«Je suis vraiment heureux d'avoir réalisé cette nouvelle marque, a indiqué Boisvert. C'est une belle manière de mettre fin à ma saison sur route. Moi, je suis un coureur de piste. En faisant de la route pendant la période estivale, je peux me maintenir en forme tout en donnant de la visibilité à mes commanditaires. Et aujourd'hui [dimanche], les conditions étaient parfaites. Même si c'était un peu humide, il ne faisait pas trop chaud. On ne pouvait pas demander mieux.»
Courant avec le peloton de tête qui avait entrepris le 10 km à un rythme effréné, Boisvert a décidé de s'échapper au cinquième kilomètre lorsque le groupe a quelque peu ralenti. Il n'a jamais été inquiété par la suite. Le gagnant a indiqué qu'il aurait sûrement pu réaliser un meilleur chrono s'il n'avait pas fait la moitié de son 10 km seul en avant. Il a indiqué que s'il avait été concurrencé, il aurait eu suffisamment d'énergie afin d'augmenter son rythme et sa vitesse.
«J'ai su dès le départ qu'Emmanuel serait très rapide», a indiqué Yohann Alexander Salazar, qui a terminé deuxième, à une minute du vainqueur et 20 secondes devant Alexis Lavoie-Gilbert. «C'est pour cette raison que je l'ai laissé partir avec les autres gars qui étaient avec lui dans le peloton. Leur cadence était trop élevée. J'ai préféré courir à mon rythme, et à la fin, cela a donné de bons résultats.»
C'est au sixième kilomètre que Salazar a doublé les coureurs qui composaient le peloton. Même si par la suite il a vu le meneur au loin, il n'a jamais tenté de le rejoindre. «Je l'ai laissé aller. J'aimais mieux garder mon rythme et m'assurer de terminer deuxième que d'accélérer et risquer de manquer d'énergie pour conserver une cadence me permettant de demeurer en avant de mes poursuivants.»
Rien à moitié
Comme Boisvert chez les hommes, Karine Lefebvre n'a pas fait les choses à moitié lors de la Galipote, septième épreuve du Circuit des 10 km. Son chrono de 37:05 minutes lui a permis de devancer au fil d'arrivée Lucie Gonthier et Valérie St-Martin et de mettre son nom dans le livre des records de l'épreuve.
«Je suis très contente de mon temps», a indiqué Karine, qui signait une troisième victoire en carrière à la Galipote. «Surtout que je l'ai réalisé sur un parcours de deux boucles où il y avait un virage plus ou moins en épingle qui nous demandait de casser légèrement notre rythme et que mon entraînement n'avait pas été exagéré ou spécifique.»
La gagnante a tenu à rendre hommage à un compétiteur masculin dont elle n'avait pas retenu le nom, avec lequel elle avait couru et qui lui avait permis de garder sa cadence. Et elle n'a pas caché qu'au dernier kilomètre, elle avait commencé à manquer d'énergie. «Il était temps que ça finisse. Je ne pense pas que j'aurais pu faire plus que 10 kilomètres.»