Descente Royale: triplé pour David Savard-Gagnon

Le petit Benjamin était bien heureux de retrouver... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le petit Benjamin était bien heureux de retrouver sa maman Karine Lefebvre, après sa victoire à la Descente Royale. Quant à David Savard-Gagnon, vainqueur chez les hommes, il partira bientôt courir en Europe.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) À l'approche de son départ pour la France, David Savard-Gagnon a réussi son tour du chapeau de la Descente Royale, dimanche matin, en remportant cette course à pied de 10 km pour la troisième fois de suite. Dans quelques semaines, les pelotons européens feront la connaissance de ce professeur d'éducation physique de Baie-Saint-Paul, coureur émérite à ses heures.

«J'ai toujours voulu courir à un haut niveau. Je n'irai jamais aux Jeux olympiques, mais je veux aller au bout de ma passion», disait-il après avoir croisé le fil d'arrivée sur le terrain du Juvénat Notre-Dame, à Saint-Romuald.

Le sportif de 30 ans s'offre une année sabbatique de l'enseignement pour s'établir en France, où il devrait s'inscrire à plusieurs courses, dont le 10 km des Pays-Bas, le Marathon de Francfort et une épreuve à étapes dans le désert de la Tunisie.

«J'ai tout vendu et je pars le 3 juillet. À 30 ans, c'était le temps ou jamais de faire ça», expliquait celui qui en était à une seconde victoire d'affilée après son succès au 10 km de Sainte-Marie, la semaine dernière.

Dimanche, le coureur de fond qui prendra le départ d'une dernière course (L'Islet) avant de s'envoler a ramené un chrono de 32 minutes 25,1 secondes pour devancer Alexandre Rocard et Alexis Lavoie-Gilbert.

«Je savais que je me devais d'oublier les 31:26 de l'an passé, parce que le parcours de Lévis est moins rapide que celui de Beauport. Et avec la chaleur qu'il faisait, c'était important de ne pas dépasser son seuil d'effort parce qu'on ne pouvait pas récupérer», indiquait celui qui souhaite le retour de l'événement sur son lieu habituel «parce que c'est une course que tout le monde attend toute l'année».

En raison de la grève des heures supplémentaires du Service des employés manuels de la Ville de Québec, la direction de Courir à Québec ne pouvait pas tenir la Descente Royale dans son parcours original par absence de signalisation.

«Le parcours est merveilleux, ici [à Lévis], mais j'aimerais bien qu'on puisse retourner à Beauport dans l'avenir. Il s'agit d'une place où les coureurs peuvent réduire leur temps, ça donne un petit boost à leur saison et leur entraînement», soutenait Karine Lefebvre, qui a vite repris son rôle de maman après sa victoire en 37:30,7 devant Johanne Normand (Lévis) et Lynda Desmeules (Shipshaw).

La dame de Lac-Beauport a repris l'entraînement après avoir donné naissance à une fillette (trois ans) et un bambin (un an). «J'étais un peu fatiguée de la compétition et mes deux grossesses m'ont fait beaucoup de bien, ça m'a forcée à prendre un temps d'arrêt obligé. Maintenant, je sens que la forme revient vite, je n'ai pas eu à souffrir. Je me sens bien en course, il s'agit d'un moment de liberté que je m'accorde», disait-elle avec Benjamin dans les bras.

Pour ce qui est de la décision de célébrer le 30e anniversaire de la Descente Royale à Beauport, en 2013, le président Denis Therrien se donnait encore du lest. «Au plus tard, début décembre. On verra si le conflit est réglé ou si on pourra nous accommoder. Une chose est sûre, on ne fera pas le tour du monde. Après Beauport en 2011 et Lévis en 2012, on n'ira pas à Tombouctou en 2013...»

Patrick Dion (Québec) et Mélanie Boily (Saint-Georges) ont gagné le 5 km, tandis que Christophe Bélanger (Québec) et Ann-Frédérique Pineault (Québec) ont remporté le 2 km des jeunes.

Un commanditaire en moins

Un record de participation (2100 inscriptions), une majorité féminine (54 %) au départ, un tour de force d'organisation, la Descente Royale aurait pu prendre la mauvaise sortie sur la route de son déplacement vers Lévis. Mais non, la 29e présentation de cette course a été couronnée de succès, bien qu'un partenaire - la caisse populaire de Beauport - ait débarqué de l'aventure à la dernière minute parce que l'événement n'avait pas lieu dans son secteur.

«Voir un commanditaire de cette ampleur te laisser tomber, c'est ordinaire, surtout qu'on n'était pas responsable du problème et que le commanditaire avait eu de la visibilité depuis plusieurs mois. Je ne suis pas sûr qu'on soit bien content de cette décision à la Fédération» des caisses populaires, indiquait le président de Courir à Québec, Denis Therrien, qui retrouvait vite le sourire quand un coureur passait à ses côtés en lui disant merci. Il se réjouissait aussi de voir que l'information sur le déplacement de l'épreuve d'une rive à l'autre avait fait le tour rapidement, une douzaine de personnes (sur près de 2000) ne l'ayant pas su avant d'en être avisées personnellement.

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