La passion de Mats Sundin

L'attaquant Mats Sundin, qui n'avait pas chaussé ses... (Photo AFP)

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L'attaquant Mats Sundin, qui n'avait pas chaussé ses patins depuis plus d'un an, a célébré son retour sur la glace dimanche en inscrivant un but lors de la Classique des Légendes.

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(Toronto) Comme son ancien capitaine Joe Sakic, Mats Sundin a lui aussi utilisé le mot passion pour décrire l'ambiance dans laquelle il a été transporté lorsqu'il a quitté sa Suède natale pour débarquer à Québec par un beau matin de septembre en 1990. Un milieu vibrant pour le hockey comme il n'avait jamais vu de sa jeune vie. Un milieu qui a contribué à forger le grand attaquant au talent quasi illimité.

«Les premières années sont toujours déterminantes, peu importe le domaine dans lequel on travaille», a-t-il déclaré environ une heure après la Classique des Légendes, dans laquelle il a chaussé les patins pour la première fois depuis un an. «Je me considère chanceux d'avoir joué quatre saisons à Québec. Un environnement qui était taillé sur mesure pour un gars comme moi.»

Débuts à Québec

Sundin a d'ailleurs sursauté lorsqu'on lui a demandé s'il n'y avait pas un peu des Nordiques dans cette fin de semaine d'intronisation au Temple de la renommée du hockey. «Pourquoi vous me demandez ça? a-t-il lancé avec un regard inquisitateur. Ce n'est pas parce que j'ai joué 13 ans à Toronto et que je considère cette ville mon deuxième chez moi après Stockholm que j'ai oublié Québec. C'est chez vous que tout a commencé. J'y ai connu tellement de bon temps.»

Il a ensuite esquissé un large sourire en regardant du côté de Joe Sakic qui donnait des entrevues à un autre groupe de journalistes. «En plus, cet honneur m'arrive en même temps que Joe. C'est un peu surréaliste. Malgré son jeune âge, c'est lui qui m'a pris sous son aile quand je suis débarqué en Amérique. À un moment donné, je crois que nous étions une douzaine de joueurs entre 19 et 22 ans. Certes, il y a eu des moments difficiles sur la glace. Mais il y avait toujours ce potentiel fou qui nous habitait. C'était clair aux yeux de tout le monde que l'avenir du club allait être spectaculaire.»

Malheureusement, ça l'a été sans lui. Troqué aux Maple Leafs en retour de Wendel Clark avec qui il a joué dimanche après-midi au Air Canada Center, Sundin allait regarder ses anciens potes devenus l'Avalanche remporter deux Coupes Stanley. «Ces choses-là arrivent dans le monde du hockey, a-t-il déclaré en fixant droit devant lui. Oui, ce fut un peu triste de quitter ce groupe incroyable d'athlètes. J'étais en négociation de contrat et nous ne parvenions pas à nous entendre. Ça m'avait frappé dur d'être échangé par les Nordiques, mais j'ai été choyé de tomber au sein d'une organisation comme celle des Leafs. Borje Salming m'avait dit à l'époque que j'adorerais Toronto et c'est exactement ce qui est arrivé.»

La crise de Pierre Pagé

Fallait bien sûr aborder la fameuse crise de Pierre Pagé en pleines séries éliminatoires de 1993, un incident que le grand

13 a voulu minimiser. «Vous savez, a-t-il dit, je ne m'en souviens à peu près pas. J'avais déjà été engueulé auparavant et je l'ai été après. Ça n'a pas du tout affecté ma carrière. Et ma relation avec Pierre a toujours été la même.» Convainquant, Mats? Pas vraiment.

Toujours est-il qu'il affirme n'avoir gardé que de bons souvenirs de Québec. Retrouvant le sourire, il a raconté comment il avait été accueilli par Joe Sakic lors de son premier entraînement avec les Fleurdelisés. «Moi, j'étais nerveux comme tout, a-t-il lâché. Je ne savais pas trop comment ça marchait, les pratiques, en Amérique. Je patinais autour de la patinoire, imitant les autres joueurs. À un moment donné, j'ai vu Joe s'amener à mes côtés, chuchotant à mes oreilles : "enfin, je vais finalement avoir quelqu'un de talentueux avec qui jouer". À partir de là, la pression est disparue tout d'un coup. Je savais que j'aimerais ça jouer pour les Nordiques.»

Il s'est ensuite informé sur ce qui se tramait concernant le retour de la LNH chez nous. «Je suis content que ça se jase, je suis content que le nouvel édifice soit en construction. Il n'y a aucun doute dans mon esprit qu'un club peut survivre à Québec. Avec le nom Nordiques en plus. J'ai déjà hâte d'aller assister à un match là-bas. Je souhaite bonne chance à tout le monde.»

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