voire au septième ciel. Mais il gardait les deux pieds sur terre, sachant qu'une autre course était à l'horaire aujourd'hui.

En raison de sa victoire, il devait d'ailleurs prendre le départ de la poursuite de 12,5 km - sa course préférée - avec une priorité de 18 secondes sur son plus proche poursuivant, le Français Boeuf. Mais avant de penser au résultat de celle-ci, il pouvait encore savourer celui d'hier. Son analyse lui indiquait que sa perfection au champ de tir a pesé lourd dans la balance.

«Il ventait pas mal, les conditions étaient donc bonnes pour moi. Pendant les deux premiers tours, mon entraîneur [Jean Paquet] me disait que ça allait bien, mais recevoir d'autres informations n'aurait pas fait de tort. Au dernier, il m'a dit que j'avais cinq secondes d'avance. J'ai donc mis toute la sauce pour la maintenir et creuser l'écart. J'ai explosé, comme si on avait mis une allumette dans le feu...», illustrait celui qui a skié ce tour en réalisant qu'il était sur le point de réussir un exploit peu commun.

À l'arrivée, la joie était au rendez-vous. Et le respect. Le petit Canadien s'invitait parmi les grands de la discipline. La foule l'acclamait, les bénévoles lui tapaient sur l'épaule, ses rivaux lui serraient la pince.

«Des gens m'ont dit qu'il trouvait ça le fun de voir quelqu'un d'autre sur le podium. Et sans prétention, moi aussi je trouve ça rafraîchissant!»

Peu de temps après sa victoire, sa coéquipière Zina Kocher s'offrait une 10e place chez les dames. «Une performance du genre, c'est toujours contagieux pour le reste de l'équipe. On le sentait dans notre petite cabane avant le départ des femmes, ça rendait tout le monde de bonne humeur.»

Un reportage inspirant

Débarqué en Suède voilà 10 jours à peine, Jean-Philippe Le Guellec a poursuivi son entraînement jusqu'au début de la présente Coupe du monde, la première de la saison.

Mercredi, il a terminé 62e de l'épreuve individuelle de 20 km, le décalage horaire ayant eu raison de son corps. En plus d'avoir adapté son horloge biologique à sa situation géographique, il s'est inspiré d'un reportage diffusé sur la chaîne EuroSport, ces derniers jours.

«Le Français Martin Fourcade [un canon de la discipline] racontait qu'une fois que tu as cassé la glace avec une première victoire, ça vient plus facilement par la suite», disait LeGuellec, lorsqu'on lui demandait si le gain de confiance allait avoir une influence sur ses prochaines performances, lui qui prévoit se retirer de la compétition active après les Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer