On propose une répartition 50-50 des revenus entre les propriétaires et les joueurs, tout en répondant aux inquiétudes de ces derniers liées à des réductions de salaire qui suivraient un tel partage, eux qui obtiennent en ce moment 57 pour cent des revenus.
La proposition a été faite dans le but d'amorcer le 2 novembre une saison complète de 82 matches.
«Nous avons neuf ou 10 jours pour tout fignoler cette offre, pour qu'elle soit efficace et que nous puissions aller de l'avant», a dit le commissaire Gary Bettman.
Donald Fehr, le directeur exécutif de l'AJLHN, a reconnu que l'offre est plus intéressante que les précédentes, mais il n'a pas voulu commenter davantage dans l'immédiat, voulant prendre le temps de bien réviser le document.
Il semblait toutefois avoir quelque chose d'encourageant à montrer à l'exécutif des joueurs et au comité de négociations en appel-conférence, en après-midi.
«J'aimerais croire que ce sera un excellent point de départ, a dit Fehr. Espérons que nous puissions aller de l'avant pour voir s'il y a moyen de conclure une entente.»
Ce n'était pas clair à quel point la ligue serait disposée à modifier cette nouvelle offre. La LNH proposait auparavant de réduire la part des joueurs à 47 pour cent et d'introduire des règles plus strictes sur les contrats. Selon une source, la seule de ces règles à figurer dans l'offre mardi était de limiter les contrats à cinq ans.
La nouvelle offre place l'autonomie sans restriction à 28 ans ou après huit ans de service, un an de plus qu'actuellement. Les contrats de recrue resteraient d'une durée de trois ans.
Ni l'une ni l'autre des parties n'avait fait de proposition formelle depuis le 12 septembre, et Bettman a formulé celle-ci avec un plus fort sentiment d'urgence.
La ligue estime que le 2 novembre est la date la plus tardive pour amorcer une saison de 82 matches, avec la coupe Stanley accordée avant la fin du mois de juin.
«Si nous ne l'avions pas fait maintenant, si nous n'avions pas déposé d'offre que nous croyons juste et qui peut mener au retour du hockey, il n'y aurait probablement pas eu de mouvement avant longtemps, a dit Bettman. Nous l'avons fait dans l'esprit de préserver une saison complète.»
Le troisième lock-out de la LNH en 18 ans a déjà duré 31 jours, forçant le circuit à annuler deux semaines de matches à partir du 11 octobre. Bill Daly, le commissaire adjoint, a chiffré les pertes de revenus à environ 250 millions $.
Lundi, le site Internet Deadspin a révélé que la LNH a engagé la firme Luntz Global pour sonder un groupe sur la meilleure façon de faire passer son message lors du lock-out.
Il est clair que la meilleure publicité pour tout le monde impliqué serait d'en arriver à un nouveau contrat de travail. Avec une nouvelle offre sur la table, il semble que pour la première fois en plusieurs semaines, il y a raison de croire que le hockey sera de retour plus tôt que tard.
«Nous espérons que du point de vue des joueurs, une étude de l'offre amènera à penser qu'il y a là matière à négocier dans le but de finaliser une entente», a dit Fehr.