Coyotes: l'entente entre Glendale et Jamison pourra être contestée par référendum

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L'Institut Goldwater et la Ville de Glendale étaient en Cour supérieure, mardi. Le groupe de défense des droits des contribuables tentait de faire invalider l'entente de 325 millions $ intervenue entre Glendale, domicile des Coyotes, et leur futur acheteur, Greg Jamison.

Stéphanie Martin

Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) La Cour supérieure a invalidé une partie de l'entente entre la Ville de Glendale et le potentiel acheteur des Coyotes de Phoenix, ouvrant ainsi la porte à une contestation par référendum. Déjà, des citoyens sont en quête des appuis nécessaires.

L'Institut Goldwater et la Ville de Glendale étaient en Cour supérieure, hier, devant le juge Dean Fink. Le groupe de défense des droits des contribuables tentait de faire invalider l'entente de 325 millions $ intervenue entre Glendale, domicile des Coyotes, et leur futur acheteur, Greg Jamison. Goldwater prétend que l'entente est illégale parce que la Ville ne s'était pas pliée à une ordonnance de la Cour l'obligeant à rendre publics tous les documents nécessaires avant le vote.

L'institut allègue aussi que Glendale a violé sa propre charte en soumettant au vote une entente sans que la gestion de l'amphithéâtre ait été soumise à un processus d'appels d'offres en bonne et due forme. Finalement, il soutenait que la municipalité n'avait pas la légitimité de voter cette entente en mesure d'urgence.

Il a fallu environ deux heures au juge Fink pour entendre les deux parties : l'avocate de Goldwater, Carrie-Ann Sitren, et celui de la Ville, Gary Birnbaum, ont tous deux exposé leurs arguments. Il a entre autres entendu Me Birnbaum admettre que Glendale craignait beaucoup les délais qui pourraient entraver le processus de vente. «Cela pourrait en fait coûter à la Ville de Glendale une équipe de hockey professionnel. Nous pourrions perdre les Coyotes si le vote est invalidé», a-t-il plaidé.

La procureure Sitren a quant à elle insisté sur le fait que les citoyens ont été limités dans leur droit de se prononcer dans cette affaire, car ils ont été informés à tort que la mesure était adoptée d'urgence. «Le public aurait dû savoir qu'il a la possibilité de réclamer un référendum.»

Le magistrat a donc choisi d'invalider la portion de l'entente qui traite de la «clause d'urgence». Il a ensuite appelé l'Institut et la Ville à s'entendre sur la façon de réécrire cette section de l'entente afin de rendre clair le fait qu'elle n'a pas été passée sous une mesure d'urgence. Les deux parties doivent soumettre la version corrigée demain matin. «Je rendrai une décision [sur la totalité de l'entente] bientôt», a avisé le juge.

En quête de signatures

Entretemps, Joe Cobb, un des citoyens représenté par Goldwater, a déjà annoncé qu'il se mettait en quête de signatures pour obliger la tenue d'un référendum. Selon la journaliste Lisa Halverstadt, attitrée au dossier des Coyotes au Arizona Republic, les opposants doivent recueillir 1862 signatures parmi les résidants de Glendale. Ils ont 30 jours à partir du moment du vote. Celui-ci s'est déroulé le 8 juin. Glendale disposera ensuite de 20 jours ouvrables pour réviser la liste de signatures, une procédure qui sera aussi effectuée par le comté de Maricopa à l'intérieur de 15 jours. Finalement, retour à la Ville qui aura 72 heures pour enclencher les procédures de référendum.

Cet énième revirement de situation survient à moins de 10 jours de l'expiration de l'entente entre Glendale et la Ligue nationale de hockey (LNH), propriétaire de l'équipe. Cette entente prenait fin cinq jours après le dernier match de la saison des Coyotes, c'est-à-dire le 27 mai. La Ville a demandé une prolongation et la LNH a accordé 30 jours supplémentaires.

L'entente est nécessaire à la conclusion de la vente des Coyotes. La semaine dernière, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, avait laissé entendre que l'incertitude sur la conclusion d'un pacte avec la Ville plaçait la Ligue dans une position «très difficile». Il avait admis que «nous n'avons pas envisagé ce qui arrive si on ne peut pas conclure une nouvelle entente».

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