Les joueurs présents, en lock-out depuis 25 jours, ont même eu droit à une ovation à la fin du match, où l'Océanic était à l'honneur.
L'équipe Montréal, qui s'est inclinée 14-10 face à l'équipe Québec, avait en effet recruté pour l'occasion derrière le banc Philippe Boucher et Serge Beausoleil, directeur-gérant et entraîneur-chef de l'Océanic. L'équipe Québec était quant à elle dirigée par Gaston Therrien, premier entraîneur-chef de l'équipe rimouskoise.
«Je me rappelais très bien de ce banc-là. Je suis né avec l'Océanic, où j'ai débuté dans la Ligue junior majeur du Québec. J'ai adoré être entraîneur. Ce sont de bons souvenirs. C'était un honneur pour moi de revenir derrière ce banc», a commenté ce dernier.
Éric Bélanger, des Oilers d'Edmonton, qui a terminé en 1997 sa carrière junior avec l'Océanic, était aussi très heureux de revenir à Rimouski. «C'est la première fois que je reviens depuis mon séjour à Rimouski, qui n'a pas été assez long à mon goût. Mon souvenir, c'est la ville et les partisans. J'ai eu du bon temps. À mon premier ou deuxième match au Colisée de Rimouski, j'avais eu une ovation. Un souvenir qui va rester gravé dans ma mémoire pour toujours.»
Bélanger, qui retrouvera ses parents et amis ce soir au Colisée Pepsi, croit que le lock-out prendra fin en novembre. «C'est mon feeling. J'espère que je ne me trompe pas. C'est le temps que la saison commence.»
Du déjà-vu pour Boucher
Le directeur-gérant de l'Océanic, Philippe Boucher, a vécu le lock-out de 2004, alors qu'il portait les couleurs des Stars de Dallas.
«C'est dur à comprendre aujourd'hui qu'on soit encore rendu là. En 2004-2005, le lock-out paraissait plutôt inévitable. Il y avait alors l'idée que le conflit serait assez long. Je retiens de ce conflit qu'on a fait un bon ménage dans beaucoup de choses, comme les recommandations pour de nouveaux règlements et comment générer de nouveaux revenus. On a vu les résultats avec l'augmentation des revenus, les contrats de télévision, le hockey qui est plus excitant aujourd'hui. Mais manquer une saison, ce n'est jamais bon, ni souhaitable pour le sport.»
«Ce n'est pas un conflit si difficile que ça à régler», poursuit Boucher, qui porte au doigt la bague de la Coupe Stanley, gagnée alors qu'il évoluait en 2008-2009 pour les Penguins de Pittsburgh. «Bettman, qui n'a pas changé, adopte la ligne dure. Il a ses alliés de son côté, même s'il ne lui en faut pas beaucoup, mais ils sont prêts à recommencer comme en 2004. Ce qui est difficile à comprendre, d'un côté comme de l'autre, c'est qu'on a fait de l'argent depuis 2004.»
En ce qui concerne la rencontre de mercredi soir, Pierre-Alexandre Parenteau, avec quatre buts, Simon Gagné et Éric Bélanger, avec un tour du chapeau chacun, ont mené l'attaque de l'équipe Québec.
Derick Brassard et Jason Pominville, qui ont tous deux réussi un tour du chapeau, Guillaume Latendresse (deux buts), Colby Armstrong et Steve Bégin ont assuré la réplique pour l'équipe Montréal.
Deux grands absents
Le chandail du célèbre no 87 de l'Océanic et des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, n'a pas été hissé mercredi soir au plafond du Colisée de Rimouski, à la grande déception de beaucoup d'amateurs de hockey. L'occasion était belle pourtant. Il a été toutefois impossible de ramener Sidney Crosby tout comme Vincent Lecavalier dans le lieu original de leurs exploits au hockey junior.
«Les deux joueurs ne pouvaient pas venir à Rimouski, tout simplement par manque de disponibilité. Le chandail de Sidney sera un jour au plafond du Colisée, mais on ne connaît pas la date...», a mentionné le directeur général de l'Océanic, Philippe Boucher.
La dernière visite de Crosby dans l'amphithéâtre rimouskois remonte au 24 août 2007, alors qu'il s'était joint à l'entraînement quotidien de son ancien club, en plus de se prêter à une longue séance d'autographes. Vincent Lecavalier - dont le chandail trône au plafond du Colisée - est quant à lui revenu très souvent à Rimouski lors de son tournoi de golf bénéfice devenu un événement estival incontournable dans la région.