Simon Gagné: la coupe Stanley avec une masse au cou

Simon Gagné avec la coupe Stanley... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Simon Gagné avec la coupe Stanley

Le Soleil, Patrice Laroche

<p>Kathleen Lavoie</p>

Kathleen Lavoie
Le Soleil

(Québec) Pendant que ses coéquipiers célébraient encore la Coupe Stanley remportée une semaine plus tôt, l'attaquant des Kings de Los Angeles, Simon Gagné, se trouvait sur la table d'opération le 18 juin, pour une intervention visant à enlever une masse de la taille d'une «balle de tennis» qui s'était formée dans son cou. La procédure pourrait être la réponse à tous les maux ressentis par le numéro 12 au cours des dernières saisons.

Depuis trois ans, Simon Gagné vivait avec cette masse au cou, que ni les médecins des Flyers ni ceux du Lightning n'avaient osé toucher. Ironiquement, c'est une autre blessure subie dans la même région le 26 décembre qui a forcé les meilleurs spécialistes de Los Angeles à investiguer davantage.

«Comme j'avais déjà été blessé, ils avaient décidé de ne pas prendre de chances, de traiter ma blessure comme une commotion cérébrale et de faire des tests. Après cinq mois, ils ont réalisé que c'était opérable, avec une chance de guérison à 100 %, et qu'il n'y aurait plus de problèmes par la suite. Ça fait déjà trois semaines et je me sens vraiment bien. Je suis content de l'avoir fait. Au bout de ça, on a une Coupe Stanley avec ça, alors c'est numéro un!» s'est enthousiasmé l'ailier gauche de 32 ans, qui profitait de sa journée avec le précieux trophée, vendredi.

La masse dont Gagné a été débarrassé est une accumulation de tissus qui se serait formée à la suite de coups. C'est elle qui, vraisemblablement, était la cause de ses douleurs chroniques, longtemps attribuées aux commotions. La batterie de tests passés a en outre permis de découvrir qu'elle était en fait une «capsule» qui pouvait être enlevée sans danger. Depuis l'opération, la vie du hockeyeur a littéralement changé.

«Pendant deux ans, j'avais beaucoup de problèmes. Je prenais beaucoup de médicaments pour m'aider à enlever cette douleur-là et être confortable. Je me réveillais le matin, c'était douloureux et j'étais raide. C'était comme si j'avais un torticolis à tous les jours. [...] La première année, c'était pas si pire, mais quand ça fait deux ou trois ans, 365 jours par année, que tu te réveilles avec de la douleur, ça devient fatigant», a-t-il admis.

Tournure inespérée

Pendant un instant, il avait même cru sa carrière terminée. Elle aura, au contraire, pris une tournure inespérée!

«Quand c'est arrivé, les docteurs m'ont dit que c'était une autre commotion. Là, tu penses que tu es fini. Mais après deux semaines, je trouvais que ça ne ressemblait pas à ça. [...] À Tampa, je m'étais blessé au cou et ça ressemblait plus à ça. Je me suis dit que ce n'était pas si pire et j'ai continué à m'entraîner. Je savais qu'il n'y avait peut-être pas de danger et les docteurs m'ont confirmé le tout par la suite.»

L'attaquant des Kings a finalement pu revenir au jeu à temps pour disputer quatre matchs de la finale contre les Devils et ainsi remplir les conditions pour que son nom figure sur la coupe Stanley, qu'il a d'ailleurs failli échapper le soir de la victoire sur la glace du Staples Center. «On va mettre ça sur la faute du cou!» a rigolé Gagné, vendredi.

L'ancienne vedette des Remparts espère maintenant que l'intervention lui permettra de jouer un peu plus longtemps. «Je ne veux rien garantir, mais de régler ce problème-là, ça va peut-être m'aider à prolonger un petit peu ma carrière...»

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