La LNH en lock-out: Fehr, un «gros atout» pour les joueurs

Rhéal Cormier, alors qu'il évoluait avec les Expos... (Photo archives Le Soleil)

Agrandir

Rhéal Cormier, alors qu'il évoluait avec les Expos de Montréal, en 1996.

Photo archives Le Soleil

Partager

(Québec) Même s'il n'a pas suivi dans le détail les négociations pour le renouvellement de la convention collective de la Ligue nationale de hockey (LNH), l'ex-lanceur des ligues majeures Rhéal Cormier, qui a vécu la grève de 1994 alors qu'il s'alignait avec les Cardinals de St. Louis, croit que les joueurs ont un gros atout de leur côté malgré le lock-out qui vient d'être déclenché.

«Une chose que je sais, c'est que les joueurs de hockey ont maintenant Donald Fehr comme directeur et lui, il est vraiment fort», affirme Cormier, rejoint par Le Soleil à sa résidence en Utah, au sujet de celui qui dirigeait les destinées de l'Association des joueurs des ligues majeures de baseball durant la grève de 1994.

«C'est certain que c'était plate un peu cette année-là, car une partie de la saison a été perdue et qu'il a fallu annuler la série mondiale, mais c'est la dernière fois que ça s'est produit. Toutes les négociations suivantes, les propriétaires et les joueurs ont été capables de s'entendre», se souvient-il.

Il faut dire que les conventions collectives suivantes ont été très généreuses pour les joueurs. Cormier, qui avait gagné moins de 500 000 $ à ses trois premières saisons dans les majeures, a gagné un salaire plus élevé pour la saison 1995 seulement et est ensuite entré dans le club des millionnaires du baseball au cours des saisons suivantes, récoltant en tout et partout près de 25 millions $ avant sa retraite en 2007.

Bon souvenir

Le gaucher de 45 ans garde donc un très bon souvenir de Fehr. «Dans les négociations de 1994, Don nous a vraiment bien représentés. Il connaît toutes les lois et il veut vraiment ce qu'il y a de meilleur pour les joueurs.»

«Tu sais, dans le temps, les propriétaires d'équipe ne voulaient jamais ouvrir leurs livres et dévoiler aux joueurs les profits qu'ils faisaient. Grâce aux efforts faits par Donald Fehr, ils ont fini par le faire. Pour cette raison, je pense que ça va éventuellement se régler au hockey et que les joueurs feront des gains là aussi», poursuit-il.

Cormier se rappelle aussi que Fehr avait contribué à préparer les joueurs pour le conflit qui s'annonçait. «Il nous avait incités à nous tenir, à être unis pour avoir ce que nous voulions. Et pour les jeunes joueurs, qui allaient le plus souffrir de l'arrêt de travail, il avait travaillé à mettre en place un fonds.»

Au-delà des qualités de Donald Fehr, l'ex-lanceur des Expos avoue toutefois que l'Association des joueurs du baseball majeur était à l'époque très puissante. «Notre union était vraiment forte, mais je ne sais pas si l'union est aussi forte au hockey.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer