Marathon des Deux Rives: première victoire pour Omwenga

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Thomas Omwenga

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(Québec) Il aura fallu un Kényan pour enlever un Marathon des Deux Rives disputé dans des conditions de chaleur accablante, dimanche. À sa première participation, Thomas Omwenga a, malgré une sensation de 38oC avec le facteur humidex, bouclé le parcours en un temps de 2:28:36,9.

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En raison de la chaleur accablante, les coureurs inscrits aux épreuves de 10 km, de demi-marathon et de marathon, tombaient comme des mouches au fil d'arrivée.

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Le Colombien d'origine Johann-Alexander Salazar, de Québec

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Annulé en raison de la tempête tropicale Irène en 2011, le Marathon des Deux Rives faisait un retour en force, dimanche, avec 11 000 participants, un record! Mais comme ce fut le cas en 2010, la chaleur extrême est rapidement devenue l'histoire de la journée, alors que les coureurs inscrits aux épreuves de 10 km, de demi-marathon et de marathon tombaient comme des mouches - tantôt sous le coup de la chaleur, tantôt en raison de la déshydratation - au fil d'arrivée, situé sur le quai Saint-André. Les malheureux ont toutefois été rapidement pris en charge et assistés par les quelque 2000 bénévoles, dont une imposante équipe médicale, qui se trouvaient sur le terrain.

Arrivé deuxième au Marathon de Montréal en 2011, le vainqueur de l'épreuve de Québec, Thomas Omwenga, a en dépit de sa grande résistance à la chaleur, lui aussi souffert de l'humidité ambiante, mais surtout d'une élongation à la jambe gauche qui l'a embêté à partir de la mi-course.

«Jusque-là, les choses allaient très bien pour moi. J'étais en voie de terminer sous les 2h16, mais ma jambe a commencé à me faire souffrir et j'ai ralenti le rythme. L'important pour moi, c'était de finir et de gagner, ce que je suis quand même parvenu à faire. Alors je suis très content», a indiqué le héros du jour.

Du début jusqu'à la fin, Omwenga n'aura jamais été inquiété, complétant le parcours de 42,2 km près de 10 minutes devant ses plus proches poursuivants, le Britannique Huw Lobb et le Québécois Johann-Alexander Salazar, qui ont réalisé des chronos respectifs de 2:37:37,2 et de 2:39,45,0.

Pas de peloton de tête

L'absence d'un peloton de tête aura notamment compliqué la vie du marathonien, qui a eu de la difficulté à tempérer sa course. «La chaleur était pénible, le parcours était difficile avec ses nombreuses pentes et l'absence de coureurs d'élite compliquait encore davantage les choses. C'était un peu comme courir en solitaire. C'est mentalement beaucoup plus difficile», a indiqué le Kényan résidant à Winnipeg.

Troisième à franchir l'arrivée, le Colombien d'origine Johann-Alexander Salazar, de Québec, n'en était pas à sa première participation au Marathon des Deux Rives. Arrivé sixième au demi-marathon de 2011, il avait été le premier Québécois à compléter l'épreuve avec un temps de 1:14:10,8. Dimanche, il a amélioré de quelques secondes son chrono du marathon de 2010 (2:40:21,3), qui lui avait valu une deuxième position sur la distance.

«Même si je suis habitué à la chaleur, ç'a été extrêmement difficile pour moi. Surtout les 10 derniers kilomètres. Mais je suis chanceux parce que j'ai un coach qui m'avait bien préparé à faire face à ça. Aujourd'hui, ça s'est super bien passé. J'ai bien aimé le parcours. C'est un parcours qui donne l'opportunité de pousser la machine un petit peu», a affirmé Salazar, qui n'a véritablement commencé à souffrir qu'à cinq kilomètres de la fin.

Chez les femmes, Anne Jelagat Kibor (Winnipeg, Manitoba), en 2:53:40,5, Maryse Nault (Victoriaville, Québec), en 2:57:13,7, et Katrina Gravel (Peabody, États-Unis), en 3:01:08,0, ont constitué le podium.

Mère Nature dicte encore sa loi

Alors que les scènes de coureurs terminant le marathon sur des fauteuils roulants se multipliaient au fil d'arrivée, les organisateurs et bénévoles du Marathon des Deux Rives souffraient eux aussi de la puissance de Galarneau, dimanche. Mais rien de neuf sous le soleil pour l'événement, qui a plus souvent qu'à son tour été victime des soubresauts de Mère Nature, au cours des dernières années.

«Depuis quatre ans, à l'exception de 2009, où on avait une température fraîche, on n'a pas été chanceux. Le marathon de 2008 avait été très chaud, celui de 2010 a été très chaud, et celui de 2011 a été le sommet, avec Irène. Je ne connais pas beaucoup de directeurs dans le monde qui ont dû annuler un marathon à 24 heures d'avis à cause d'une tempête tropicale en Amérique du Nord!» a lancé à la blague Denis Therrien, dimanche.

Dans ces circonstances, le président de Courir à Québec ne s'étonne pas qu'un Kényan ait remporté l'épreuve du 42,2 km, dimanche. «Dans n'importe quelle condition, il ne faut pas s'étonner qu'un Kényan gagne la course! Et [Thomas Omwenga] était parti à un train d'enfer. Il est passé au demi-marathon sur 1h08, ce qui l'aurait mis, dans une température normale, à 2h16, ce qui est vraiment bon. Mais sa deuxième moitié a été hypothéquée par la chaleur», a indiqué Therrien.

Avec la participation de 11 000 coureurs et une affluence approximative de 35 000 personnes, le Marathon des Deux Rives a repris ses activités là où il les avait laissées, il y a deux ans.

«Les amateurs sont là, la réponse est excellente, la réputation de l'événement aussi. Et tout ça est possible grâce à une équipe extraordinaire. Aujourd'hui [dimanche], c'est dur pour les coureurs, mais c'est dur pour eux aussi, qui doivent être là jusqu'au dernier coureur.»

Même les moyens de pression des cols bleus de la Ville de Québec ne seront pas parvenus à entacher l'événement. «Au contraire, les gens de la Ville de Québec nous ont offert leur collaboration à tous les points de vue. On a dû faire quelques ajustements, mais malgré ça, tout s'est bien déroulé.»

Quant au personnel médical, même s'il a été extrêmement sollicité, il n'a pas eu à gérer de problèmes majeurs. «On ne rapporte rien d'important, seulement des étourdissements et des baisses de pression.»

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