De retour dans le giron du Canadien de Montréal, l'homme masqué nouvellement domicilié à Québec pourrait malgré tout être affecté par un arrêt de travail qu'il ne souhaite pas.
«J'ai signé un contrat à deux volets de la Ligue américaine et la LNH, alors je me prépare pour la prochaine saison. J'aimerais jouer en haut, c'est sûr, mais pour ça, je dois faire une bonne première impression et c'est le camp d'entraînement qui te le permet. Mais s'il n'y en a pas...», disait le gardien de 26 ans, samedi après-midi tout juste avant le dernier match de la journée du Boot Camp, une compétition réunissant plusieurs joueurs de la LNH au profit de la Fédération québécoise du cancer, qui se termine aujourd'hui au Complexe sportif multidisciplinaire de L'Ancienne-Lorette.
Pour lui, il s'agit d'un deuxième séjour dans l'organisation du Canadien, où il avait fait ses débuts après avoir épaté la galerie dans la Ligue East Coast, remportant tous les honneurs à sa position, et ce, au lendemain d'un stage junior couronné par la conquête de la Coupe Memorial avec les Remparts, en 2005-2006. Il n'a jamais eu la chance d'atteindre le sommet de la pyramide chez le Tricolore, ce qu'il a pu faire pendant deux matchs avec le Lightning de Tampa Bay.
Confiance
«Je suis de retour avec le Canadien parce que la nouvelle organisation m'inspire confiance. J'ai un travail à finir à Montréal, je n'ai pas joué de matchs avec le Canadien. Il s'agissait de l'option qui me donnait le plus de chance d'atteindre mon but», disait-il à propos de sa décision d'accepter l'offre du directeur général Marc Bergevin.
À Montréal, Desjardins est le troisième gardien derrière Carey Price et Peter Budaj, mais celui-ci n'a plus qu'une année de contrat en vigueur. On ne lui a pas fait de promesse, à part de lui suggérer de faire son travail.
«Même si un gardien a toujours quelque chose à prouver, je pense avoir fait mes preuves dans les ligues mineures. Je dois améliorer ma constance et je suis confiant que le groupe d'entraîneurs avec le Canadien pourra m'aider à m'améliorer encore.»
Pas de contrôle
Encore faudra-t-il qu'il puisse leur montrer de quel bois il se chauffe. «Malheureusement, on n'a pas vraiment de contrôle sur ce qui va arriver. J'aimerais que ça se règle et que tout le monde soit satisfait par l'entente», indiquait celui qui est, en compagnie de sa femme, à l'origine du Boot Camp, qui regroupe des joueurs comme Patrice Bergeron (Boston), Jason Pominville (Buffalo), Maxime Talbot (Philadelphie), David Desharnais (Montréal), Steve Bernier (New Jersey), Derek Brassard (Columbus) et plusieurs autres.
Desjardins est désormais installé à Québec et n'a pas oublié sa saison avec les Remparts à l'âge de 20 ans. Selon lui, sa venue dans la capitale a été un tremplin pour la suite de sa carrière.
«On y était traité comme des pros, ça nous préparait à l'autre étape. Mon passage chez les Remparts a fait de moi un meilleur gardien et une meilleure personne. Et jouer pour Patrick [Roy], ça aide. Il te pousse à te dépasser, mais il te supporte. Moi, il me laissait faire mes affaires, et même quand ça allait mal, il a toujours gardé confiance en moi.»