Brassard rentre à la maison

Fils du journaliste du Droit Marc Brassard, François... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Fils du journaliste du Droit Marc Brassard, François n'a pas hérité son calme légendaire du voisin.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

<p>Kathleen Lavoie</p>

Kathleen Lavoie
Le Soleil

(Pittsburgh) Réputé pour son calme olympien, le gardien de but des Remparts, François Brassard, aura été testé de la pire manière qui soit samedi, ayant dû attendre la sixième ronde (166e au total), avant d'être choisi par les Sénateurs d'Ottawa. Heureusement, le portier pouvait compter sur l'expérience de l'année précédente, où il lui avait dû patienter six rondes avant de devenir un Diable rouge!

«Ça préparait un peu d'avoir attendu aussi longtemps l'année passée, dans la ligue junior. Mais dans la ligue nationale, c'est un autre step. Ça rend encore plus nerveux quand on arrive en sixième ronde, parce que ça arrête à sept. Tu te demandes un peu ce qui va se passer... Mais c'est un feeling incroyable d'avoir été repêché par mon équipe locale», a indiqué le Gatinois de 18 ans.

Confiant de se retrouver chez des Sénateurs visiblement intéressés, Brassard a néanmoins trouvé le temps long, dans les estrades. Quand son nom a finalement retenti dans l'enceinte du Consol Energy Centre, la pression est tombée d'un coup.

«Je pense que j'ai recommencé à respirer ! C'était très excitant ! Et j'étais fier de voir mon nom sur le chandail. J'étais sous le choc.»

Fils du journaliste du Droit Marc Brassard, François n'a pas hérité son calme légendaire du voisin. Mais l'émotion a submergé l'ensemble du clan lors de l'annonce!

«Mon père a sauté de joie. C'est la première fois qu'on le voit avec un grand sourire comme ça ! On voyait ses dents à travers sa moustache !» a lancé le fils, en riant.

Quant à ce dernier, il ne trouvait pour sa part plus les mots pour exprimer sa joie. «Te faire repêcher dans ta ville d'origine, c'est quelque chose. Faire le saut dans la Ligue nationale, c'est quelque chose de plus, mais avec une l'équipe que tu allais souvent voir quand tu étais jeune, c'est indescriptible.»

Chez lui

Un habitué du Coffre-fort, Brassard a l'impression de rentrer à la maison, avec cette sélection. «La Place Banque Scotia, j'y allais souvent quand j'étais plus petit. J'aimais l'ambiance qu'il y avait là. On y est retournés [avec les Remparts], cette année. C'est une place incroyable pour jouer au hockey. Ottawa, c'est une ville de hockey», a affirmé le gardien, qui rejoint son partenaire d'entraînement estival, Jean-Gabriel Pageau, dans l'organisation.

Deuxième gardien choisi par les Sénateurs au cours de l'encan, le cerbère a admis avoir été déstabilisé par la sélection du gardien des Hitmen de Calgary Chris Driedger, en milieu de 3e ronde.

«Quand j'ai vu qu'ils le repêchaient, je me suis demandé un peu. [...] Mais en six ou septième rondes, c'est possible que les équipes ramassent deux gardiens, alors tu ne t'en fais pas trop avec ça. De toute façon, ça va se passer au camp d'entraînement. [...] C'est celui qui va être le meilleur sur la glace qui va avoir sa chance. En même temps, je serai prêt pour ça.»

Une motivation supplémentaire pour celui qui estime avoir encore tout à prouver, à l'aube de sa deuxième saison junior.

«L'année prochaine, ça va être une grosse saison pour moi. Je vais jouer beaucoup de matchs, mais c'est surtout les séries éliminatoires qui vont être le défi. Je veux prouver que je suis un compétiteur et que je suis capable de gagner», a indiqué le 31 qui, à sa saison recrue, a affiché une moyenne de buts alloués de 2,80 et un pourcentage d'efficacité de ,905.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer