«C'est une bonne journée pour les Remparts et les Sabres», commentait Normand Poisson, le dépisteur québécois du club de la LNH à la suite de cette double mise sous contrat. À sa dernière saison dans la LHJMQ, Roy a terminé au quatrième rang des marqueurs avec 92 points. Il a reçu le trophée Guy-Carbonneau remis au meilleur attaquant défensif du circuit.
«Aujourd'hui [mercredi], c'est une journée spéciale et je la savoure. J'obtiens ce que je voulais, mais ce n'est qu'un début et la suite m'appartient. Je ne veux pas aller dans la East Coast, je vise un poste dans la Ligue américaine», confiait Roy, joint sur le terrain de golf où il a placé une balle sur le vert entre deux phrases.
«Ça, c'est sûr, mon homme», ajoutait-il lorsqu'on lui demandait s'il parviendrait à atteindre la LNH un jour. «J'ai passé une semaine chez les Sabres, je suis tombé dans une organisation extraordinaire. Je vais arriver au camp prêt, mentalement et physiquement. Je sais quel genre de joueur je suis et je vais leur prouver que je suis capable. Mon père m'a montré une façon de jouer, c'est de travailler d'arrache-pied dans les deux sens de la patinoire», ajoutait-il.
Si le recruteur basé dans la région de Québec disait n'avoir «rien inventé» avec Grigorenko, il se réjouissait de l'embauche de Roy, à qui on a aussi consenti une invitation au camp de la LNH. «Freddo, c'est un travailleur acharné. Il a connu une très bonne saison comme 20 ans. Il s'agit d'un petit gars compétitif qui possède une bonne tête de hockey. Il n'a pas toujours reçu le crédit qu'il méritait. Il est capable de jouer avec de bons joueurs et il a eu une influence positive sur Grigorenko. Pour nous, c'est un pari intéressant, un risque calculé et j'ai confiance en lui», expliquait Poisson à propos de l'ex-numéro 88 des Diables rouges.
Bien sûr, les liens familiaux peuvent également avoir convaincu les Sabres de miser sur l'attaquant de 5'10". «Il a des traits de caractère du père dans le nez», notait-il de façon positive en référence à Patrick Roy.