La Ligue nord-américaine entend profiter de la LNH en lock-out

Le commissaire de la Ligue nord-américaine de hockey,... (Le Soleil, Olivier Bossé)

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Le commissaire de la Ligue nord-américaine de hockey, Michel Godin (entouré ici de Mario Bernard et de Gilles Bernier, du Groupe Canam), croit que le présent lock-out sera une bonne occasion pour les amateurs de hockey de découvrir la Ligue nord-américaine de hockey.

Le Soleil, Olivier Bossé

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(Québec) Même si elle n'acceptera plus les transfuges de la Ligue nationale de hockey (LNH) en lock-out, la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) espère bien profiter à nouveau du conflit de travail dans la LNH pour augmenter sa visibilité auprès des amateurs québécois.

«Il y a deux aspects sur lesquels nous croyons que le présent lock-out puisse être bon pour nous. D'abord, on sait que les partisans auront soif de hockey, et ce sera une bonne occasion pour découvrir le produit que nous avons à offrir. Nous avons fait beaucoup de travail pour devenir une ligue sérieuse. Nous espérons aussi que les médias se retournent vers notre circuit, ce qui nous donnerait davantage de visibilité», explique le commissaire Michel Godin.

Le circuit professionnel mineur, qui compte des équipes à Thetford Mines, à Saint-Georges de Beauce, à Rivière-du-Loup, à Saguenay, à Trois-Rivières, à Sorel-Tracy et à Cornwall, en Ontario, avait connu sa meilleure saison aux guichets lors du lock-out de 2004-2005, alors que Donald Brashear et le Radio X de Québec amenaient des foules de plus de 10 000 spectateurs au Colisée Pepsi. «C'est aussi l'année où nous avons eu le plus de couverture dans les médias», souligne le commissaire.

Non aux transfuges

À l'époque, le gardien Sébastien Caron, les défenseurs Mathieu Biron et Marc-André Bergeron et l'attaquant Donald Brashear avaient toutefois contribué à mousser l'intérêt pour le circuit. Cette situation ne se reproduira pas cette année, puisque la Ligue a voté un règlement qui rend inadmissibles tous les joueurs ayant disputé un match dans la LNH l'an dernier ou qui sont sous contrat avec le circuit Bettman.

«On ne voudrait pas qu'un joueur de gros calibre vienne offrir un produit temporaire qui disparaîtrait quand le lock-out prendrait fin. Il n'y a pas d'avantage à avoir des joueurs de la LNH. Ça prend des assurances et c'est très compliqué», explique Godin.

De plus, la LNAH s'est dotée d'un plafond salarial de 6300 $ par match, alors qu'on parlait à l'époque de 25 000 $ à 30 000 $ par semaine. «Les assistances étaient bonnes, mais les équipes payaient trop les joueurs et ça nous a fait très mal. Plusieurs complétaient l'année avec des déficits de 200 000 $ à 300 000 $, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.»

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