L'ancien gardien de but a finalement parlé de sa rencontre avec le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, mardi midi, en marge de l'ouverture des assises annuelles de la LHJMQ, qui se déroulent jusqu'à samedi dans la capitale. Une discussion qui a eu lieu en Floride, où Roy a passé plus d'un mois après l'élimination de son équipe.
«Si j'ai accepté de faire partie du processus, c'est que j'avais un certain intérêt. J'avais été très touché par les sondages à mon endroit, c'était venu me chercher. L'objectif était d'abord de mieux se connaître, de partager notre vision du hockey. J'ai apprécié la démarche et j'en retire beaucoup de positif. Je respecte sa décision de nommer Michel Therrien, à qui je souhaite bonne chance, mais je suis très heureux de continuer avec les Remparts», confiait Roy dans une conférence de presse tenue tout juste après le repêchage d'expansion du Phoenix de Sherbrooke.
Roy, qui avait dit au directeur général du Canadien de ne pas se sentir obligé de le rencontrer, savait qu'à la fin de l'exercice, un seul homme serait l'élu. Il n'a pas cherché à connaître les raisons ayant motivé Bergevin à ne pas lui offrir un contrat. L'entraîneur-chef des Remparts a cependant profité de l'occasion pour clarifier une fausse image que certains se font de lui.
«Le point qui m'agace le plus, c'est que l'on pense que je suis un one man show. Je tenais à faire savoir à Marc que je n'en étais pas un, que j'adorais travailler en équipe. Et en aucun temps n'ai-je eu des exigences élevées, comme le droit de veto sur le repêchage, etc.», expliquait-il, vêtu de son chandail des Remparts.
Pas un de ses rêves
Le 33 ne s'était toutefois pas encore fait à l'idée de quitter son club junior, même si la possibilité de retourner dans la LNH était bien réelle. «Je n'ai pas eu à le faire parce que les discussions ne se sont pas rendues assez loin pour ça», répondait le Diable rouge en chef, qui n'a pas caché sa fierté d'avoir été considéré pour ce poste, bien que l'idée de devenir l'entraîneur-chef du Canadien n'ait jamais fait partie de ses rêves.
«Le mien, c'était de jouer dans la Ligue nationale. Je ne me dis pas : "Ouais, c'est plate, j'ai pas eu le job." Au contraire, jamais je n'aurais cru pouvoir vivre cela parce qu'au départ, le job d'entraîneur-chef n'était qu'une aventure. Mais peut-être qu'un jour, la LNH, c'est quelque chose que j'aimerais essayer.»
Il pourra donc se concentrer sur sa mission de bâtir la meilleure équipe possible pour les amateurs de hockey junior de Québec. Du moins, jusqu'à la prochaine rumeur. Ces derniers mois, le bruit courait qu'il avait vendu sa nouvelle maison à l'orée du quartier Dix30.
«Laquelle?» blaguait-il à propos des quelques résidences qu'il avait supposément achetées à Montréal... «Je ne dis pas que je ne les écoute pas [les rumeurs], mais quand tu as la chance de faire partie des candidats pour diriger le Canadien, c'est quand même flatteur.»