Un creux de vague pour la Transat Québec-Saint-Malo

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Deux voiliers québécois inscrits en Class40 à la... (Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Deux voiliers québécois inscrits en Class40 à la Transat Québec-Saint-Malo ont été soumis lundi à un test «de retournement» au bassin Louise dans le port de Québec afin d'assurer leur sécurité en haute mer et leur conformité aux normes de la course. Le Bleu d'Éric Tabardel a réussi l'examen et sera de la compétition.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) Si la Transat Québec-Saint-Malo demeure un événement d'envergure internationale, les voiliers qui y participent ont diminué en taille et en prestige au fil des années. En raison notamment de la crise économique, les fameuses «Formules 1 de la mer» ont cédé leur place à des embarcations plus modestes.

La plupart des voiliers qui lèveront l'ancre le 22 juillet prochain dans le port de Québec font partie de la catégorie Class40; ils mesurent 40 pieds et sont dotés d'une seule coque. En 2008, ils étaient également majoritaires, mais la Transat comptait davantage de 50 pieds multicoques que cette année, alors qu'en 2004, les voiliers multicoques de 60 pieds se bousculaient au départ de la course.

Selon le directeur de la Transat, Jean-Claude Maltais, l'industrie connaît des cycles et celle-ci serait présentement dans un creux de vague. La crise économique qui sévit en Europe a notamment mis un frein aux investissements des commanditaires, moins enclins à financer des expéditions outre-Atlantique et à débloquer des budgets pour acheter et entretenir des voiliers à la fine pointe de la technologie.

Les trimarans ORMA mesurant 60 pieds, dont les mérites ont surtout été vantés en 2004, alors qu'on les surnommait les «Formules 1 de la mer», n'ont pas fait long feu, explique M. Maltais. Nombre d'entre eux ont brisé lors de la Route du Rhum de 2006. «Ils étaient très performants, mais peu robustes», explique le directeur.

Le président de Voile internationale Québec, Sylvain Gagné, explique que depuis cet échec, une nouvelle catégorie de voiliers s'est développée, les Class40. Alors que les embarcations plus imposantes peuvent coûter jusqu'à 3 millions$, la facture de ces derniers est moins salée, ce qui les rend plus accessibles.

Conflit d'horaire

La participation moins importante de voiliers de plus grande taille à la Transat s'explique également par un conflit d'horaire, selon Sylvain Gagné. Les monocoques IMOCA, qui mesurent aussi 60 pieds, participent à la course autour du monde, le Vendée Globe, qui a lieu peu de temps après la traversée qui relie Québec à Saint-Malo. «C'est extrêmement exigeant. Beaucoup ne veulent pas prendre le risque de briser leur bateau ou de fatiguer leur skipper», explique M. Gagné.

Malgré des inscriptions tardives - la période a été prolongée d'un mois -, les organisateurs se disent néanmoins fiers de la participation à la Transat. Cette année, 24 voiliers quitteront Québec, dont celui de Georges Leblanc. Celui-ci, de la classe VOLVO, est d'ailleurs le plus imposant de la course puisqu'il mesure 65 pieds.

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